Félibien, Histoire de Paris, t. IV, preuves, p
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un falot allumé serait placé au coin de chaque rue, et d'autres de distance en distance dans les rues très-longues *. Ces falots se composaient d'un large vaisseau contenant du goudron et de la résine; on s'en servait déjà pour éclairer les cours et les abords des palais et des riches hôtels. Deux mois après, un nouvel arrêt décida que les falots seraient remplacés par des « lanternes ardentes et allumantes ^. » Mais ce proj et ne fut pas plus exécuté que le premier. La résistance des bourgeois, la faiblesse de l'administration firent avorter l'entreprise ; et, le 2 1 février iSSg, le Parlement ordonnait de vendre aux enchères, afin de payer les sommes dues aux fabricants, les lanternes qui avaient été éta-
1 . « Plus ordonne ladicte chambre que au lieu des lanternes que l'on a ordonné ausdicts habitans mettre aux fenestres, tant en cestedicte ville que fauxbourgs, l'y aura au coing de chacune rue ou autre lieu plus commode un fallot ardent^ depuis les dix heures du soir jusques à quatre heures du matin. Et où lesdictes rues seront si longues que ledict fallot ne puisse éclairer d'un bout à Tautre^ en sera mis ung au milieu desdictes rues ou plus, selon la grandeur d'icelles : le tout à telle distance qu'il sera requis, et par Tadvis des commissaires, quartenier, dixinier et cinquantenier de chacun quartier, appeliez avec eulx deux bourgeois notables de chacune rue, pour adviser aux frais desdicts fal-> lots. » Félibien, Histoire de Paris j pièces justificatives, t. IV, preuves, p. 786.
2. Arrêt du 14 novembre i558, dans FélibÏQn, Histoire de Paris, t. IV, preuves, p. 786.
blies « pour la tuition et conservation du bien et tranquillité de Paris, et pour obvier aux meurtres, larcins et autres inconvéniens qui advenoient en ladicte ville de nuit. » L'arrêt constate que la mesure a échoué « tant pour la nécessité du temps que pauvreté des manans et habitans *. » Pour des raisons analogues, le pavage continuait à être fort négligé. Un arrêt du Parlement qui d'ailleurs resta lettre morte, avait ordonné, en 1 544, de paver la rue de Seine *. L'année suivante, les habitants de la rue de la Tabletterie offrirent de faire exécuter ce travail dans toute la rue, si la ville voulait leur fournir le pavé ^ ; le prévôt refusa. Lé cardinal de Tournon, abbé de Saint-Germain des Prés, fit cependant paver la rue de Seine en ib^b. Un arrêt du 14 juin 1578 *, renouvelé le 6 septem-
1. Félibien, Histoire de Paris, pièces justificatives, t. IV p. 786.