Relations des ambassadeurs vénitiens, t. II, p. SSy
2. L'ordonnance de janvier z56o défendit a à tous manans l'usage des parfums apportez des pals estrangers. » Voy, (sambert, Anciennes lois françaises, t. XIV, p. 97.
L'autre jour prit fantaisie De s'espouser à Marie, Vestuô aussi proprement Peu s'en faut que son amant.
Et venant devant le temple. Le prestre qui les contemple Demanda facétieux :
Quel est Tespoux de vous deux * ?
Les hommes plaçaient en sautoir sur la poitrine une grosse montre*, invention toute récente. A la ceinture pendait le drageoir, boîte d'argent qui renfermait des dragées ou des fruits confits. Le duc de Guise tenait son drageoir à la main au moment où il fut frappé par ordre de Henri IIP.
Les bourgeois suivaient de loin les modes de la cour; chez eux les culottes couvraient les cuisses, et le manteau était long et garni de manches. L'usage des bas de soie date de Henri II, ce roi s'en servit le premier en i556, mais la bourgeoisie conserva longtemps encore la mode
1. Les 'Touches du seigneur des Accords^ édit. de lôiô, p. 36.
2. a Un jeune garson de Normandie aiant esté surpris coupant^ à rentrée du parquet de Taudience, la monstre d'orloge d'un gentilhomme, qu'il portoit pendue au col, fust sur l'heure condamné à estre pendu et estranglé en la cour du Palais. Ce qui fut exécuté sur le champ, n Lestoile, Journal du règne de Henri II l, 3 mars i588.
3. Voy. Relation de la mort du cardinal de Guise j dans Cimber et Danjou^ Archives curieuses^ t. XII, p. i35.
des hauts de chausse tout d^une pièce. Montaigne a soin de nous apprendre quMl portait des bas de soie été et hiver*.
Les femmes, très-fières de la finesse de leur taille, Temprisonnaient dans des éclisses de bois, auxquelles succédèrent des corps de baleine, des corsets. La même préoccupation donna naissance aux paniers et aux vertugadins, les crino* Unes du xvi* siècle.
La vertugalle nous aurons, Maulgré eulx et leur faulse enviCi Et le busqué au sein porterons, N'est-ce pas usance joïye i
dit une chanson du temps*. Et le grave Lîppomano écrit à son gouvernement : « Les Françaises ont des tailles fort minces ; elles se plaisent à enfler leurs robes, de la ceinture en bas, par des paniers, des vertugadins et autres artifices, ce qui rend leur tournure encore plus élégante^. » On trouve dans Rabelais* une curieuse description du costume à cette époque ; mais pour connaître quel luxe déployaient les dames de la cour dans leurs toilettes, c'est Lestoile qu'il faut consulter.