Sauvai, Recherches sur Paris, 1. 1, p
4. « La cour a ordonné et ordonne que les religieux, abbé et couvent de l'abbaye Saint-Germain des Prez, les prévost des marchands et eschevins de cette ville et les manans et habitans dudict fauxbourg Saint-Germain des Prez, chacun pour un tiers, fourniront aux frais nécessaires, vuidange des terres, pentes et pavés nécessaires à icelluy. A quoy faire chacun d'eux seront contrai nets par toutes voyes deûës et raisonnables, mesme par saisie du revenu temporel de ladicte abbaye et hostel de ville, et lesdicts manans par saisie de leurs biens meubles et par emprisonnement de leurs
bre i584 *, ordonna que l'abbaye, la ville et les habitants contribueraient, chacun pour un tiers, au pavage du quartier ; mais on se borna à assainir la rue Taranne, qui était depuis longtemps un dépôt d'immondices sans pente ni écoulement. Enfin, à la fin du siècle, on revêtit plusieurs rues de la Cité d'un véritable macadamisage, qui fut longtemps désigné sous le nom dtpavé de la Ligue *.
Afin d'effrayer les nombreux malfaiteurs qui infestaient la ville, on avait installé dans la plupart des places et des carrefours, des potences, des échelles, des piloris, des carcans; chaque haut justicier, prévôt de Paris, évêques, abbés, avait son échelle toujours dressée. Les places et les carrefours étaient en outre ornés de croix, qui, en certains endroits, rendaient la circulation fort difficile; on en voyait à la Grève, à la place Baudoyer, au carrefour de l' Arbre-sec (croix du Trahoir), à la place Maubert (croix Hémon), etc., etc.; quelques-unes, comme la croix rouge et la croix des Petits champs, ont donné leur nom à la rue qu'elles ornaient et même au quartier environnant.
Sauf du pont Saint-Michel à la tour de
personnes. » Félibien, Histoire de Paris, t. V, preuves, p. 7;