COMPOSITION DU DÉTACHEMENT
M. de Léry, lieutenant, commandant, M. de Langy, lieutenant.
MM. de L’Espervanche,
de Rimbaut Gros-Chesne,
Montigny,
Cournoyer,
La Chaussée, Officiers Chevalier de Bleury, des troupes détachées Rimbaut de Saint-Blin, de la marine,
Surville de Richerville,
Mouette de Louvigny,
Richerville,
Villebon de Jourdy,
La Morandière,
Florimond,
Sacquespée,
Charly, faisant fonction de major,
Trevette de L'Espervanche, faisant fonction de garcon major,
Troupes de terre... 51 hommes avec des sergents. Troupes de la anarine... 27 “ Milices ......,.... doses 302 Canadiens volontaires. 9 “ SAUVAYES sonores vune 128
Le 24 janvier, assemblée du détachement à Lachine, où M. le marquis de Vaudreuil se rendit pour le passer en revue,
Le 25, séjour,
Le 26, on se met en marche avec des traînes d’éclisse, et l’on a fait trois lieues pour venir à la Pointe-Claire.
Le 27, aux coteanx des Cèdres,
Le 28, séjour.
Le 29, séjour pour parler aux Iroquois du Sault,
Le 30 et le 31, délibération sur les mauvais chemins ; envie de s’en revenir ; ordre de M. le marquis de Vaudreuil de tout surmonter.
Le 1° mars, campé à la rivière aux Baudets,
Le 2, à la Pointe-Maline.
Le 3, aux Mille-Roches, où l’on a trouvé les bateaux chargés de vivres qu’il a fallu traîner sur les glaces.
Le 4, vis-à-vis l’Ile-au-Chat, à la terre du nord,
Le 5, au Rapide-Plat.
Le 6, vis-à-vis le fort de la Présentation.
Le 7, on s'est servi des bateaux pour traverser à la Présentation.
Le 8, le 9, le 10, séjour pour tenir conseil avec les sauvages, leur faire festin, leur faire la revue du détachement et distribuer des vivres.
Le 11, campé à une lieue et demie au-dessus du fort,
Le 12, une lieue et demie plus loin le long de la rivière de Chouégasty.
Le 13, séjour et conseil avec les sauvages sur l’arrivée d’un Onontagué, soupçonné d’être espion, et pour envoyer reprendre des vivres, les Canadiens ayant mangé la plus grande partie des leurs.
Le 14, marche de trois lieues ; les sauvages de la Présentation veulent s'en retourner, parce qu’ils ont appris l'incendie de leurs cabanes; il faut tenir conseil et leur donner des louanges pour essuyer leur larmes,
Le 15, séjour à cause du mauvais temps.
Le 16, marche de six lieues ; l’on campe sur le bord d’une petite rivière après avoir côtoyé un petit lac.
Le 17, marche de cinq lieues, et chasse au chevreuil pour donner des vivres à la troupe,
Le 18, marche de cinq lieues; on campe sur le bord de la rivière de Chouégasty qu'on ne côtoyoit plus
depuis trois jours. L'Onontagué soupçonné d’être espion s'enfuit, on le ramène, et on lui fait promettre avec deux branches de porcelaine de ne plus s'enfuir.
Le 19, séjour.
Le 20, marche de trois lieues pour revenir à la rivière des Ecorces,
Le 21, marche de six lieues.
Le 22, séjour pour tenir conseil avec les sauvages.
Le 23, les sauvages veulent séjourner; on ne peut partir que l'après-midi et on fait quatre lieues,
Le 24, marche de six lieues ; quelques soldats et Canadiens manquent de vivres, on tue deux chevaux
qu'on distribue.
Le 25, rencontre de dix Onéyouts qui indiquent la marche du convoi.
Le 26, marche de quatre lieues.
Le 27, on se saisit des chariots qui procurent des vivres dont on manquoit, et dont on fait la distribution de suite, On marche au fort de Bull, où les ennemis pouvoient avoir cent hommes. Les sauvages refusent d'y marcher; les soldats francois abattent les palissades, enfoncent la porte à coup de hache, malgré le feu de la mousqueterie et les grenades que l’on jette. Le peu de précaution ordinaire des Canadiens est cause que le feu prend à la poudrière et consomme toutes les provisions ; la garnison est passée au fil de l'épée, hors trois ou quatre prisonniers, Nous avons perdu trois hommes tués et sept blessés.
Le 28, le détachement va camper à cinq lieues du fort pour s’en retourner.
Le 29, marche de quatre lieues.
Le 30, marche de six lieues.
Le 31, marche de huit lieues.
Le 1° avril, marche de trois lieues.
Le 2, arche de sept lieues.
Le 3, le détachement arriva à la baie de Niaouré, sans y trouver de bateaux, manquant de vivres, et incertain du parti que le désespoir pourroit leur faire prendre. Comme ils étoient dans cette triste extrémité, M. de la Saussaye arriva avec les bateaux, sur lesquels on distribua les vivres ; on embarqua les malades, et M, de Montigny marche par terre avec une partie de la troupe,
Le 4, le détachement part et va camper à l’Ile-aux- Chevreuils.
Le 5, séjour.
Le 6, à la Présentation.
Le 7, séjour.
Le 8, campé à l'extrémité du lac Saint-François.
Le 9, à Montréal.
JOURNAL
DU