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L'AMIRAL FOURICHON

ce qu'il sait parfaitement. C'est plaisir d'écouter ces hommes spéciaux qui ont passé beaucoup d’années à bord des vaisseaux, qui savent parfaitement le fort et le faible des marines française et anglaise, et J'ai eu des satisfactions infinies à constater que nous sommes en mesure de lutter contre des forces doubles en nombre. Quand le maître le voudra, l’escadre de l'Océan, commandée par un amiral comme M. Fourichon, luttera contre la grande escadre anglaise, vers la Hogue où ailleurs, mais il faudra une autre escadre dans la Méditerranée pour tenir tête à celle de Malte. Les Anglais seront forcés d'en avoir une dans la Baltique pour surveiller Cronstadt, car il faut que la Russie soit notre alliée, et on souhaite qu'il en soit ainsi. Avec la Russie bien unie à nous, on pourra chasser les Anglais de l'Inde.

15 août 1850.

Hier, rentrée des vainqueurs à Paris. J'avais une bonne place sur les estrades de la place Vendôme. J'y

. suis arrivé à huit heures et demie; l'empereur a paru à

nos regards à dix heures et demie et je n'ai levé le siège que quand tout a été fini, c’est-à-dire à deux heures. Je n'ai pas perdu un bataillon n1 une goutte d’eau, j'ai été plein d'enthousiasme et baigné de pluie, mais rien n'a pu m'eniever à ce grand.et sublime spectacle. Je n’ai jamais vu pareille chose et je ne crois pas que l’on puisse en rencontrer facilement de semblable. L'empereur à été très bien reçu, il a parfaitement tenu sa place, et 1l faut qu'il ait une grande dose de raison et de fermeté si une ovation comme celle-là ne lui donne pas un peu d’orgueil. Quatre-vingt mille hommes des meilleures troupes de l’Europe, un peuple qui l’applaudit et a confiance en lui; en vérité, je ne

sais rien de plus enivrant. Pour moi, je me sens ému à

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