‹ Journal du siège de Paris en 1590Chapitre 18 sur 115 · Harangue de M. d'Aubray, t. I, p · texte numérisé non relu

Harangue de M. d'Aubray, t. I, p

4. Voy. aussi A. Chéreau, Ordonnance de t53i sur la Peste, 1873, petit in-8.

ravages. « Peste, disait à cette époque Ambroise Paré, est une maladie venant de l'ire de Dieu, furieuse, tempestati ve, monstrueuse et espouventable, contagieuse, terrible, beste sauvage, farouche et fort cruelle, ennemie mortelle de la vie des hommes et de plusieurs bestes, plantes et arbres*. »

En i522, quatre médecins, interrogés judiciairement, déclarèrent qu'il n'y avait dans la ville aucune rue qui ne fut atteinte. Le 8 novembre, le Parlement rendit une sévère ordonnance qui défendait de vendre aucun objet ayant appartenu à un malade,* et prescrivait de marquer d'une croix blanche les maisons des pestiférés ^.

Nous parlerons plus loin de la peste de i53i. En 1 533, les victimes furent si nombreuses que la Ville dut acheter six arpents de terre dans la plaine de Grenelle, pour y ensevelir les morts» Quatre médecins se dévouèrent au service des victimes de l'épidémie, et s'engagèrent, pendant tout le temps qu'elle durerait et quarante jours après, à ne « voir, visiter et médicamenter autres personnes que pestiférées. »

En 1 544, le Parlement interdit tous les spec^ tâcles publics. On se plaignit à lui que les curés

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