‹ Journal du siège de Paris en 1590Chapitre 94 sur 115 · Dubreul, Théâtre des antiquité^ de Paris, p · texte numérisé non relu

Dubreul, Théâtre des antiquité^ de Paris, p

3. « ... Soufirir et laisser la possession vague de tel lietf

avait établi le siège de la fabrication des monnaies à rhôtel de Nesle. L'invention du balancier fut soumise en i55i à Henri II, qui fit faire des essais dans une maison dite des Étuves, située au bout du jardin du roi, par conséquent à l'extrémité de la Cité * ; cette ipaison figure sur le plan dit de Ducerceau. Mais le balancier fut vite abandonné et l'on reprit le frappage au marteau.

On trouve ensuite l'hôtel des monnaies installé dans l'une des petites îles de la Cité, celle qui était située du côté de la rive droite, et qui porta les noms d'île du Passeur aux vaches^ de Bucy ou à la Gourdaine. Il y

qu'adviserez estre commode à Thostel de Nesle... contraindre les détenteurs dudit lieu de Nesle par toutes voyes et manières deuës et raisonnables, nonobstant le don qu'ils en ont ou pourroient avoir obtenu de nous. » Fontanon, les Édicts et Ordonnances des rois de France, t. Il, p. 140.

r. « ... S'estant oftèrte une nouvelle invention de forger et serrer en presse toute sorte de monnoye en perfection de rotondité, avec certains engins que nous avons fait expérimenter en nostre présence... avons fait dresser une monnoye nouvelle en nostre maison des Estuves, au bout du jardin de nostre palais à Paris... Aucunes desquelles pièces nous avons nous mesmes voulu voir, et la figure et graveure d'icelles trouvé tant singulière, subtile et excellente, que sans grande apparence de fausseté, il est impossible de la pouvoir contrefaire, rongner, ni altérer... » Ordonnance du 2g janvier i55if dans Fontanon, les Édicts €t Ordonnances des rois de France, t. II, p. 141. — Voy. aussi Leblanc, Traité des monnoyes, p. 268.

avait près de là, vers réxtrémité de la rue de Harlay actuelle, un moulin à eau qui appartenait à réglise Saint- Eustache ; François II Tacheta en 1 5 60 moyennant quarante livres de rente, et il servit sous Henri II au iFrappage de la monnaie *. Le plan de Ducerceau l'indique, et le nomme le moulin de la monnoie ; sur le plan dit de Belleforest, qui fut publié quinze ans plus tard, on lit : le moulin de la monnoye^ dict de la Gourdaine.

Chaque hôtel des monnaies était régi par un maître des monnaies^ qui avait sous ses ordres deux gardes, un essayeur, un tailleur* et un contre-garde ^. Les faux-monnayeurs étaient encore punis avec une rigueur extrême ; en général, comme nous Pavons dit, on les faisait bouillir dans Teau ou dans l'huile. En novembre 1627, un sieur Yves de Lescut « fut bouilly au marché aux pourceaulx, parce qu'il avoit, par l'espace de plus de quinze ans, faict faulce monnoye d'or et d'argent *. » Le 2 1 janvier 1 587, « furent pendus et estranglez en la place de Grève à Paris, Carrel, procureur en Chastelet, et un nommé Argenton, pour avoir forgé de la

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