I . Dajis la rarissime édition de la Fleur des antiquité^ de
Parmi les hôtes habituels des rues, il faut citer encore' les pauvres et les voleurs, qui y figuraient en nombre à peu près égal. Lestoile écrivait au mois de janvier 1 596 : « Processions de pauvres se voiioient par les rues en telle abondance qu'on n'y pouvoit passer, lesquels criorent
Corrozet^ donnés en iS^S, on trouve une longue pièce de la même nature^ dont nous reproduirons quelques strophes :
A Paris tout au plus matin, L'on crie du laict pour les nourrices, Souvent sans quelque avertin Es enfans nourris sans obiceâ.
Après, un tas de chassieux
S'en vont criant parmy Paris
Les vieulx soulliers, tournant les yeulx,
Dont souvent se font plusieurs ris.
Soit en destour ou eh embusche.
On y va criant semblablement A jeun ou yvre : busche, busche !
Pour soy chauffer certainement
Puys vous orrez à haulte voix Par ses rues matin et soir, Charbon, charbon de jeune boys ?
Trèsfort crier pour dire voir.
Après orrez sans nul arrest Parmy Paris plusieurs gentz, Portans et crians les cotretz; Ofi ils gaignent de Targent.
Puis ung tas de frians museaulx, Parmy Paris crier orrez Le jour : pastez chaulx, pastez chaulx !
Dont bien souvent n'en mangerez.
54 INTRODUCTIOK.
i la faim. » Au mois de mars, il ajoute qil^on en compta 7,769*.
Depuis longtemps déjà, on s'était préoccupé
Pnis après sans villenie Panny Paris crier on voit Pour bon fourmage de Brye, Tout chascung cela coQgnoit.
Et se crier vous entendez
Parmy Paris tretous les cris.
Crier orrez les eschauldez
Qui sont aux œufs et au beurre pestris.
Aussy on crye les tartelettes A Paris, pour les enfans gastez, Lesquelz s'en vont par les mettes.
Pour les bouter dessoubz le nez.
On crye sans quelque obice, De cela ne fault point doubter, Le pain qui est petry d'espice.
Qui flumes faict dehors bouter.
Puis Terrez parmy les rues, ti. Sur cbevaulx à longues oreilles,
Paniers plains d*herbes et de lectues, Et ^lles criantes belles ozeilles.
Puis Terrez des Piémontoys A peyne saillys de l'escaille, Criant ramona hault et bas Voz cheminées sans escaille.
D'autres cris on faict phisieurs, Qui seroîent longs à. réciter.
L'on crie vin nouveau et vieulz, Ququel on donne à tatter.