MARS 17SI
quelque moment, que. ce. soit, préjudicier aux droits des princes et pairs et autres ayant séance en la Cour, de n'être jugés qu'en icelle, et sera le procès du duc de la Force continué suivant les derniers errements et conformément aux arrêts précédieats de la cour et procédé en exécution d'iceux. »
Un président des enquêtes m'a dit que c'étoit M. le prince de Conti^qui avoit fait ajouter à la fin : Et sera le procès continuéy parce que cette continuation marque que c'est toujours le même procès, qu'il n'est point censé interrompu, et qu'il sera jugé en exécution des arrêts de la cour, et non des arrêts du conseil ou déclaration du Roi. Les princes ne vouloient point cette déclaration, mais on l'a donnée pour conserver rautôrîté du Roi dans les affaires des pairs, et ainst il semble que chacun gagne sa cause. Voilà où se terminent toutes ces grandes contestations, dans Içsquelle^ les exemples servent de peu. Toutes les autres priéteotiç^^^ cUîs ducs sont renvoyées au règlement que le Hîôi a. réservé -de faire par sa déclaration du ,10 mai 1716.
Le même jour, le duc de la Force a subi interrogatoire par-devant M. Ferrand, pour purger son décret.
On a aussi ouvert le même jour, au vieux Louvre, les bureaux pour faire le visa des papiers et effets publics. Cela se fait par l'entremise des notaires. Il y a eu cent cinquante parties expédiées le ^ matin. On remet les effets au notaire après le visa, et afin qu'il n'y ait pas de mécomptes, on les donne enlacés et cachetés, sur le lacet, du sceau du propriétaire des effets.
CHANSON SUR LE DUC d'OBLÉANS ET H. LE JM^ , BORGNES.
Borgnes maudits et détestables A toot lé tnoade abominables, Le public dans son désespoir Vous pardonneroit sa misère, Si Tuo de vous deux dèaee soir De l'autre vouloit se défaire, i