I. A. Paréi Œuvres, liv. XXU, p
2; Félibiwi Histoire de Paris, preuves, t. IV^ p. 6S2.
INTRODUCTION. l5
et leurs vicaires refusaient souvent d^inhumer les victimes du fléau, et évitaient autant que possible d'aller administrer les derniers sacrements aux mourants. La Cour manda le doyen de Paris et lui enjoignit de faire cesser ce scandale.
En 1 548, la peste se déclara parmi les prisonniers de la Conciergerie, et le Parlement se vit forcé de tenir ses séances au couvent des Augustins*.
En i553, quatre médecins et six barbiers, payés par la ville, se consacrèrent spécialement aux pestiférés. Afin qu'on pût les trouver sans peine, leurs noms, prénoms et demeures furent affichés dans tous les carrefours ^.
En i56i, répidémie emporta plus de vingtcinq mille personnes ^.
En i58o, le nombre des morts fut de trente mille environ*. Un magistrat, nommé prévôt de la santé ^ eut mission de faire porter à P Hôtel- Dieu les pestiférés. Bientôt la place manqua; on dressa des loges et des tentes dans les faubourgs Montmartre et Saint-Marceau^ vers Montfaucon et Vaugirard, et dans la plaine de Grenelle;