‹ Journal du siège de Paris en 1590Chapitre 59 sur 115 · I. Supplément aux Antiquité^ de Paris de Dubreul, p · texte numérisé non relu

I. Supplément aux Antiquité^ de Paris de Dubreul, p

— Isambert, t. XIV, p. 3 18, se borne à mentionner cet édit.

a. Voyez G. Picot, Recherches sur* les quartiniers, ciif

Trois compagnies soldées, une d'archers (120 hommes), une d'arbalétriers (60 hommes) et une d'arquebusiers ( 1 00 hommes ), placées depuis i55o sous les ordres d'un capitaine général, dépendaient aussi de THôtel de ville et obéissaient aux deux prévôts. La garde bourgeoise était composée des corps des métiers, et formait, vers le milieu du siècle, soixante et une compagnies; François P' les passa en revue en 1640, et vit défiler devant lui quarante mille hommes bien armés.

La police nocturne était faite par le'guet, composé du guet royal et du guet dit assis, dormant ou bourgeois. Le guet royal ^ composé de quarante sergents à pied et de vingt sergents à cheval, faisait des rondes pendant toute la nuit ; « ceuxci, dit l'ambassadeur Lippomano, vont chevauchant dans la ville, et ils font un si grand tapage qu'ils donnent aux malfaiteurs le signal et le temps de se sauver *. » Le guet assis était formé de bourgeois et d'artisans ; les hommes de garde, prévenus la veille par les « notaires ou clercs du guet, » se rendaient, à la nuit tombante, dans des postes désignés, d'où ils pouvaient, en cas d'alerte, se porter un mutuel secours. Etaient

quanteniers et dixainiers de la viUe de Paris, dans les Afémoires de la Société de V Histoire de Paris, t. I, p. i32. I. Relations des ambassadeurs vénitiens, t. II, p. 61 3.

seuls exempts de ce service les gardes des clefs des portes, ceux qui conservaient le rouet des chaînes, les bedeaux et les messagers de l'Université, les ouvriers employés au monnayage, les estropiés et les hommes qui avaient passé soixante ans^.

Les rues n'en étaient pas moins fort peu sûres pendant la nuit, malgré les éloges emphatiques dont Paris était toujours lobjet. Le célèbre acrostiche

paisible domaine, amoureux vergier, Hepos sans dangier, justice certaine, science baultaine, C'est Paris eutier,

date du commencement du xvi* siècle, et pourrait passer pour une épîgramme. Mais les louanges de ce genre sont si nombreuses et si variées qu'il faut bien les prendre au sérieux : « Tout ce qu'on pourrait raconter de Paris ne serait jamais assez, aussi finirai-je par dire que c^est la plus grande et la plus belle ville de l'Europe. » Ces lignes étaient écrites en i528 par l'ambassadeur vénitien Andréa Navagero *. De son côté le maréchal de Vieille-

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