‹ Journal et mémoires de Mathieu Marais, avocat au Parlement de Paris, sur la régence et le règne de Louis XV, 1715-1737 (volume 4)Chapitre 9 sur 55 · I.Vl · texte numérisé non relu

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Juin 1712.

L'extrait de la lettre d'Angleterre vient de M. Desmaizeaux, et de moi, qui vous l'ai donnée. .Mais vous y verrez toujours. Madame, que cet anglican modère est le non-conformiste qui veut fairi' la loi au rigide, c'est-a-dire au vrai anglican. Les /iowis quelquefois ne conviennent pas aux choses et principalement ceux de parti. Nous ne savons encore à présent ce que veut dire /Ii/fjuenot. Notre honnnr doit avoir la lettre de M. d'Agen. Mais il disparoît de temps en temps et je ne sais pourquoi. Ou dit que nous n'aurons plus rien d'Hollande, et que l'on a découvert que l'intendant de l'armée faisoit passer, ce qui retranchera ce commerce à l'avenir.

Les ennemis sont passés par Guise pour entrer en France au nombre de douze mille hommes. Je vis hier une lettre de l'armée qui le disoit expressément , cela a fait décamper bien vite, et on va ou les couper, ou les attendre au retour. Voilà la paix (jue nous avons.

C'ebt dans la satire \ lllqui commence : IJetous les anunaux^vic... que vous trouverez l'abolition préparée du congrès.

Je ne sais qui est l'auteur des couplets. On dit qu'il y en a encore d'autres. Je lâcherai de les avoir.

Nous savez la disgrâce de M. Rollin , il est a plaindre. Mais encore n'at-il pas de lettres de c^ichet et il ira où il voudra, .le ne sais s'il étoit janséniste, mais il étoit bon humaniste et peut-être en veut-on au\ belles-lettres et à ta belle théologie.

\otr»' roi «r XuiiN'lrrif ;i (|iiiil«'' S.nni -( .crmain , il \ii passer rinrjïui

148 i:OI\llK>lH)M).\N(:K l>K MVilUKU MAI\AIS

si\ iours .1 IM.<>\ , rho/ \v iltio il»' I.aiizun, it tlo l.i, il va je lu' sais ou , U-s uits lUsiiU a Kàlf, K-s niHn'S a A\iniion, et les autres en Angleterre. V«li la j«ai\ laite entre le Ture et le Moseovile, dont le roi de Suéde n'est pascvintent. Ce héros est bien le jouet des nations Mais les barbêTvs conuoitronl-iU U-s douceurs de la pai\ pendant que nous serons « pierre* Nous sommes les barbares, nous. Adieu, Madame, aimezmoi toujours eomme je \ous aime, et au moins la barbarie ne sera pas partout.

I \ Il

2(1 juin 171.:.

Il est inutile de taire copier Vsnieri's, ear nous l'aurons imprimé au premier jour. Cependant, Madame, ji' ne dis pas cpievoiisni riie/. en

atteodant.

J*ai clierehe dans tous les évangélistes a l'endroit ou il est parle de Judas. Ola n'y est point, ce sont de petits eontes (pic Ton l'ait courir. H la cause se passeroit bien de ces Iraudes |)icuses.

l^* bref du pape au Koi sur la mort du l)au|)liin et sur le mémoire vyl imprime et traduit par ordre du Koi. On le cric dans les rues : on n'a point fjitde façon pour l'acceptation de vi' hr. 1 (|iii ne peut passer qiM' pour un «-ompliment.

Je suis bien aise que la pièce nous ait paru cloqiicnlc et solidi' , mais «•«•la ue fera pas d'impression. C'est un plaidoyer (pii ne sera lu (pie du public, qui n'est point juj:e, et les jui;cs et les parties ne le verront pas. l^la rend toutes ces pièces bien inutiles. Le |;cntilli()nime ravisseur de relie fille que l'on se prètoit comme la liancee du roi de (iarbe a ete jiiiçr. I^ ParMnent a aumnenté sa peine, il a él«» blAmé, mais a f/ennuT f-n prt^sfnrc flf's rhamhns (issemhlf'es, et au lien d'aumône, il a rir rondamne en VaniPtif/e, ce qui le fait tomber dans rinfamie et lui fjit p«*rdre sa nobU*s.se. C'eloit aussi la parder trop longtemps (|ue de la prder %epi S4>maine8.

Je \oii8 K^mbaitc le bonjour, une traïKpiillilc |)art'aite et la nH'inc aiiiitif que voti> av) / toujours eue pour moi.

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