‹ Journal du maréchal de Castellane, 1804-1862 (volume 3)Chapitre 177 sur 231 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

Distractions de M. de Nesselrode. — Le baron Pasquier est créé duc. — Sur la manie de prendre des titres. — Changement dans l'habillement des troupes. — La considération du soldat consiste dans son habit. — Voyage à Paris en 1845. — Visite au Roi. — Débuts do mon fils à la Chambre des députés. — Je m'occupe toujours de Port-Vendres. — Anecdote sur le duc Decazes et le congrès d'agriculture. — Le chancelier Pasquier. — JMlle Rachel chez Mme de Castellane. — Le prince de Montfort à Paris. — Nominations ridicules dans la Légion d'honneur.

— Mariage du duc d'Audiffret-Pasquier. — Affaire scandaleuse de M. Victor Hugo. — Je reviens en Roussillon, les mains pleines. — Voyage aux Eaux-Bonnes. — L'assassinat du duc d'Enghien , d'après M. Thiers. — Opinion du chef de bataillon Canrobert sur la manière de faire la guerre en Afrique. — Le général Lamoriclère et le maréchal Bugeaud. — Expédition à Madagascar. — Arrivée d'Ibrahim-Pacha à Perpignan. — Le docteur Lallemand et Soliman-Pacha. — Séjour d'Ibrahim aux eaux du Vei'uet. — La « campagne de Russie » en Afrique. — Ibrahim- Pacha arrive à l'improviste à mon bal costumé du 5 février 1846. — Le duc d'Aumale est envoyé en Afi'ique. — Ibrahim-Pacha passe en revue la garnison de Perpignan. — Voyage à Paris, en avril 1846. — Je vois le Roi et la duchesse d'Orléans. — Attentat de Lecomte sur la personne du Roi. — Arrivée d'Ibrahim-Pacha à Paris. — Bal de l'Hùtel de ville.

— Visites d'Ibrahim au duc de Mortemart, à Mme de Castellane, etc. — Son départ, le 3 juin 1846. — Procès et jugement de Lecomte à la Chambre des pairs. — Je proteste, seul, coiitreles paroles du prince de la Moskowa, à propos du jugement de son père.

14 décembre. — M. de Nesselrode, ministre des affaires étrangères en Russie, est fort distrait. L'empereur Nicolas et le roi Louis-Philippe sont fort fraîchement ensemble, et l'empereur de Russie s'attache à être personnellement désagréable au roi des Français. A un dîner officiel diplomatique à Saint-Pétersbourg, M. de Nesselrode, préoccupé d'une affaire avec la France, au lieu de porter je ne sais quel toast, se lève et dit : « A la santé du roi Louis-Philippe. » L'assemblée stupéfaite boit à la santé. M. de Nesselrode ne s'est aperçu de sa méprise

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