Journal et correspondance de André Marie Ampère
En 1837, M. Sainte-Beuve fit paraître dans la Revue des Deux Mondes le portrait d'André-Marie Ampère.
A ce portrait, Jean-Jacques Ampère donnait une approbation qui allait jusqu'à la reconnaissance. En 4843, imprimant la seconde partie d'un ouvrage de son père (V Essai sur la philosophie des sciences), il désira reproduire en tête de ce livre posthume la notice qu'il se plaisait à qualifier de petit chef-d'œuvre, u Jamais, écrivaitil alors, en parlant de l'éminent critique, jamais peut-être la finesse de sa touche.
et cette délicatesse exquise de sentiment qui le fait pénétrer dans les organisations d'élite ne se sont mieux montrées que dans ces pages où il a esquissé l'âme, le caractère, la vie intérieure de celui qui fut aussi tendre, aussi bon, aussi simple qu'il était grand. »
M. Sainte-Beuve avait connu intimement le savant universel, le mathématicien poëte; <à ce souvenir vivant vint s'ajouter l'examen de précieux documents, trésor d'un fils, comme il le dit lui-même. Journal, notes, correspondances, rassemblés sous ses yeux, l'aidèrent à achever son étude.
En face de ce monceau de papiers poudreux, rognés, déchirés, blasonnés de figures algébriques \ le biographe cherche, fouille, choisit et s'exprime ainsi :
u Je trouve sur une feuille dès longtemps jaunie ces lignes tracées ; en les transcrivant