‹ Journal du siège d'Orléans, 1428-1429, augmenté de plusieurs documents notament des Comptes de Ville 1429-1431, publiéChapitre 31 sur 125 · CE F · texte numérisé non relu

CE F

Angloys y avoyent faiz pour les fortiffier. Et y eut mout merveilleux assault, durant lequel y furent faitz plusicurs beaux faiz d'armes, tant en -

“ assaillant que en deffendant, parce que NE .

y estoient grant nombre fort combalans, et garnis :"" habondanment de toutes choses deffensables. Et. [7 aussi le monstrèrent ilz bien, car nonobstant que... - : les Franchois les eschelassent par divers lieux

: «moult espessement, et assaillissent de fronc, au on

plus hault de leurs fortiflicacions de telle vail- . lance ct hardiesse, qu ‘il sembloit à leur hardi maintien que ilz cuidassent estre immortelz : si. - les reboutèrent ilz par maintes fois et tresbus-. chèrent de hault en bas, tant par canons et autre. . traict, comme aux haclics, lances, guisarmes,

mailletz de plomb, et mesmes à leurs propres

. imains, : tellement qu'ilz tuèrent que blecèrent

. ‘plusieurs Françoys. Et entre les autres y fut: -

| blecée la Pucelle -et frappée d'un traict entre

| l'espaule et la gorge, si avant qu'il passoit oultre : dont ious les assaillans furent mout dolens et courrouchez, et par expécial le bastart d'Orléans, et autres cappitaines qui vindrent devers elle, et Juy dirent qu'il valloit mieulx laisser l'assault jusques au lendemain; mais elle les reconforta par moult belles et hardies parolles, les exortans d'entretenir leur hardiesse. Lesquelz ne la voudans croire délaissèrent l'assault, et se tirèrent arrière, voulans faire rapporter leur artillerie jusques au lendemain. Dont elle. fut trés doulente, et leur dist : « En nom de Dieu vous entrerez

« bien brief dedans, n'ayez doubte, et n'auront

« les Angloys plus de force sur vous. Pour quoy .:« repousez vous ung peu, beuvez et mengez. » ‘277 Ce qu'ilz firent, car à merveilles lui obéissoyent. . Et quant ilz eurent beu, elle leur dist : « Retour- + « nez de par Dieu à l'assault de rechef, car sans 1... nulle faulte les Anglois n'auront plus de force + de eulx deffendre, et seront prinses leurs Tour-: ne … nelles et leurs boulevars. » | ‘7 Et ce dit, laissa son estandart, et s'en ala sur: ‘son cheval à ung lieu destourné faire oraison - ‘à Nostre Seigneur, et dist à ung gentilhomme : : estans là près: « Donnez vous garde, quant la. .e queue de mon estandart sera ou touchera #7" contre le boulevert. » Lequel luy dist ung peu : …. aprez : « Jehanne, la queue y touche! » Et lors elle luy respondit: < Tout..est vostre, et ve ."% entrez ! » Laquelle parolle fut toust ‘après "" : : | congneue prophécie, car quant les vaillans chefz . et gens d'armes estans demourez dedans Orléans : virent que on vouloit assaillir de rechef, aucuns ::: d'eulx saillirent hors de la cité par dessus le : . | :. pont. Et parce que plusieurs arches estoyent . rompues, ilz menèrent ung charpentier, et por- .. ‘tèrent goutières et eschelles, dont ïilz firent planches. Et voyans qu'elles n'éstoient assez :. “longues pour porter sur les deux boutz d'une des =. | ‘arches rompues, ilz joingnirent une petite pièche : : :de boys à l’une des plus grans goutières, et “° firent tant qu'elle tint. Sur laquelle passa pre- 7 mier tout armé ung très vaillant chevalier de-

l'ordre de Rodes, dit de Sainct Jehan de Jhéru-

‘salem, appelé frère Nicole de Giresme (4),età

son exemple plusieurs autres aussi : qu'on dit

‘ [depuis] avoir esté plus miracle de Nostre Seigneur

+. autre chose, obstant que la goutière estoit “merveilleusement longue et estroicte, et haute en : .

l'air, sans avoir aucun appuy.

Lesquelz passez oultre se boutèrent avecques

::Jeurs autres compaignons en l'assault qui dura

peu deppuis; car si toust que ilz eurent recom-

.mancé, les Angloys perdirent toute force de povoir plus résister, et s'en cuidèrent entrer du

‘-: boulevart dedans les Tournelles : combien que peu: : -d'eulx se peurent sauver, car quatre ou cincq cens :

= :"’combatans qu'ilz estoient furent tous tuez ou

-' noyez, exceptez aucun peu qu'on retint prison-. ni :-auiers, et non pas grans seigneurs, obstant que

-Glacidas, qui estoit cappitaine et mout renommé: : . en faiz d'armes, le seigneur de Moulins (2), le

- seigneur de Pommins, le bailli de Mente (3), et |

plusieurs autres chevaliers banneretz et nobles . d'Angleterre, furent noyez, parce que en eulx

cuidans sauver le pont fondit soubz eulx : qui.

| fut grant esbahissement de la force des Angloys, :

et grant dommaige des vaillans Françoys, qui pour

: Jeur rencon eussent peu avoir grant finance. .

(1) Nicole de Giresmes, chevalier, commandeur de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem.

(2) Le seigneur de Moulins, Guillaume de Molins; le:sei-

gneur de Pommins, Richart Ponyngs.

(3) Le bailli de Mantes était Thomas Giffart.

= Re —

Toutesfois firent ilz grant joye, et louërent Nostre Seigneur de celle belle victoire qu'il leur avoit. donnée ; et bien le debvoient faire, car on dit que

....celluy assault, qui dura depuis le matin jusques

Es soleil couchant, fut tant grandement assailly . ; -et deffendu, que ce fut ung des plus beaulx faiz | d'armes qui eust esté faict long temps par avant. . “Et aussy fut miracle de Nostre Seigneur, faict à: : ‘la requeste de sainct Aignan et sainct Evurtre, * L jadis éÿ2sques et patrons d'Orléans, comme assez. “en fut apparence, selon la commune oppinion, et . | : mesmes par les personnes qui cellui jour furent.

| de | : amenez dedans la ville; l’ung desquelz certiffia que

à luy et à tous les autres Angloys des Tournelles: et boulevars sembloit, quant on les assailloit, -

. qu'ilz véoyent tant de peuple que merveilles, et . : que tout le monde estoit là assamblé. Pour quey . 77 "tout lé clergé ét peuple d'Orléans chantérent=""

“: moult dévotement Te Deum laudamus, et firent.

sonner toutes les cloches de la cité, remercians

” très humblement Nostre Seigneur et les deux. i + .‘"saincts confesseurs pour celle glorieuse consola-

--cion divine ; et moult firent grant joye de toutes .

°:. parts, donnans merveilleuses louenges à leurs

: vaillans deffendeurs, et par expécial et sur tous.

à Jehanne la Pucelle. Laquelle demoura celle : nuyt, et les seigneurs, cappitaines et gens d'armes . avecques elle, sur les champs, tant pour garder

les Tournelles ainsi vaillanment conquestées,

: comme pour sçavoir se les Angloys du costé dé - Sainct Lorens sauldroyent point, voulans scourir.

ou venger leurs compaignons; mais ilz n'en avoient nul vouloir.

Aincois le lendemain matin, jour dimenche et septiesme jour de may, celluy mesme an mil quatre cens vingt neuf, désemparèrent leurs

bastilles, et si feirent les Angloys de Sainct Pouoir

et d’ailleurs, et levans leur siége se mirent en ba-

“taille. Pour quoy la Pucelle, lies mareschaulx de. :Saincte Sevère et de Rays, le seigneur de Graville,

| es baron de Coulonces, messire Florent d'Illiers, le. :-seigneurdeCorraze,leseigneur de Sainctes Trailles, | 3 La Hire, Alain Giron, Jamet du Tilloy, et plusieurs + - autres vaillans gens de guerre et cytoyens saillirent hors d'Orléans en grant puissance, et se mirent et rengèrent devant eulx en bataille ordonnée. Et | -en tel point furent très prez l'un de l'autre, l'es-. | passe d'une heure entière sans eulx toucher. Ce |

7 mai. |

En les Francoys souffrirent très envis;-obtempé- -.

“rans au vouloir de la Pucelle, qui leur commanda “ -et deffendit dès le commancement que, pour l'a- «mour et honneur du sainct dimenche, necomman- -chassent point la bataille n'assaillissent les -

© Angloys ; mais se les Angloys les assailloyent,

qu'ilz se deffendissent fort et hardiement, et qu'ilz | - n'eussent nulle paour, et qu'ilz seroient les “ maistres. L'eure passée, se mirent les Angloys à chemin, et s'en alèrent bien rengez et crdonnez ? dedans Meung sur Loire, et levèrent et laissèrent totalement le siége, qu'ilz avoient lenu devant ‘Orléans deppuis le douziesme jour d'octobre mil quatre cens vingt huyt jusques à cestui jour.

Toutesfoiz ne s'en alèrent ilz ne n'emportèrent sauvement toutes leurs bagues, car aucuns de la

garnison de la cité les poursuivirent et se RES :

pèrent sur la queue de leur armée par divers.

! assaulx, tellement qu'ilz gangnèrent sur eulx.

grosses bombardes et canons, arcs, arbalaistres et.

7 autre artillerie.

Et celluy mesme jour, avoit ung “augustin ”

n | É angloys confesseur du seigneur de Talbot, et qui pour luy gouvernoit ung sien prisonnier françoys :

. moult vaillant homme d'armes, nommé le Bourg: .

. de Bar, qui estoit enferré des piez ; et pareille- « “ ment le menoyt aprez les autres Angloys par dessoubz les bras, et tout le pas, obstant ce qu'il: :-

ne povoit aler autrement pour les fers. Lequel … = véant qu'ilz demouroient fort derrière, et con-. | gnoissant, comme subtil en faict de guerre, que

: ©’ les Angloys s'en aloïent sans retour, Strsgait par force celluy augustin à le porter sur ses

- espaulles jusques dedans Orléans, et ainsi

:.. eschappa sa rençon. Et si fut sceu par l'augustin… |

“= beacoup de la convenue des adversaires, car il.

estoit fort famillier de Talbot. | D'autre part rentrèrent à grant joye dedans.

. Orléans la Pucelle et les autres seigneurs et gens :

.d' armes, en la très grant exultacion de tout le

: clergé el peuple, qui tous ensemble rendirent - humbles graces à Nostre Seigneur, et louanges |

très méritées, pour les très grans secours et vic-

“toires qu'il leur avoit données et envoyées contre

… des Angloys, anciens ennemys de ce royaume. Et.

quant vint après midy, messire Florent d'Illiers print congié des seigneurs et cappitaines, et.

autres gens d'armes, et aussi des bourgoys de la ville, et avecques ses gens de guerre par luy là.

‘“amenez, s'en retourna dedans Chasteaudun, dont

pes estoit cappitaine, reportant grant pris, los el

- renommée des vaillans faiz d'armes par luy et.

‘ses gens faiz en la detfence ‘et secours d'Or-.

à Iéans.

se et avecques elle le seigneur de Rays, le

baron de Coulonces et plusieurs autres cheval- ‘liers, escuiers et gens de guerre, et s'en ala

‘:devers le roy luy porter les nouvelles de la noble .:-besongne, et aussi pour le faire mectre sur les : champs, afin d'estre couronné et sacré à Reins ainsi que Nostre Seigneur lui avoit commandé. - Mais avant print congié de ceulx d'Orléans, qui tous pleuroient de joye, et moult humblement la

remercioient et se offroient eulx et leurs biens à on

elle et à sa volenté. Dont elle les remercia très. benignement, et entreprint à faire son saint.

=. voyaige ; car elle avoit faict et accomply le pre-

mier, qui estoit lever le siége d'Orléans. Durant

lequel y furent faiz plusieurs beaux faiz d'armes, |. escarmouches, assaulx, et trouvez autres innume-

rables engins, nouvelletez et subtilitez de guerre, cet plus que longtemps par avant n'avoit esté faict. devant nulle autre cyté, ville ne chasteau de ce royaume, comme disoient toutes les gens en ce congnoïissans, tant Françoys comme Angloyss

Et le lendemain s'en partit ——— la

: 8 mai.

isust dls3s il

9 — ct qui avoient esté presens à les faire et trouvér. ' 9 mai. Celluy mesmes jour, et le lendemain aussi, 2: firent très belles et solempnelles processions les . gens d'église, seigneurs, cappitaines, gens d'armes. — É et bourgoys estans et demourans dedans Orléans,

et visitérent les églises par moult grant devocion. Et à la vérité, combien que les bourgôys ne

A . voulsissent, au commancement et devant. que le.

‘'siége fust assiz, souffrir entrer nulles gens . de guerre dedans la cilé, doubtans qu ilz ne les

.. ” voulsissent piller ou maistriser trop fort,

: toutesfois en lessèrent ilz aprez entrer tant qu TE

“ti y en vouloit venir, depuis qu ‘il congneurent

.:qu'ilz n’entendoyent qu'à leur deffence, et se -maintenoient ant vaillanment contre. leurs.

cs

Ni Le 5 pour deffendre la cité; et‘par ce les departoyent

-ennemys. EE Sy estoient avecqués eulz très. unis. ”

entre eulx, en leurs hostelz, êt les nourrissoyent | : “de telz biens que Dicu leur donnoit, aussi

‘familliérement : comme S'ilz eussent esté. “leurs | |: propres enfans. ; | —.

Peu de temps aprez, de baslart d Orléans, le. :mareschal de Saincte Sevère, le scigneur de:

" "E Li: : Saÿnctes Trailles,. et plusieurs autres chevaliers, re “escuicrs el gens de guerre, dont il y en avoit.

Graville, le seigneur de Courraze, Poton de

partie porlans guisarmes, là venuz de Bourges, : . ‘Tours, Angiers, Bloys, et autres bonnes : villes ne de ce royaume, se partirent d'Orléans; et alèrent

ns devant Jargueau, où ilz firent ‘plusieurs escar-

mouches, qui durèrent plus de trois heures, pour veoir s'ilz Ie pourroyent assicger. Lesquelz con-

-yneurent qu'ilz ny pourroycnl aincoires riens -gangnier, pour l’eaue qui esloil haulle, qui ren

-. plissoil les foussez. Et pour ce s'en relournèrent |

“1 -'sauvement;: mais les Angloys y furent forl

.-dommagez, car ung vaillant chevalier d'Angle-

feist tant la Pucelle qu'elle vint vers le roy.

Devant lequet, si toust qu'elle le vit, elle se age- | - “noulla moult doulcement, et en l'embrassant par = «des jambes luy dist : « Gentil dauphin, venez

‘71 terre, appelé messire Henry Biset, lors cappilaine: 1°. de celle ville, ÿ fut (hué, dont ilz fcirent grant . ‘dueil. | | | | .

: Lors que celles escarmousches se faisoient,

:« prendre vostre sacre à Reins. Je suis fort .

: “« aguillonnée que vous y allez, et ne faicles.

:« double, que en celle cité recevrez vosire digne : :.

‘« sacre. » A laquelle le roy feist moult. .

. Le chiere, et si firent tous cculx de la court,

:. 2 considérans l'onneste vie d'elle, et les grans faiz .. et merveilles d'armes faiz par sa conduicte. Pour

quoy toust aprez, manda le roy les seigneurs, | -chefz de guerre, cappitaines ‘et autres saiges de

‘sa court ; et tint plusieurs conseilz à Tours, pour

savoir qu'il estoit de faire touchant la requeste de :

“ha Pucelle, qui requéroit tant affectueusement et instomment qu'il s'en tirast à Reins, et qu'il y

‘ seroit sacré. Sur quoy furent diverses oppinions,

car les ungs conseilloyent qu'on alast avant en

___ Normendie, et les autres qu'on tendist ainçoys

prendre aucunes places principalles, estans sur la rivière de Loire. En fin le roy et trois ou quatre de ses plus privez s’estoient tirez à part, devisans entre eulx en grant secret, qu'il seroit bon, afin : d'estre plus seurs, de scavoir de la Pucelle ce que. “le voix lui disoit, et comment elle les asseuroit - ainsi fermement. Mais ilz doubtoient luy en: !: enquerir la vérilé, de paour qu'elle n'en fust mal. ‘ contante : : ce quelle congnut par grâce divine;

: pour. quoy elle vint devers eulx, et dist au roy :

Fe « En nom de Dieu, je sçay que vous pansez et

à « voulez dire de la voix que j'ay oye, touchant . « vostre sacre, et, je vous diray, je me suis mise

. « en oreson en ma manière acoustumée. Me com-". Le

« plaingnoye de ce. que on ne me vouloit ee :.: .« croire dé ce que.je disoye, et lors la Voix. Fr È « me dist : Fille, va, va, va, Je seray en ton.

RO SU ii in

aile aa face

.« äyde, va. Et quant ceste voix me vient, je suis. .« tant resjouye que merveilles. » Et en disant ces.

paroles levoit les yeulx vers le ciel, en mons- in

- trant signe de grant exultacion.

Ces choses ainsi Ôyes, fut de rechef le roy bien,

: = joyeulx, et par ce conclud qu'il la croiroit, et

qu'il yroit à Reins ; mais toutesfoiz feroit avant. ‘prendre aucunes places eslans sur Loire ; et pen-

-.dant -le temps qu on mectroit à les prendre,

‘assambleroit grant puissance des princes et sei-. “gneurs, gens de guerre et autres à luy obéissans. .

‘Pour quoy il fist son lieutenant général Jehan, . À

‘duc d' Alençon, nouvellement délivré d'Angleterre, où il avoit esté prisonnier depuis la bataille de :

Vernueil jusques alors qu'il en estoit sailly, baillant partie de sa rançon, et pleiges et ostages Les le demourant, lesquelz il acquitta depuis en brief; et pour ce faire vendit partie de sa terre,

. tendant en recouvrer d'autre en aydant et secou- : rant le roy son souverain seigneur, qui pour ce - faire lui bailla grant nombre de gens d'armes et. “artilleric, luy commandant expressément qü il :usast et feist enlièrement par lé conseil d'elle. Et. ‘il le feist ainsi, comme cellui qui. moult prenoit . de plaisir à la veoir en sa compaignie ; et si

faisoient les gens d'armes, et aussi ceulx du

peuple, la tenans tous et réputans estre sans LE | de Nostre Seigneur ; ; et sy estoit elle. Par quoy le’ : duc d'Alençon et elle et leurs gens d'armes * prindrent congé du roy êt se mirent sur les. :. champs, tenans belle ordonnance. Et feirent tant : que en tel estat entrérent peu de temps aprez.

ï Lee Orléans, où ilz furent receuz à très grant | : : joye de tous les citoyens, et. sur tous les autres la:

1 Pucelle, de laquelle veoir ne se povoyentisaoulèr. | à . ;

: Après que le duc d'Alençon, Ja Pücelle, le” conte de Vendosme, le bastart d'Orféans, le

| “mareschal de Saincte Sevèré, La Hire; messire

Florent d’Illiers, Jamet. de Tilloy, et ung vaillant gentilhoinme dès lors bien ‘renommé, appellé : Thudual: de Carmoisen (1), dit le Bourgoys, de la nation de Bretaigne, avecques plusieurs autres

(1) Tudual de Kermoisan péri en 4450 au siège de Cherbourg. | |

| - gens de guerre (1), eurent ung peu esté dedans 41 juin. Orléans, ilz s'en partirent le samcdy unzicsme

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jour de juing, faisans lous cuviron huict nil + combalans, lant à cheval comme à piel, dont; se

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