Dubreul, Théâtre des antiquité:^ de Paris y p
rUniversité les chirurgiens - barbiers , qui se montraient, au contraire-, très-dociles*.
Cette grave querelle ne fut définitivement vidée qu'à la fin du siècle suivant. Les statuts de iSgS, qui réformèrent FUniversité, consacrent encore la supériorité des médecins sur les chirurgiens. Quand ceux-ci se présentaient pour être reçus docteurs en médecine, ils étaient tenus de s'engager, par acte passé devant notaires, à ne plus faire aucune opération; « car, disent les statuts, il convient de conserver pure et entière la dignité de Tordre des médecins*. » Les mêmes statuts dispensèrent les candidats au baccalauréat en médecine du serment qu'ils devaient encore prêter de n'être point mariés'; c'était un vieux souvenir de l'ancienne coutume qui astreignait les médecins au célibat*.
Félix, premier barbier de Louis XIV, ayant réuni à ce titre celui de premier chirurgien, après qu'il eut opéré le roi de la fistule, se trouva ainsi le chef des deux confréries rivales. Il obtint, le 2 août 1699, un nouveau règlement
1. Voy. Crevier, Histoiire de l'Université de Paris, t. V, p. 48 et suiv. "^-^
2. Crevier, Histoire de V Université de Paris, t. VII, p. 86.