‹ Journal du maréchal de Castellane, 1804-1862Chapitre 97 sur 196 · Le général Oudinot est à Nangis · texte numérisé non relu

Le général Oudinot est à Nangis

15. — Le général Sébastiani a pris le commandement du corps du duc de Tarente, blessé d'une chute de cheval; les alliés occupent Soissons, Saint-Quentin, Gap. Les Anglais ont une flotte en vue de Toulon.

16. — Le grand quartier général administratif est à Charcnton.

Par décret du 7 janvier, l'Empereur a réduit les appointements des militaires d'un cinquième; à Versailles, ceux des officiers et la solde de la troupe de la première quinzaine de février n'ont point été payés, faute de fonds chez le payeur.

18. — L'Empereur bat l'ennemi à Montereau avec les corps du duc de Bellune, Gérard, sa garde et les gardes nationaux aux ordres du général Pajol ; il prend trois mille Bavarois ou

Wurtembergeois du corps du général de Wrède. Le colonel Tiburce Sébastian!, du 29* léger, a été blessé d'une balle au genou: le duc de Reggio s'est porté sur Provins. Cinq cents Cosaques ont attaqué Orléans.

Le prince des Asturies Ferdinand est parti, sans conditions, de Valençay pour la Catalogne. Le quartier général du maréchal Suchet était à Girone, le 2 février.

20. — Le duc de Raguse est à la Ferté-sous-Jouarre, avec six mille hommes, observant les routes de Château-Thierry et de Montmirail.

L'empereur de Russie, le roi de Prusse, l'empereur d'Autriche ont passé plusieurs jours à Pont-sur-Seine.

Le quartier général de TEmpereur est à Nogent-sur-Seine. Le maréchal duc de Reggio est à Romilly.

21. — Il y a eu un combat, le 14, du côté de Rayonne. Les Anglais menacent le Réarn.

22. — L'Empereur s'est porté de Nogent sur la route de Troyes.

23. — Rulletin assez triste dans lequel Sa Majesté annonce que les puissances font faire à nos courriers des détours qui entravent les négociations.

24. — L'Empereur entre à Troyes; il destitue M. Caffarelli, préfet de l'Aube, pour avoir évacué le territoire de son département avant son occupation par l'ennemi, et pour n'y être pas venu assez vite après sa rentrée.

26. — Je vais à Paris, prendre les ordres du ministre de la guerre, sollicitant avec instance de rejoindre l'armée avec les hommes disponibles au dépôt. Il nous reste en tout cent vingt gardes aux escadrons de guerre. L'Empereur leur a accordé quatorze croix. Le ministre de la guerre me traite fort bien, me remercie de ma démarche et me promet des ordres.

28. — Les alliés occupent de nouveau la Ferté-sous-Jouarre, après un combat assez vif.

Un émigré, M. Couault. a été condamné à mort et exécuté à Troyes pour avoir porté la croix de Saint-Louis, il avait pactisé avec l'ennemi; l'Empereur avait accordé sa grâce,

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