Année
le prévôt de Paris, avec ses archers, faisait exécuter les ordres.
Le prévôt des marchands présidait à tout ce qui concerne la sûreté des personnes, la défense, la petite voirie, les approvisionnements et le commerce de la ville. Il était assisté de quatre échevins, un procureur du roi, un grefSer, un receveur, un clerc, vingt-quatre conseillers, dix sergents, seize quartiniers, quatre cinquanteniers'et deux cent cinquante-six dizainiers*.
Le prévôt des marchands devait être né à Paris et bourgeois de cette ville. Il était élu pour deux ans, suivant les formes prescrites par un arrêt du 8 août 1 5oo, et qui peuvent se résumer ainsi. Chaque quartinier dressait une liste des principaux habitants de son quartier, et la soumettait au prévôt et aux échevins. Ceux-ci choisissaient sur la liste douze bourgeois, qui élisaient à leur tour six notables pour chaque quartier, soit quatre-vingt-seize pour tout Paris; on tirait au sort trente-deux d'entre eux, qui procédaient, au scrutin secret, à l'élection du nouveau prévôt. Son costume était une robe de satin noir, mi-partie rouge et tanné. Un édit de janvier 1677 conféra à tous les prévôts des mar-
I. G. Corrozet, Antiquite:( de Paris, édition de ibSo, p. 189.
chands et échevins la noblesse avec le titre de chevalier *.
Les échevins restaient également deux ans en charge, et portaient des robes semblables à celle du prévôt, mais en drap.
Les dix sergents de la ville avaient une robe mi-partie bleu et rouge. Une fois par an au moins, ils vérifiaient les poids et mesures de tous les marchands et les poinçonnaient de la fleur de lys.
Les quartinîers étaient élus par les cinquanteniers et les dizainiers. Ils étaient chargés de la police et de la défense d'un quartier ; mais, vers la fin du XVI® siècle, le commandement de la milice bourgeoise leur fut enlevé et confié à un colonel.
Les cinquanteniers transmettaient aux dizainiers les ordres des quartiniers, et, dans Torigine, commandaient cinquante hommes de la milice. Ils veillaient à la conservation des chaînes destinées à barrer les rues, et devaient posséder une liste de tous les habitants de leur circonscription.
Les dizainiers commandaient dix hommes de la milice *.