‹ Journal du marquis de Montcalm durant ses campagnes en Canada de 1756 à 1759 [microforme]Chapitre 5 sur 52 · DÉTACHEMENTS DANS LES FORTS · texte numérisé non relu

DÉTACHEMENTS DANS LES FORTS

M. de Lusignan commandant à Carillon et au fort Saint-Frédéric ; cent cinquante hommes de la Reine, Roval-Roussillon et Languedoc à Carillon avec cent hommes des troupes de la marine,

Cent hommes des troupes de la marine à Saint- Frédéric aux ordres de M. de Gaspé, capitaine.

Quarante hommes des mêmes troupes de M. de Sacquespée, le sieur Wolff, officier réformé des troupes francoises,

Quarante hommes des mêmes troupes de la marine aux ordres de M. de Lorimier, capitaine de ces troupes.

Le sieur Carpentier, officier réformé des troupes françoises,

Cent hommes des troupes de la marine à Frontenac aux ordres de M. de la Valtrie,

Dix hommes au fort de Toronto aux ordres de M. de Noyelles.

Cent cinquante hommes de la Sarre, Guyenne et Béarn et cent hommes des troupes de la marine à Niagara aux ordres de M. Ponchot, capitaine au régiment de Béarn.

MM. de Joncaire et de La Moraudière, en: ignes des troupes de la marine, commandants au fort du Petit-Portage de Niagara.

M. de Portneuf a été relever M. de Benois à la Presqu'ile.

M. Des Ligneris, capitaine, a été relever M. Dumas et commander à la Belle-Rivière et au fort Duquesne.

M. Dumuys reste toujours commandant au Détroit,

Le poste avancé de M. de Saint-Martin au camp de Carillon a été replié le 30,

Le 31, les troupes de la colonie destinées à Québec, ainsi que les miliciens de ce gouvernement, sont parties.

M. de Bourlamaque avec le régiment de Guyenne est parti le premier; le régiment de Guyenne a con-

tinué sa route pour Québec et M. de Bourlamaque est venu à Montréal.

La Reine est parti le 2.

Le 3 novembre, départ des soldats de la colonie destinés à passer l’hiver aux Trois-Rivières avec les miliciens de ce gouvernement,

Le 3, le régiment de Béarn a décampé pour aller camper au fort Saint-Frédéric.

Le même jour 3, le camp du portage a été replié entièrement, et M. le chevalier de Lévis a ordonné qu'il seroit fait de temps en temps des patrouilles par M. de Poulhariez avec les compagnies de grenadiers,

Il a resté cent hommes du régiment de Béarn au camp de Carillon qui ont été chargés de fermer avec des palissades, depuis le fort jusqu’à la rivière, la boulangerie, les fours, la briqueterie, les forges, etc. Ces cent hommes aux ordres de M. d'Aubrespy, capitaine au régiment de Béarn, ayant fini ce travail le 6 au soir avec une diligence incroyable, sont partis le 7 pour rejoindre leur régiment campé au fort Saint-Frédéric.

Du 5 novembre 1756.—- Les troupes de la colonie destinées à être à Montréal, ies miliciens de ce gouvernement sont partis de Carillon avec M. de Sabrevoix, leur commandant, en sorte qu'il n’y restoit plus avec M. le chevalier de Lévis que les bataillons de Royal- Roussillon et de Languedoc, quatre-vingts Canadiens pour conduire les bateaux et quelques sauvages,

Le même jour le régiment de la Sarre a quitté le camp de la Prairie, et sont entrés le même jour dans leur; quartiers (sic).

Du 7 novembre 1756. — Uu détachement que M, le

chevalier de Lévis avoit envoyé avec M. de Langy, le seul officier de la colonie qu’il ait retenu auprès de lui, est rentré ayant été visiter la rivière au Chicot et le fond de la baie, où il n’a trouvé personne, la neige l'a empêché de suivre son instruction d'aller suivre les hauteurs qui avoisinent le fort George.

Le 6, M. de Bougainville est allé à Québec, portant mes dernières dépêches pour la France, les derniers bâtiments marchands ainsi que la frégate L’Abénaquise devant partir le 12, cette frégate construite à Québec est commandée par le sieur Pelegrin, capitaine en second du port de Québec.

J'ai laissé à Saint-Jean un détachement de vingtcinq charpentiers du Roi, occupé à construire une goélette de quatre-vingts tonneaux, qui portera du canon et servira pour nos convois et transports de vivres.

M. de Lantagnac, ancien lieutenant de Roi de Montréal, étant mort, il a été enterré avec les honneurs accoutumés dans la colonie, et on lui a tiré du canon, ce qui n’eût pas été fait en Europe. Nul officier de terre n’a été à cet enterrement, n'ayant pas été invités, M. le marquis de Vaudreuil m’ayant quelques jours après fait inviter par le major de la place, ainsi que les officiers des troupes de terre, pour assister à un service, nul n’y a manqué,

Le 8, conseil de guerre tenu par M. le marquis de Vaudreuil, MM. d’Aiïllebout, lieutenant de Roi de Montréal, Noyan, lieutenant de Roi des Trois-Rivières, Duplessis-Fabert, major de Montréal.

Contrecœur et Vassan, capitaines, Varin, commissaire de la marine,

Coetlogon, major du Détroit, faisant fonction de procureur du Roi, pour juger en exécution des ordres du Roi les nommés Robert Stobo, Jacob Van Braam, tous deux capitaines des troupes angloises donnés en otages pour l'exécution de la capitulation accordée par le sieur de Villiers, capitaine. des troupes de la colonie, le 3 juin 1754, À la garnison du fort de Nécessité. Robert Stobo a été condamné unanimement à avoir la tête tranchée, et Jacob Van Braam a été absous; conformément aux ordres du Roi, il a été sursis à l'exécution de la sentence que l’on a envoyée à la cour avec la procédure par les derniers bâtiments.

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