Voyez les estampes de Tortorel et Perissin
4. Mémoires de J.^A. de Thou, dans la collection Petito iw série, t. XXXVII, p. 399.
) COURTISAN Et SA DEHOISELLE.
D'après MoDfaucoa.
couvertes d'un toit très-lourd soutenu par quatre ou huit colonnes, et entourées de rideaux qu^ Ton ouvrait à volonté ; la caisse était suspendue au moyen de cordes ou de courroies, d'où le nom de chars branlants qui fut longtemps en usage; on abaissait, pour y entrer, une épaisse portière de cuir, et on y montait au moyen d'une échelle de fer. Christophe deThou, tourmenté de la goutte, se fit faire un carrosse après qu'il eut été nommé premier président ; mais il ne s'en servait que pour se rendre à sa campagne, c'est toujours monté sur une mule qu'il allait soit au palais, soit au Louvre. Sa femme ne sortait « jamais par la ville qu'en croupe derrière un domestique*. » Dix ans auparavant, le premier président Gilles le Maître stipulait, dans un bail avec les fermiers d'une terre qu'il possédait près de Paris, « qu'aux quatre bonnes festes de l'année et au temps des vendanges, ils lui amèneroient une charrette couverte et garnie de paille fraîche pour y asseoir sa femme et sa fille, ainsi qu'un ânon ou une ânessepour la monture de leur chambrière*; »
le président allait devant, sur sa mule, et accompagné de son clerc à pied.