Journal de Henri IV, 14 mai
On avait cependant cherché encore, mais toujours avec aussi peu de succès, à faciliter la circulation dans les rues, en supprimant les innombrables objets, tels que « selles, pilles, taudis, escoffrets, bancs, chevalets, escabelles, tronches et autres avances qui empêchent et incommodent grandement les rues et passages *. » En janvier i56o, une plainte émanant des Etats assemblés à Orléans, fit interdire de construire sur la voie publique autrement qu'en « pierres de taille, briques ou maçonneries de moillon et pierre. » Le même article ordonnait que tous les propriétaires eussent à « abbattre et retrancher les saillies des maisons aboutissant sur rue *, » mais la quantité de propriétés qu'il eût fallu démolir était telle que Tautorité elle-même recula. On créa seulement à la fin du siècle (mai 1599) un office de grand voyer de France, à qui le roi conférait « le pouvoir d'avoir l'œil aux voyes et passages, les conserver en leurs espaces, grandeurs et largeurs, visiter les bastimens estans sur les rues et voyes, alligner les bastimens nouveaux, etc., etc. ^ »
1. Règlement rendu par le Parlement, le i6 juin i554, dans Isambert, Recueil général des anciennes lois françaises,
t. xni, p. 387.
2. P. Néron, Recueil d*édits et d'ordonnances royaux, 1. 1, p. 408.