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Lestoile, Journal du règne de Henri IV, i5 octobre

3. Par lettres patentes d'août i555, enregistrées au Parlement le 4 septembre suivant, Henri II accueillit la requête du chirurgien Richard Hubert, qui demandait Tau torisa tien de faire publiquement des leçons d'anatomîe sur le corps des suppliciés. Voy. Félibien, Histoire de Paris, t. IV, preuves,

4. Chomel, Essai historique sur la médecine en France, p. 21 et suiv.

5. A. Jai, Dictionnaire critique de biographie et d'histoire col. Ç40.

l8 INTRODUCriON.

anatomiques et passé un examen en présence des deux chirurgiens- jurés du roi au Châtelet, avaient le droit de faire toutes les opérations chirurgicales et de placer « au-devant de leurs maisons l'enseigne de Saint-Cosme et Saint- Damian, avec trois boiiettes d'or au-dessous*, » et la devise Consilio manuque.

Les chirurgiens-barbiers reconnaissaient pour chef le premier barbier du roi, « garde et maistre de toute la barberie du royaume. » Ils avaient pour enseigne une lancette, pouvaient seulement raser et saigner, et n'étaient examinés que sur ces deux points. On prenait dans la rue un pauvre diable, barbu et hérissé comme un sanglier, on l'amenait devant les jurés rangés sur leurs bancs, et il fallait que le récipiendaire le rasât lestement et le coiffât à la dernière mode. On choisissait ensuite quelque gros paysan dont l'embonpoint dissimulait toutes les veines, et le candidat était tenu de le saigner sans hésitation» Il devait encore savoir forger des lancettes et composer quelques onguents.

Les chirurgiens de robe-longue eurent d'interminables démêlés avec la Faculté de méde- . cine, dont ils voulaient rester indépendants, et la Faculté, pour se venger, finit par agréger à

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