Voy.p
aussi louable, que Sa Majesté Très-Chrétienne ayant muni de ses pouvoirs, pour en traiter et convenir, tant de sa part qu'au nom de Sa Majesté Catholique et ses alliés en Italie, le sieur Lévêque de Champeaux, et S. M. le roi de Sardaigne ayant pareillement muni de ses pouvoirs le sieur ***, lesdits ministres, après s'être dûment communiqué leursdits pleins pouvoirs, qui seront transcrits à la fin du présent traité d'articles préliminaires, sont convenus de ces conditions ainsi qu'il suit :
Art. 1er. Il y aura désormais une étroite union et une amitié sincère entre Sa Majesté Catholique et ses alliés en Italie, d'une part, et S. M. le roi de Sardaigne, d'autre part, en sorte que les injures et dommages occasionnés par les événements de la guerre seront mis dans un éternel oubli, et qu'à l'avenir Leurs Majestés agiront dans le plus parfait concert pour se procurer mutuellement tous les avantages qu'elles pourront désirer, s'attachant avec un égal soin à empêcher tout ce qui pourrait leur être préjudiciable.
Art. 2. La paix de l'Italie ne pouvant être solidement établie et assurée qu'au moyen d'un partage entre S. M. le roi de Sardaigne et le sérénissime infant D. Philippe, qui soit à l'égale satisfaction de ces deux princes, et d'une union et association entre eux et les autres princes les plus considérables d'Italie, pour empêcher qu'à l'avenir les puissances étrangères ne puissent plus en troubler le repos pour leurs intérêts particuliers, il a été convenu que S. M. le roi de Sardaigne aura pour son partage toute la partie du Milanez qui est à la rive gauche du Pô et celle qui est à la droite jusqu'à la Scrivia, et que le sérénissime infant D. Philippe aura pour son partage, en toute souveraineté et sans aucune dépendance de l'Empire, toute la partie du Milanez depuis la Scrivia en descendant le Pô, jusques et compris les États de Plaisance et de Parme, et de plus, tant le Crémonèse y compris Pizzighettone, le fort de Géra d'Adda étant rasé, que la partie du Mantouan située entre le Pô et l'Oglio, la partie du Mantouan située au delà de l'Oglio devant être offerte à la sérénissime république de Venise, pour l'engager à concourir conformément aux vues de Leurs Majestés pour le maintien et l'affermissement d'une bonne paix en Italie, et l'autre partie du Mantouan, située à la droite du Pô, devant être remise pour le même effet au sérénissime duc de Modène, par forme d'accroissement à ses États, lesquels lui seront
iv 30
restitués, ledit duc devant en outre avoir de même pour accroissement à ses États l'assurance de la succession éventuelle de la partie des États de la maison de Guastalle situés pareillement à la rive droite du Pô.
Art. 3. En conformité de ce qui est énoncé dans l'article précédent, il sera signé, de la part de Sa Majesté Très-Chrétienne, de Sa Majesté Catholique et de Sa Majesté le roi de Sardaigne, en conséquence des présents articles préliminaires, un traité particulier contenant les conditions de l'union et association qui sera formée entre les princes les plus considérables d'Italie, pour maintenir, conjointement et de concert, le repos et la tranquillité dans cette partie de l'Europe, et pour empêcher qu'aucune armée étrangère puisse jamais y entrer sous quelque prétexte que ce puisse être , une des principales conditions de ce traité particulier devant être un commun accord de ne jamais permettre qu'aucun État d'Italie puisse être possédé, en aucun temps, à l'avenir, par les princes possédant la couronne impériale, ou celle de France ou d'Espagne, ou quelque autre État situé hors de l'Italie, à la réserve du duché de Savoie et autres États qui se trouvent de même possédés hors de l'Italie par le roi de Sardaigne, en conformité du présent traité, et qu'en conséquence les États de Naples, ceux de l'infant D. Philippe, et de même le duché de Toscane, lesquels ne pourront jamais être réunis entre eux, ne pourront jamais être réunis à la couronne de France ou à celle d'Espagne , ni à la couronne impériale; en sorte qu'en exécution de cet article, l'État de Toscane passera incessamment au prince Charles, comme ne pouvant pas être possédé par le grand-duc de Toscane son frère , ni par sa postérité, comme étant appelés au gouvernement ou possession d'autres grands États ou dignités en Allemagne.
Art. 4, Pour obvier à l'avenir à toutes disputes de limites entre les possessions de S. M. le roi de Sardaigne et celles du sérénissime infant D. Philippe, le milieu du lit principal de la Scrivia jusqu'à son confluent dans le Pô, et pareillement le milieu du lit principal du Pô borneront de ce côté-là leurs États respectifs; de façon que les petites portions du Plaisantin situées à la gauche du Pô appartiendront à S. M. le roi de Sardaigne avec l'État de Milan.
Art. 5. Leurs Majestés contractantes s'engagent également l'une envers l'autre de ne conclure aucun traité de paix avec la cour
de Vienne qu'après que le sérénissime roi de Sardaigne et le sérénissime infant D. Philippe seront assurés de la possession réelle des États qui, conformément à la teneur du présent traité, devront leur appartenir, Leursdites Majestés s'engageant pareillement l'une envers l'autre d'agir dans le plus parfait concert, nonseulement pour conquérir entièrement à forces communes lesdits États et en procurer la possession réelle auxdits sérénissimes princes, mais encore, jusqu'à ce que l'objet du susdit traité d'association soit rempli, pour l'établissement d'une paix stable et solide en Italie, comme aussi de ne point conclure de paix avec ladite cour de Vienne aussi longtemps que la couronne de France aura à soutenir la guerre contre ladite cour et ses alliés.
Art. 6. Sa Majesté Très-Chrétienne prend sur soi, de la façon la plus forte, la garantie perpétuelle, envers le roi catholique et le sérénissime infant D. Philippe, de tout ce que le sérénissime roi de Sardaigne promet et stipule dans le présent traité , et envers S. M. le roi de Sardaigne, de tout ce que Sa Majesté Catholique y stipule, tant pour elle que pour ledit sérénissime infant, comme aussi de tout ce qui doit être exécuté , en vertu du susdit traité d'association , pour l'établissement d'une paix solide et constante en Italie.
Art. 7. Le sérénissime roi de Sardaigne voulant, dans la vue de faciliter la paix et l'association proposée , se prêter à tous les moyens possibles de rétablir l'amitié et le bon voisinage entre ses États et ceux de la république de Gênes, non-seulement renonce à toute prétention sur la ville de Final et son territoire, mais aussi consent à céder à ladite république tout le pays enclavé dans les terres de Gênes, et qui est communément désigné sous le nom de principauté d'Oneille. S. M. le roi de Sardaigne renonce aussi à Serraval, et cède et transporte aux Génois tous les droits qu'elle peut y avoir; S. M. le roi de Sardaigne consent, en outre, que la république de Gênes acquière, et promet même de concourir avec Leurs Majestés Très-Chrétienne et Catholique à lui procurer l'acquisition de tous les fiefs impériaux qui sont situés aux confins de l'État de Gênes, hors du Piémont, entre le Piémont, la province de Tortone et les États de Parme et Plaisance, et aussi ceux qui sont situés dans la vallée de Magra, Sa Majesté Très-Chrétienne se faisant fort de porter les Génois à céder, en retour et échange, au roi de Sardaigne plusieurs fiefs enclavés dans les États de ce
prince, que la république possède, ou sur lesquels elle a des prétentions.
Art. 8. Le sérénissime roi de Sardaigne sera restitué dans tous les pays, villes, places et forts qu'il possédait avant la guerre, en tant que la possession lui en sera conservée par le présent traité , et cette restitution se fera un mois après rechange des ratifications de ce traité.
Art. 9. Tous les prisonniers de guerre, de part et d'autre, seront mis en liberté sans rançon, immédiatement après la publication de cette paix.
Art. 10. Dans les lieux qui seront évacués de part et d'autre, il ne sera point permis d'arrêter pour dettes ceux qui voudront se retirer à la faveur ou en exécution du présent traité de paix ; mais, pour la sûreté des créanciers, il sera nommé des commissaires de part et d'autre qui statueront sur les dettes et sur les otages à donner pour la sûreté des payements.
Art. 11 . Il sera permis aux blessés et autres malades, gens de guerre ou autres, de rester, à leurs dépens, dans lesdits lieux, en toute sûreté, jusqu'à leur guérison, et de se retirer ensuite partout ou bon leur semblera, et il leur sera accordé, à leur réquisition, les passe-ports dont ils pourront avoir besoin pour cet effet.
Art. 12. Il sera publié de part et d'autre, en même temps que la publication et exécution de ce traité de paix, une amnistie générale en faveur de tous les sujets et habitants de quelque condition qu'ils soient, pour tout ce qui pourrait avoir été fait par eux pour le service de l'une ou l'autre partie belligérante, en quelque lieu ou manière que ce pût être, en sorte qu'ils ne puissent, en général ou en particulier, être recherchés ni molestés, en cette occasion, en leurs personnes ni leurs biens, toutes les injures, violences, hostilités et dommages causés pendant la guerre à son occasion, par paroles, actions ou écrits devant être absolument oubliés et abolis en vertu du premier article du présent traité.
Art. 13. Le sérénissime roi de Sardaigne ayant promis authentiquement sa protection aux peuples de Corse, le roi très-chrétien veut bien, en considération du rétablissement de la paix, s'engager à leur procurer et assurer les conditions que la république de Gênes leur accorda à sa recommandation en l'année.... pour rétablir dans leur île le calme et la tranquillité, l'amnistie à publier de part et d'autre, en exécution du présent traité, devant
également avoir lieu en faveur de ces peuples, pourvu que , dans le terme de..., à compter du jour de la publication de cette paix à Gènes, ils rentrent, comme ils doivent, dans la soumission à ladite sérénissime république pour chasser entièrement de leur île les Anglais ou autres ennemis de Leurs Majestés Très-Chrétienne et Catholique, sans souffrir qu'il soit donné auxdits ennemis, dans les ports de cette île, aucun secours ni entrepôt.
Art. 14. Le sérénissime roi de Sardaigne étant disposé à se prêter à ce qui peut être de la satisfaction de Sa Majesté Très- Chrétienne , par rapport à la vallée de Cerisi , séparée de la Savoie par le Rhône , en fait la cession pure et simple à Sadite Majesté Très-Chrétienne. Je déclare de plus qu'il est disposé à faire, par rapport à la dernière démarcation des limites sur les frontières de Provence et de Dauphiné, ce qui sera de justice et d'équité.
Art. 15. Lorsque le sérénissime roi de Sardaigne sera en possession paisible du Milanez , il sera fait un traité de commerce entre les sujets de part et d'autre , et il promet, en attendant, de faire jouir dans ses États les commerçants français des avantages de la nation la plus favorisée.
Art. 16. Le sérénissime roi de Sardaigne ayant toujours été disposé à terminer définitivement ses différents avec la ville de Genève, au sujet des terres que cette ville possède sur les frontières de Savoie par quelque arrangement à la satisfaction mutuelle des deux parties, consentira volontiers à ce que cet arrangement se fasse à l'amiable par l'entremise , et même , s'il est nécessaire, par une décision arbitraire de Sa Majesté Très-Chrétienne.
Art. 17. Le présent traité, auquel devront accéder Sa Majesté Catholique et ses alliés en Italie , sera ratifié par Sa Majesté Très- Chrétienne et par S. M. le roi de Sardaigne, dans le terme d'un mois ou plus tôt, si faire se peut, et les ratifications en seront échangées à Paris.
En foi de quoi, les ministres susdits ont signé le présent traité d'articles préliminaires, et y ont apposé les cachets de leurs armes.
Fait à
Projet d'armistice entre la France et la Sardaigne.
Sa Majesté Très-Chrétienne et S. M. le roi de Sardaigne, voulant sincèrement se porter à tout ce qui peut accélérer le rétablissement de la plus parfaite intelligence entre elles, dans l'espérance qu'il sera signé incessamment des articles préliminaires entre leursdites Majestés pour le rétablissement de la paix en Italie, sont convenues mutuellement des conditions suivantes, pour cessation d'hostilités entre Sa Majesté Catholique et ses alliés, d'une part, et Sadite Majesté le roi de Sardaigne, d'autre part.
Art. 1er. Il y aura une suspension d'armes entre les troupes de Sa Majesté Très-Chrétienne et celles de S. M. le roi de Sardaigne , laquelle devra durer pendant deux mois , à compter du jour qu'elle aura été publiée par les généraux de part et d'autre.
Art. 2. Les généraux français feront en sorte que les troupes espagnoles n'agissent point en deçà du Tessin, ni contre les troupes de S. M. le roi de Sardaigne, ni contre les troupes autrichiennes.
Art. 3. Moyennant quoi, celles de S. M. le roi de Sardaigne n'attenteront rien de leur côté contre les troupes espagnoles, et, quant aux troupes françaises et piémontaises, elles pourront retenir les postes qu'elles occupent, en observant entre elles la suspension d'armes.
Art. 4. Et, comme un corps de troupes autrichiennes se trouve présentement entre le Tessin et la Scrivia, en conséquence de la suspension d'armes, on conviendra du temps et de la manière qu'elles pourront se retirer librement et en sûreté.
Art. 5. Le roi de Sardaigne fera suspendre tout acte d'hostilité contre les Génois, qui devront en user de même à l'égard de S. M. le roi de Sardaigne.
Art. 6. Les troupes françaises pourront se faire fournir, par les endroits qu'elles occupent, les vivres qui serviront à leur besoin journalier, mais elles n'en pourront point faire des amas, sans en payer la valeur.
Art. 7. Les contributions imposées demeureront en suspens et ne pourront pas être perçues, quand même le temps du payement serait déjà écoulé, et on ne pourra point en imposer de nouvelles
dans les pays qui doivent être restitués, ou remis à S. M. le roi de Sardaigne.
Art. 8. Dans la suspension des hostilités, il sera compris la levée du blocus de la citadelle d'Alexandrie, avec laquelle S. M. le roi de Sardaigne aura une libre communication avec ses États.
Art. 9. Les présents articles seront ratifiés de part et d'autre, et les ratifications en seront échangées dans le terme d'un mois, ou plus tôt, si faire se peut.
En foi de quoi, les ministres dûment autorisés par les pouvoirs de Sa Majesté Très-Chrétienne et de S. M. le roi de Sardaigne qu'ils se sont réciproquement communiqués, ont signé les présents articles, et y ont apposé les cachets de leurs armes.
Fait à
Article séparé. — Comme le traité d'armistice, signé ce-jourd'hui entre Sa Majesté Très-Chrétienne et S. M. le roi de Sardaigne, n'a été fait que dans la vue de l'acceptation des conditions de la paix proposées en même temps de la part de Sa Majesté Très-Chrétienne à S. M. le roi de Sardaigne, il a été convenu qu'il ne doit avoir son effet, qu'après que sadite Majesté le roi de Sardaigne aura fait signer de sa part le traité contenant lesdites conditions, et sur les premiers avis qui viendront que les mêmes conditions auront été approuvées et acceptées de même par la cour de Madrid.
Le présent article aura la même force que s'il était inséré dans le traité d'armistice signé ce-jourdhui, et il sera ratifié en même temps de part et d'autre.
En foi de quoi, nous avons signé le présent article séparé, et y avons apposé les cachets de nos armes.
Fait à
Sa Majesté Très-Chrétienne promet et se fait fort d'engager au plus tôt Sa Majesté Catholique et ses alliés en Italie, savoir le sérénissime roi des Deux-Siciles, son fils , la sérénissime république de Gênes et le sérénissime duc de Modène, de consentir et d'accéder sans délai aux conditions et articles du présent traité, sans aucune restriction ni réserve, Sa Majesté Très-Chrétienne se faisant de même fort d'obtenir pareillement la ratification
du sérénissime infant D. Philippe, gendre de Sadite Majesté Très- Chrétienne.
En foi de quoi, j'ai signé de la part de Sa Majesté Très-Chrétienne, en vertu de mon plein pouvoir, la présente déclaration secrète pour être envoyée à S. M. le roi de Sardaigne, avec les traités signés ce-jourd'hui.
Fait à
Pages.
17-42, 21 janvier. — Nouvelles d'Allemagne. — Broglie préféré à Bellisle par le cardinal. — Santé de celui-ci 1
— 31 janvier. — Élection de l'empereur Charles VII. — Alliances princières. — Affaires d'Italie et d'Allemagne. — Bachelier et le cardinal 2
— Janvier. — Portrait par d'A. de son secrétaire, M. Gigon 3
— 7 mars. — Conjectures sur les projets du roi après la mort du cardinal \
— 10 mars. — Arrivée de M. de Bellisle à Versailles 7
— 15 mars. — Intrigues à l'occasion de ce retour. — Il est nommé duc. — Démarches de d'A. auprès de lui pour les affaires de la famille d'Orléans ibid.
— Avril. — Lettre de d'A. à M. Chauvelin et réponse de celui-ci. 9
— 30 juin. — Traité entre le roi de Prusse et la reine de Hongrie. — Conséquences de cet événement. — Politique extérieure qui convient à la France 13
— 1 1 juillet. — Tentative de la duchesse d'Orléans auprès de son fils pour faire ôter à d'A . la place de chancelier 17
— 31 juillet. — Triste état de nos affaires. — Espoir dé Bachelier. — Intrigue pour pousser aux affaires le cardinal de Tencin et le comte d' Argenson 18
— 27 août. — Ils sont nommés ministres d'Etat. — Réflexions de d'A. à ce propos 21
— 2 septembre. — Même sujet 23
— Septembre. — Détails intimes donnés par d'A. sur sa fortune et ses affaires domestiques. — Difficultés contre lesquelles il a eu
à lutter 28
Pages.
1742, 5 octobre. — Questions de préséance entre les ministres 31
— 10 octobre. — Les princes et la campagne de Flandres. — Projets de mariage pour le duc de Chartres 33
— 13-23 octobre. — Mépris du cardinal pour l'empereur. — Les nouveaux ministres à la cour. — M. Chauvelin redouté comme janséniste. — Affaires de Hanovre et de Bohême 35
— $ novembre. — Renvoi de Mme de Mailly. — Dureté du roi envers elle. — Faveur de Mme de la Tournelle. — Elle fait ses conditions. — M. de Broglie remplace M. deMaillebois en Allemagne • 36
— 1 7 novembre. — Mme de Mailly et les généraux 42
— 22 novembre. Rôle du duc de Richelieu dans le changement de favorite ibid.
— 27 novembre. — Disgrâce du maréchal de Maillebois. — Accusations contre lui. — Mme de la Tournelle et la reine 43
— 7 décembre. — Le duc de Fleury, premier gentilhomme de la chamhre. — Fin prochaine du cardinal 46
1743, 6 janvier. — Bruits sur la vente par le roi d'une place de fermier général 47
— 17-30 janvier. — Agonie et mort du cardinal de Fleury. — Nomination de l'évêque de Mirepoix à la feuille des bénéfices. ... 49
— 22 février. — Retour de l'opinion en faveur du roi. — Affaires étrangères 50
— \ 5 mars. — Faveur de M. Orry. — Espérances de paix 52
— 19 mars. — Caractère du roi. — Chefs influents : Noailles, Orry, Amelot, Boyer, etc ibid.
— 23 mars. — Plaintes de d'A. contre son frère qui veut lui faire perdre la confiance du duc d'Orléans. — Prévisions de sa retraite. — Plan de conduite 54
— 2 avril. — Menace du roi de Prusse. — La France réduite à
une faible défensive < < 56
— 4 avril. — Dureté du roi. — Ses relations avec M. Chauvelin.
— Envoi de celui-ci à Riom 57
— 7 avril. — Bruit du commandement en Flandre du maréchal
de Maillebois 61
— 9 avril. — Rapports du maréchal de Noailles avec les ministres.
— Détails sur l'intérieur du conseil. — Idées du roi sur la Savoie. — Lettre de Louis XIV remise au roi par le maréchal de Noailles. — Le valet de chambre Bachelier ibid.
— 19 mai. — Dégoût du roi pour les affaires. — Bruit de changement de ministère 64
Pages.
1743, Mai. — Mort de l'abbé de Saint-Pierre 65
— 21 mai. — Le cardinal de Tencin et le comte d'Argenson. — Bruits ministériels 66
— 26 mai. —Même sujet 70
— 4 juin. — Nomination de quatre maréchaux de camp 71
— 7 juin. — Entêtement du roi ibid.
— M juin. — Guerre d'Allemagne. — Bruits de paix. — Progrès
du cardinal de Tencin 72
— 27 juin. — Opinions contradictoires sur le roi. — Blâme contre
les ministres 73
— Juillet. — Bonnes intentions du comte d'Argenson à l'égard de son neveu de Paulmy. — Témoignage du duc de Chartres en faveur de son chancelier 74
— 7 juillet. — Dangers de la courtisanerie. — Les gardes françaises à Dettingen 76
— 9 juillet. — Affaire de Dettingen. — Le duc de Gramont et le duc d'Harcourt. — Intérieur de la reine. — Son faible pour les propos galants. — Acte de contrition du duc d'Orléans.
— Les malheurs du roi, etc 77
— 16 juillet. — Conversation avec M. de Stainville sur les projets
de l'Autriche 81
— 21 juillet. — Embarras ministériels. — Le maréchal de Coigny désigné comme successeur à M. de Broglie 82
— 30 juillet. — Mauvais état de nos affaires en Allemagne. — Fautes de nos généraux. — Prévisions sinistres 83
— 13 août. — Résumé des fautes du ministère depuis la disgrâce
de M. Chauvelin . 84
— 24 août. — Bruit d'un traité de la Sardaigne avec la France et l'Espagne 85
— 16 septembre. — Même sujet. — Intérêts des puissances alliées
en Allemagne 86
— Octobre. — Réflexions de d'A. sur lui-même 87
— Novembre. — Même sujet 88
1744, 17 janvier. — Don du duché de Châteauroux à la marquise
de la Tournelle ibid.
— % avril. — Nouveaux bruits de changements ministériels — Influence de MM. de Beilisle et de Maurepas sur la mauvaise politique des derniers temps 89
— 7 avril. — Inconstance du roi. — Symptômes de satiété à l'endroit de Mme de Châteauroux. — Mmes de Flavacourt, Lauraguais, de la Guiche 90
Pages ! 74i, 9 avril. — LaFrance n'a plus d'alliés. — Entêtement du roi. — Fautes de MM. Amelot et de Maurepas. — Le duc de Richelieu travaille contre le dernier 92
— 15 avril. — Appuis espérés en Allemagne 95
— 23 avril. — Soupçons de corruption de la part de l'Espagne. . 96
— 23 avril. — Renvoi de M. Amelot. — Nouveaux arrangements
en conséquence ibid.
— 2 mai. — Départ de la Maison du roi pour l'armée. — Curés jansénistes. — Le duc d'Orléans se laisse enlever celui de Saint-Étienne du Mont. — Le comte de Charolais défend celui d'Écouen 97
— 3 mai. — Départs pour l'armée du roi, de sa Maison, des deux duchesses, etc. — Le ministère des affaires étrangères vacant. . 98
— 5 mai. — Voyage du roi 99
— 6 mai. — Lettre du roi à Mme de Ventadour 100
— 10 mai. — Conjectures sur le ministère des affaires étrangères.
— Bonne conduite du roi à l'armée ibid.
— 14 mai. — Lettres du roi au Dauphin. — Faveur du duc de Richelieu 101
— 17 mai. — Réponse projetée à l'ambassade des Hollandais. ... 102
— 23 mai. — D'A. nommé conseiller au conseil royal ibid.
— 30 juin. — Le roi à la tête de ses armées. — Scandale causé par
la présence de Mme de Châteauroux 103
— 31 juillet, i — Conversation de d'A. avec le duc de Richelieu. . 104
— 3 août. — Le roi en bonne fortune à Laon. — Maladie de Mme de Châteauroux. — M. le duc de Chartres 106
— 3 août. — Ce que ferait d'A. s'il était premier ministre. — Convenance de remettre le maréchal de Bellisle à la tête des affaires. 109
— 7 novembre. — Nomination de M. de Villeneuve au ministère des affaires étrangères 110
— 10 novembre. — Disgrâce du duc et de la duchesse de Châtillon.
— Cause de cette disgrâce 111
— 12 novembre. — M. de Balleroy exilé pour le même motif. — Ce
que le roi appelle la cabale de Metz 112
— 14 novembre. — Arrivée du roi à Paris. — Fêtes. — Attitude de
la ville et de la cour ibid.
— 15 novembre. M. de Villeneuve refuse le ministère. — Dîner du
roi à l'hôtel de ville 113
— 17 novembre. — Le roi reprend Mme de Châteauroux 115
— 18 novembre. — Conversation de d'A. avec son frère sur le ministère des affaires étrangères. — Il est nommé ministre. . . . ibid.