‹ Journal et mémoires de Mathieu Marais, avocat au Parlement de Paris, sur la régence et le règne de Louis XV, 1715-1737 (volume 4)Chapitre 10 sur 55 · I.\ III · texte numérisé non relu

I.\ III

■2.) Juin I7l'i.

Il w faut point du tout, Madame, (Hre en eoW're de cet arr<M. C'est lien ' \r4' rboM* (pic le Itoi soit cru (piand il dit (pi'il a entre les

naiiu ... ^.,HA- cehtede la main de son (ils, et (|u'il la tait imprimer ptr we§ ordres ; il y a de la témérité de le nier après cela , et on doit n-ftprd a ion roi lorsqu'il parle. (Test donc ici la Majesté (pic l'on «cB^e rt ooa pas le molinbnie , ni la société. Il faut l'Ire juste en

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toutes choses. Je n'ai pas à présent cet arrêt. Celui qui a publié c«^s réflexions s'est avisé d'y joindre un écrit du père Quesnel , et ce compagnon a entraîné l'autre.

Il y a un second arrêt qui ordonne que l'imprimé des Réponses du cardinal sera supprimé, parce que ce devoit être un secret entre le Roi et lui. On peut encore avoir ses raisons pour cela. Mais ce seroit un plaisant tour de les avoir fait imprimer exprès pour les faire supprimer par un arrêt que l'on rend public. Croyez-vous que si elles avoient été favorables on leseilt condamnées? Nous ne sommes pas au bout.

Nous avons couru après les ennemis jusqu'à Rethel et à Pont-à- Mousson et à Verdun , mais nous ne les avons point rencontrés. M. de Villars dit que c'est la faute de ^]. de Coigny, qui est parti trop tard pour courir après, et INI. de Coigny dit que c'est la faute de M. de Villars qui avoit ordre de faire garder l'Oise et qui n'y a pas pensé.

Belle dispute dont les Champenois et les Picards sont la victime. Ou est le temps où on disoit :

Poëtes picards et poètes de Champagne, Dormez en paix. Les soldats dorment bien

(''étoit du temps de Turenne que cela se disoit, parce que le général veilloit pour tout le monde. Le siège du Quesnoy est levé. Les ennemis se sont retirés vers Mons. J'en ai vu hier une lettre de l'armée. Cela fait croire la paix d'Angleterre faite. On m'a assuré que Lisbonne est assiégé par mer et par terre. Les Espagnols sont par terre et nous par mer. Le roi de Portugal pourroit bien être mauvais marchand de cette alliance.

Leduc de Vendôme est mort a Tortose le 10 juin, les Espagnols l'ont empoisonné, à ce que l'on dit. Cette déclaration de prince du sang lui a nui et ne servira que pour son épitaphe; il a fait son testament et a donné beaucoup à sa maison. Sa femme va être bien riche.

r.ix.

Décembre 1713.

Je suis charmé , Madame, do votre résurrection, et je chanterois \lleluia avec vous, si je n'avois comme vous un rhumatisme dans l'épine du dos qui me rend impotent de corps et d'rsprit Cela nie tient depuis huit jours, et si j'en ai pour l'hiver, j'aim. 'rois autant mourir à pré>ent. Je ne suis de retour que depuis dix jours d<' la campagtie. où je me portois à merveille. Mon lacpiais est tomlx' malade, je ne savois si on pouvoit sûrement vous voir. Voilà pourquoi je ne vous ai point vue ni envoyé che/. vous; nous voila remis, cl il fera beau

UO (OKKKMHKNDAMK Dl M VTIIII l MAKAIS, etc.

\uu-uostliu\ rliiHiiatisiiu'> oiisi-mblo qui aTtaiiuMmnl ne j^ngneront pu le ronir. M. Diipux. radu-U-ur di's oii\ icif^cs de notre .uni, m'est tffMi \oir II \n on Viidetrrn' (vtle scmaiiu', et il a de grands dessein». M.1IS je erois que tout eela tombera avec les projets de M. IVs- DUUfwiux, qui met-nl toujours qu'il travaille, et ce tia\ail n'avance poiut. Oiiimprinu* le supplniimt et le reeiieil de lettres (|ne M. I)esnuueaux a nuna>î>ei'S. >e mourons point que nous n'ayons vu eela.

Il ii"v a jH)iul darrèt (jui les nomment régisseurs. La déclaration du Roi D'inoie ctMa à M. le chancelier. Mais il y a un bel arrêt du 1 1 no- \.fnl»r«'.j'»iir de Saint-Martin, bonjour bonne d'iiNri' 1712, par lecpiel,

r uultstt .siKjes cunsidirations, le J\oi révoque le pri\ilé;;e qu'il

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