‹ Journal du marquis de Montcalm durant ses campagnes en Canada de 1756 à 1759 [microforme]Chapitre 37 sur 52 · ÉTAT DES OFFICIERS TUÉS ET BLESSÉS AU COMBAT DU 8 JUILLET · texte numérisé non relu

ÉTAT DES OFFICIERS TUÉS ET BLESSÉS AU COMBAT DU 8 JUILLET

Le sieur de Bourlamaque, colonel, blessé dangereusement, Le sieur ne Bougainville, aide maréchal des logis, blessé légèrement.

La Reine : MM. Daudin, lieutenant, tué, MM. D'Hébécourt, capitaine, Blessés. Lecomte, capitaine,

Massias, lieutenant, Filoid, lieutenant,

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MM. le chevalier de Moran, capitaine.

La Sarre : tués... Du Mesnil, aide-major, Champredon, capitaine.

MM. de Beauclair, capitaine, Blessés, s , Fourmet, lieutenant,

Royal-Roussillon : M. Ducoin, capitaine, tué.

MM. de Fréville, capitaine, Lagon: tu. | chevalier de Parfourru, lieutenant.

MM. De Basserode, Marillac, capitaines.

Blessés. Douglas, Blanchard, De Courcy, M. le chevalier d’Arenne, sous-lieutenant de génie, un bras coupé.

MM. de Patris, capitaine, tué, Guyenne sel de Saint - Vincent, capitaine,

| lieutenants.

mort de sa blessure.

MM. La Bretèche, capitaine,

Blessés… ii de Restauran, lieutenant,

Pymeric, sous-lieutenant de génie,

Châteauneuf, capitaine, mort de sa blessure.

Berry : tués...

MM. Carlan, aide-major,

De lieutenant en se.

é de la Bresme, capitaine, Bts.

MM. Pons, lieutenant, Douay, lieutenant,

MM. de Malartic, aide-major, Blessés.… de Montgay, capitaine, Roux, capitaine. te MM. de Nigon, lieutenant, Ê 1 F de Langy-Montégron, enseigne. FLE

Béarn : tués. |

Colonie : blessés.

voir quelques berges angloises à l'entrée du lac Champlain, ordre au sieur de Carlan, lieutenant au régiment tt de Languedoc, d'aller avec un bateau du sieur Jacquot et quelques autres, s'établir quelques jours en croisière 4 $ 4 | devant la rivière à la Loutre, et de faire quelques

découvertes dans cette rivière.

Le 11 juillet 1758. — Camp pris par toute l’armée entre le retranchement et le fort, le front de bandière ACTE suivant la disposition et le pied des hauteurs. Les deux bataillons de Berry campés sur la hauteur même de dE Carillon entre le fort et l'Hôpital. Arrivée de M. de Ni fe Rigaud avec plusieurs officiers de la colonie, beaucoup à FRET de Canadiens et de sauvages. . Compliments de leur rie part sur la victoire, plus forcés que sincères. ji j lt

Le 12 juillet 1758, — Conseil tenu pour réunir et lier ensemble les sauvages des différentes nations, [ro- pr quois, Abénaquis, Hurons, Outaouais, etc, ils sont i consternés de ne s'être pas trouvés à l'affaire. Beaucoup HE de butin manqué, et l’occasion d'acquérir une grande tt renommée, en levant une quantité prodigieuse de chevelures. Il y auroit eu de quoi en tapisser toutes les pi

Sur la nouvelle que les Canadiens avoient vu ou cru 4 l

cabanes de leurs villages. Ce sont là leurs trophées, leurs obélisques, leurs arcs de triomphe, les monuments qui attestent aux autres nations et consignent à la postérité la valeur, les exploits des guerriers et la gloire de la cabane. Les sauvages disent hautement que c’est le marquis de Vaudreuil qui les a retenus, et, quelles qu'uient pu en être les raisons, il est cause qu'ils sont arrivés trop tard ; ils eu ont beaucoup d'humeur.

L'usage est, en Amérique, que les troupes qui ont eu un avantage en chantent elles-mêmes le Te Deum, et j'approuve cet usage. Clovis se fit baptiser et remercia Dieu de sa victoire, à la tête de ses troupes, sur le champ de bataille de Tolbiac.

L'armée a pris les armes aujourd’hui et a chanté le Te Deum. Jamais victoire n’a été plus spécialement due au doigt marqué de la Providence,

Le 13 juillet 1758. — Vols et pilleries faits par les Abénaquis surtout, Île toutes les nations sauvages, l’abénaquise est celle dont les jeunes gens ont le moins de soumission aux vieillards et aux chefs, soit du conseil, soit de guerre. Conseil tenu avec les chefs pour leur reprocher ces désordres. Grande difficulté, impossihilité presque de les arrêter; les interprètes en sont souvent la cause,

Grand vice, dans la constitution de ces pays, que ce ne soient pas des officiers, c’est-à-dire des gens qui en aient les sentiments avec le nom, qui servent d’interprètes. C'étoit ainsi autrefois; maintenant cette fonction qui doune le plus grand crédit sur les sauvages est abondonnée à des âmes viles, mercenaires, cruelles, qui ne sont occupées qu’à entretenir leur crédit auprès des sauvages

dont ils tirent un grand profit, en se prêtant à tous leurs vices, et même en leur fournissant les occasions de se satisfaire.

Etrange situation de l'officier françois! Il lui est défendu de se préserver des rapines sauvages par les voies de fait qui seules les arrêteroient, Les sauvages le savent et en abusent, prennent toutes leurs provisions ; il faut le voir ne rien dire et se réduire au lard et à l’eau.

Suite du conseil pour régler les détachements et découvertes. Travaux recommencés. Les premiers sont de perfectionner le retranchement et de faire les batteries de la droite et de la gauche,

Arrivée de la colonie en foule,’ Le ban, l’arrière-ban, tout vient. Départ de vingt-trois Abénaquis pour aller faire coup.

Lettre du marquis de Vaudreuil; suite des dépêches captieuses, piège tendu, maladroitement à la vérité, car on est averti et sur ses gardes,

Ononthio dit : “ Cette victoire, il faut en profiter, Je ‘“ vous envoie toutes les forces. Occasion presque sûre “ de faire quitter aux ennemis leur position au fond du “ Jac Saint-Sacrement, d'enrichir la colonie de leur artil- “ lerie, berges, munitions de guerre et de bouche, etc...”

Quels moyens donne Ononthio pour chasser de leur position douze à quatorze mille hommes qui sy retranchent et qui ont pour deux ou trois mois de munitions de toutes espèces ? Une arinée sans doute supérieure en nombre, bien munie de vivres, d'artillerie, de moyens de faire des portages, en état de tenir longtemps la campagne.

Non: ni vivres, ni moyens de faire de portage.

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