Gargantua, livre î, chap
Il raconte qu^au baptême du fils de madame de Sourdîs, Gabrielle d'Estrées « estoit vestue d'une robbe de satin noir, tant chargée de perles et pierreries qu'elle ne se pouvoit soustenir*. » Six jours après, il écrit encore : « On me fist voir un mouchoir qu'un brodeur de Paris venoit d'achever pour madame de Liancour, et en avoit arresté de prix avec lui à dix neuf cens écus, qu'elle lui devoit paier comptant*. » L'année suivante, aux jours gras, « furent faits à Paris force ballets, mascarades et collations ; et à la cour encore plus, où les plus belles dames, richement parées et magnifiquement atoumées, et si fort chargées de perles et pierreries qu'elles ne pouvoient se remuer, se trouvèrent... '. »
Sous François P', les femmes commencèrent à couvrir leur visage d'un masque, qui, sous prétexte de préserver la peau des atteintes de l'air, favorisaient les intrigues galantes. Ces masques étaient de velours ; on les fixait à l'aide d'un petit ressort placé dans la bouche, et qui avait l'avantage de déguiser la voix. La coutume en devint bientôt générale, et une dame de qualité n'eût osé sortir sans son masque. Les hommes en por-