‹ Journal du siège de Paris en 1590Chapitre 17 sur 115 · Félibien, Histoire de Paris, t. V, preuves, p · texte numérisé non relu

Félibien, Histoire de Paris, t. V, preuves, p

OU des fondrières. Montaigne écrivait alors : « Le principal soing que j'aye à me loger, c'est de fuir Pair puant et pesant. Ces belles villes, Venise et Paris, altèrent la faveur que je leur porte par Taigre senteur, Tune de son marais, l'autre de sa boue*. »

Le grand travail commencé par Hugues Aubriot, et qui devait doter Paris d'un système complet d'égouts, était resté stationnaire. On nommait trous de vastes réservoirs d'immondices qui répandaient au loin leur odeur infecte ; il y avait un trou-Bernard près de Saînt-Germain-PAuxerrois, un trou-Gaillard près des Célestins, et de nombreux trous-punais dans tous les quartiers'. « Nous sommes, dit la Satire Ménippée^ serrez, pressez, envahis, bouclez de toutes parts, et ne prenons air que Pair puant d'entre nos murailles, de nos boiies et de noségouts^. »

Cette incurie ne restait pas sans châtiment.

Il sufl&t de parcourir les pièces officielles rassemblées par Félibien dans ses trois derniers volumes pour voir que lapeste était en permanence à Paris *, et y faisait de temps en temps d'effroyables

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