‹ Journal du siège de Paris en 1590Chapitre 96 sur 115 · I. J. Bodin, la République, édit. de i58o^ p · texte numérisé non relu

I. J. Bodin, la République, édit. de i58o^ p

s'appelaient jadis Reges Francorum^ à présent on peut les appeler Reges serporum. » On paye au roi tout ce qu'il demande, puis tout ce qui reste est encore à sa merci *. »

Citons maintenant quelques faits à l'appui de ces assertions. En i52i, le roi lève un impôt sur Paris, et fait prendre dans les maisons, dans les églises même, la vaisselle d'argent^. L'année suivante, il demande aux parisiens de lui fournir mille hommes de pied, puis en dispense les plus riches corps de marchands moyennant une taxe annuelle ^. La même année, il vend les greffes de la prévôté de Paris cinquante mille livres, et crée au parlement une quatrième chambre, afin de pouvoir vendre deux mille écus d'or chaque nouveau siège de conseiller *.

Cela ne suffit pas, et le chancelier Duprat suggéra alors au roi une idée qui a singulièrement prospéré depuis. En 1622, il emprunta à la ville de Paris deux cent mille livres, pour lesquelles il s'engageait à servir un intérêt de douze pour cent, avec garantie sur les droits d entrée des vins et sur ceux du bétail à pied fourché ; « ce qu'il fallut, par amour ou par force,

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