CHAPITRE XII
Je suis nommé colonel des housards de la garde. — Diner d'adieu. — Je me sépare à regret du 5« de housards. — Le général de Vence me remet, le 8 septembre 1822, à Melun, le conimandement des housaiù; de la garde. — Mes débuts dans ce corps. — Mon régiment vient à Paris ic 30 octobre pour y prendre le service. — Service de la garde nationale aux Tuileries. — Mes principes sur les rapports entre les officiers et les bourgeois. — Retour du vicomte de Montmorency du congrès de Vérone. — Il est créé duc. — Mariage de M. Paul de Noailles avec Mlle Alicia de Mortemart. — Mauvaise chère du duc Mathieu de Montmorency. — Une réception de femmes, le lundi, aux Tuileries. — Uniforme des housards de la garde. — Guerre inévitable entre la France et l'Espagne. — On tire au sort les régiments de la garde pour l'armée; je ne suis pas favorisé. — Déclaration du guerre à l'Espagne. — Esprit de l'armée. — Mauvais état du matériel, etc. — Voyage du duc de Bellune, ministre de la guerre, à Bayonne. — Ses démêlés avec le lieutenant général Digeon. — Je donne un bal le 14 avril 1823. — Les mots d'ordre du Roi se rapportent toujours à Mme du Cayla. — Anecdote sur les fauteuils de la salle du Trône. — Portrait de Mme la duchesse de Berry. — M. de Mesnard. — Fête à Saint-Ouen chez Mme du Cayla. — Sa faveur ne fait qu'augmenter. — Sosthène de La Rociiefoucauld. — Détails sur la guerre d'Espagne. — Nomination do M. de Damas comme ministre de la guerre. — Détails sur le Roi et Mme du Cayla. — Fin de la campagne d'Espagne. — Retour des troupes.
17 août. — Une lettre adressée par M. le maréchal de Bellune à Mme de Gastellane m'apprend ma nomination au commandement des housards de la garde par ordonnance du 14 août 1822. Louis XVIII a rempli mon nom de sa main dans l'ordonnance, — il ne le fait jamais. — ajoutant : t Pour celui-là, on ne criera pas; il Ta hien mérité. »
Le marquis de Gastries était un de mes concurrents les plus redoutables, non comme militaire, mais en qualité de neveu et gendre des ducs de Fitz-James et de Maillé. M. le duc d'Angoulême, voyant tant de gens sur les rangs, n'a pas voulu demander pour personne, tout en disant qu'il serait