Cl, Marot, Œuvres, édit. de lyBi, t. II, p. i
Etienne Pasquier, de son côté, s'exprime ainsi : « On n'y cognoissoit la langue hébraïque que de nom. Et quant à la grecque, bien que Ton en fist quelque estât, c'estoit plus par contenance que d'effect; car mesmes lors qu'il estoit question de l'expliquer, ceste parole couroît en la bouche de plusieurs ignorans : Grœ^ cum est, non legittir. Et au regard de la latine, exercice ordinaire des régens, c'estoit un langage grossier *. »
L'opposition de l'université fut impuissante, et François P"^ ajouta en quelques années neuf nouvelles chaires aux trois chaires primitives. Constatons que, dès i566, les professeurs de ce collège possédaient le privilège, qui leur a été conservé, de désigner eux-mêmes leur collègue lors de chaque vacance.
Fait étrange, ces écoliers dont on prenait â grand soin n'avaient pas même un état civil, et bien peu d'entre eux eussent pu établir authentiquement leur âge. Toute la France en était encore là. Les abbayes, les collèges, les églises inscrivaient sur leur nécrologe la date du décès de leurs abbés, de leurs évêques et de leurs principaux bienfaiteurs, sans indiquer* Tannée d'ailleurs, et en cette forme : XI Kalen-^ dos Januarii^ obiit Joannes Beauce^ qui dédit