Trêve publiée et continuée jusques au
M. Desmarests. * venu à Paris. On dit que c'estoit
* Philippe Hm-attty seigneur dtr Marais, tua an siéga dea Pçata-de- Ce en 1620,
Avril i6i«. pour appeller M. de Vitry de la part du comte de la Suze * , qui prétendent que M. de Vitry avoit chargé Novion au préjudice de la parole qu'il luy avoit donnée, que lorsque la trêve expireroit, ils.s'entr'avertiroyent l'un 1! autre, avant que de commettre aucun acte d'hostilité. M. de.Yitry dit qu'il luy avoit seulement mandé qu'il le tenoit si galant homme, qu'il s'assuroit qu'il se trouveroit à la teste de ses trouppes. M. Desmarests trouva que ce jour là M. de Vitry avoit des gardes que l'on luy avoit envoyez de la Cour, sur ce que l'on avoit sceu que M. le comte de la Suze estoit party brusquement de Loudun. — Ce prétendu dessein de M. Desmarests d' appeller M. de Vitry fut trouvé tellement mauvais à Paris que l'on vouloit l'arrester pour le mettre en la Bastille ; sur ce qu'on disoit qu'il n'estoit point tolérable que luy qui estoit tenu pour serviteur du Roy, vint appeller M. de Vitry, serviteur du Roy, pour un qui portoit les armes contre le Rey.
Mort de M. de la Boulaye, beau-frère de M. Desmarests. Son gouvernement de Fontenay-le- Comte donné à son fils, avec pouvoir à Mme de la Boulaye 2 de commander durant son bas âge.
Courrier envoyé à la Cour, de la Rochelle, par M. de Sully, lequel porta à Leurs Majestez toutes
1 Louis de Champagne, comte de la Suze, maréchal de camp des armées du Roi, mort en 1636. — Je crois qu'il s'agit plutôt ici du comte de la Suze, parent de M. du Mayne.
2 Marie Hurault, fille de François Hurault, seigneur de Chateaiipen, maître des Requêtes, et de Rachel de Cochefilet.
d'arnauld d*andilly. 157
sortes de bonnes nouvelles des députez de la Reli- a**** gion.
M. de Villeroy tombe malade d'une fièvre.
i 8. Le Roy part de Tours et vient coucher à Àmboise, à cause de là maladie qui estoit à Tours *•
On dit que MM. de Villeroy et Jeannin firent grand office vers la Reyne pour le Chancelier. On dit que M. Ribier fut, par le commandement de la Maréchale, vers M. le président du Vair \ en Provence, pour luy promettre les sceauxi