‹ Journal écrit a bord de la frégate La BellePouleChapitre 4 sur 18 · DE S A I X T F. • 1 1 K LK N F · texte numérisé non relu

DE S A I X T F. • 1 1 K LK N F

d'offrir à Son Excellence l'assurance de sa j)lus haute considération.

Signé Guizot.

Le vicomte Palmerston a M. Guizôt.

Foreign-Offiec , 3 mai 1840.

Le soussigné , principal secrétaire d'état de Sa Majesté pour les affaires étrangères , a l'honneur u'accuser réception de la note , en date de ce jour, qu'il a reçue de M, Guizot, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de S. M. le Roi des Français, et qui

exprime le désir du gouvernement français que les restes mortels de Napoléon puissent être rapportés en France. Le soussigné ne peut mieux répondre à la note de M, Guizot qu'en transmettant à Son Excellence copie d'une dépêche que le soussigné a adressée hier à l'ambassadeur de sa Souveraine à Paris, répondant à une communication verbale qui avait été faite à lord Granville par le président du conseil (M. Thiers) sur le sujet dont traite la note de M. Guizot. Le soussigné a l'honneur de renouveler à M. Guizot l'assurance de sa plus haute considération.

Signé Palmerstok.

Le vicomte Palmerston au comte Granville.

Foreign-Offico.Omai 1640.

Mylord, le gouvernement de sa majesté ayant pris en considération la demande faite par le gouvernement français, à l'effet de rapporter de Sainte-Hélène en France les restes mortels de Napoléon Bonaparte, vous pouvez assurer M. Thiers que le gouvernement de sa majesté accédera avec grand plaisir à cette demande. Le gouvernement de sa majesté désire que la France regarde la promptitude avec laquelle nous donnons cette réponse comme un témoignage du désir du gouvernement de sa majesté britannique d'éteindre jusqu'aux derniers restes de ces animosités nationales qui, pendant la vie de l'Empereur, maintinrent en armes les deux nations; et le gouvernement de S. M. Britannique a la conviction que si quelques traces de ces sentiments hostiles existaient encore, ils seraient enfermés dans la tombe qui va recevoir les restes mortels de Napoléon. Le gouvernement de S. M. et le gouvernement français prendront ensemble les mesures nécessaires pour la translation de ses cendres.

Je suis, etc.

Signr Palmerston.

DK SAINTE- HELENE. 5 Lt COMTE GlUNVILLE VU VICOMTE PaLMKKSTO.N.

Paris 4 «uai «810.

Mylord, plusieurs pétitions ont clé présentées dernièrement aux Chambres à l'effet de demander que le gouvernement français prit des mesures pour obtenir du gouvernement anglais la permission de transporter les restes mortels de feu l'empereur Napoléon , de Sainte-Hélène en France. Ces pétitions furent favorablement accueillies par les Chambres qui les renvoyèrent au président du conseil et aux autres ministres. Le conseil ayant délibéré sur la question, et le Roi ayant donné son approbation à la délibération prise au sujet de ces pétitions, hier M. Thiers m'adressa officiellement la requête du gouvernement français, demandant que le gouvernement de S. M. la Reine permit de transporter le corps du feu Empereur à Paris , faisant observer que rien ne .pouvait mieux cimenter l'union des deux nations, et faire naître des sentiments plus amis de la part de la France vis-à-vis de l'Angleterre , que l'acquiescement du gouvernement Britannique à cette demande.

J'ai l'honneur, etc.

Siyné Granville.

6 Missioa

Le comte Granville au vicomte Palmerston.

(Extrait.) Paris, 11 mai 1840.

À votre dépêche du 9 courant, qui m'informait que le gouvernement de S. M. Britannique avait accédé à la demande du gouvernement français, et donné la permission de rapporter en France les restes de Napoléon Bonaparte , j'ai l'honneur de répondre que je n'ai pas perdu un moment pour adresser une note à ce sujet à M. Thiers , et que depuis j'ai reçu une visite de Son Excellence, qui m'a chargé d'exprimer de la part du gouvernement français au gouvernement anglais, combien il avait été sensible à la promptitude que l'on

avait mise à accéder à ses désirs.

Le comte Granville au vicomte Palmerston.

(Extrait). Paris, 12 mai 1840.

M. Thiers vient de passer chez moi, en se rendant à la Chambre des Députés, et m'a informé qu'aujourd'hui même le gouvernement du Roi allait demander aux Chambres un crédit , pour le transport des restes mortels de Napoléon Bonaparte , de Sainte-Hélène en

France. C'est le prince de Joinville qui commandera le bâtiment de guerre sur lequel les commissaires se rendront à Sainte-Hélène , et par lequel seront rapportées en France les cendres de l'Empereur.

Le 12 mai 4840 , M. de Kémusat, ministre de Tintérieur, présenta en effet aux Chambres le projet de loi suivant :

Voici comment un des principaux journaux rend

compte de cette séance remarquable.

Page 1