CHANTS GUERRIERS ET PATRIOTIQUES DE RIGA
Jusquesàquand, Pallicares, nous faudra-t-il, comme des lions , vivre seuls , dans les défilés, sur les rochers., dans les montagnes? Jusques à quand devrons nous habiter les cavernes.
aSa PIÈCES
n’avoir devant les yeux que les rameaux des forêts, fuir le monde pour éviter la dure servitude, quitter nos frères, nos parens, nos amis, notre patrie?
Une heure seule de vie libre vaut mieux que quarante années de fers et de captivité.
A quoi te sert de vivre esclave? à chaque instant tu souffres le martyre. Envain seraistu prince , Drogman , Vizir, envain t’asservirais-tu chaque jour aux ordres les plus barbares, ta vie n’est pas moins dans la main d’un tyran; il n’en épie pas moins l’occasion de boire ton sang .
Venez, ô Grecs! venez avez un même zèle, faire tous sur la croix ce serment solemnel. Les mains levées au ciel, disons à notre Dieu, du fond de nos âmes :
« O Roi de l’univers! je te jure de ne jamais » me soumettre à la volonté des tyrans , de ne » jamais les servir, de ne jamais me laisser » séduire par leurs promesses. Aussi longtemps » que je vivrai dans ce monde, mon unique
» but sera de les anéantir. Fidèle à la patrie, » je combattrai pour briser le joug qui l’op- » prime, et je serai inséparable de mon gé- » néral.
» Si je viole mon serment, que le ciel me » consume, et que je sois réduit en poudre.
( Allons enfants de la Grèce. )
Imitation de la Marseilloise.
Allons enfants des Grecs , enfants des hommes célèbres! le jour de gloire est arrivé. Illustres et antiques ossements, venez, reprenez la vie; sortez de vos tombeaux ; voyez la patrie qui gémit et qui verse des pleurs.
Aux armes ^ Grecs! prenez vos armes; qu’un fleuve de sang ennemi coule devant nos pieds.
Braves Hellènes, fils des Spartiates, et tous ceux que la foi réunit à nous! venez, amis, embrassons-nous en frères , et faisons tous sur notre épée ce serment solemnel : « c’est au nom
» de la foi, au nom de la patrie ^ au nom de » l l’espérance en Dieu que je tire le glaive. Je » ne le remettrai dans le fourreau que lorsque » la race tyrannique des cruels musulmans » sera complètement anéantie
« Aux armes. Grecs! prenez vos armes j » brisons les têtes des iiifidèles Turcs. »
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