I. La Ville
a. Pantagrugl, livre If, chap. 16.
1 2 INTRODUCtiON.
des faulxbourgs^ », expression bien vague, il faut en convenir.
Le nombre des maisons est plus facile à déterminer approximativement. Corrozet nous dit en effet qu'un relevé fait en 1 649 par les quartiniers permit de « cognoistre à peu près le chiffre d'icelles, qu'on a estimé jusqu'à dix mille, ou environ, non comprins les faulxbourgs, etc *. » Quatre ans après, comme la Ville cherchait les fonds nécessaires pour restaurer les fortifications, le prévôt proposa « de cottiser les maisons, lesquelles, à raison de cent sols chacune, sur le pied de douze mille en la ville et les faubourgs, feroient soixante mille livres^. » Il ressort de ces deux témoignages qui se confirment et se complètent l'un par Tautre, qu'il y avait environ dix mille maisons dans l'intérieur de l'enceinte, et deux mille dans les faubourgs.
Ces maisons, en général fort élevées, bordaient des rues mal alignées, étroites, tortueuses, sans air et sans soleil, encombrées de gravois, de boues, d'ordures et d'eaux stagnantes qui faisaient des voies les plus fréquentées des cloaques
1. G. Corrozet, la Fleur des antiquité^ de la noble et triomphante ville et cité de Paris, publiée par le bibliophile Jacob, p. loi . Paris, Willem, 1874, pet. in-8.