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432 JOURNAL DU D' P. MÉNIÈRE

l'aspect de ces hommes qui ont tant souffert et qui sont prêts à recommencer.

10 septembre 1850.

L'autre jour, à propos de noms ridicules, qui sont si désagréables à porter, on nous racontait ceci. Un monsieur, rédacteur de grands Journaux, se présente dans une maison; on lui dit : «Qui annoncerai-Je? — Cucheval. — Plaît-il, monsieur? Quel nom dois-je dire ? — Cucheval !» Le domestique réfléchit, entrouvre la porte du salon, regarde, et dit presque à l'oreille du monsieur : «Pardon, monsieur, il y a des dames!» — Ce M. Cucheval-Clarigny est un écrivain distingué de la presse politique. On ne dit pas qu’il ait demandé à changer d'étiquette. — On m'a assuré que l’amiral Lanusse n'avait jamais pu trouver à se marier.

20 septembre 1850.

Pendant mon séjour à Genève, on parlait beaucoup des personnages qui s'y trouvaient alors : le prince et la princesse Napoléon, le roi de Bavière, et même aussi, je pense, le roi des Belges Léopold, qui n’y a fait qu’un bref séjour, en allant à Saint-Sauveur et à Biarritz. Vous ne savez peut-être pas que nos voisins de Belgique ont eu la pensée de relever les fortihications d'Anvers. C’est une velléité guerrière inspirée sans doute par l’Angleterre et l'Allemagne. Mais voyant cela, le gouvernement français à annoncé l'intention où 1l était de réclamer une dette de soixante millions due depuis très longtemps à propos de la prise par les Français de cette même forteresse occupée par la Hollande. Il y a eu un échange de protocoles assez vifs, et le roi Léopold a dû venir donner des explications

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