M. le Cardinal de la Rochefoucaut revient d'Agouïesme
4 René de Thon, seigneur de Bonneuil et de Célf ,' introducteur des Ambassadeurs. Il était petit-fils du Premier Président et neveu de l'historien de Thou.
2 Voy. Fontenay-M areuil, p. 448 ; Pontchartrain, p. 286.
juin tw9. 16. Le Roy va à Amboise, et en revient le me-
credy 19, pour l'amour de M. du Mayne, car autrement il ne fut revenu que le lendemain. • 49. M. du Mayne arrive à Tours, accompagné de deux cens Gentilshommes, dont plus de trente ou quarante estoyent des principaux Seigneurs de Guyenne, et entr'autres, MM. de Vilars, de Montpesat ' , Monclairac 2 , . Comte de Vaillac , Boisse ' , Favas, aisné de Chalet 4 , Barraut \ Théobon *, etc.
1 MM. de Villars et de Montpezat, ainsi qu'il a été dit plus haut, p. 262, note 1, étaient frères utérins de M. du Mayne.
1 Brandelis de Gironde, gentilhomme de la Chambre du Roi et premier marquis de Montclcra en 1616, mestre de camp d'un régiment d'infanterie sous le duc de Mayenne en 1Ç19. (Voy. P. Anselme, t, vin, p. 594 quater.)
1 M. de Boisse-Pardaillan, colonel de l'infanterie des Réformés dans la Rébellion de 1615, allié du gouverneur de Monbeur et de Sainte-Foix, tué pendant la révolte de cette dernière place en 1621, au moment où il allait se faire catholique et recevoir le bâton de Maréchal de France et la lieutenance du Roi de Guyenne pour prjx de son abjuration. Son fils aîné, le marquis de Mirambeau et son gendre le marquis de Théobon étaient les chefs de la Sédition. (Voy. Pontchartrain, p. 101 ; Fontenay- Mareuil, p. 523 ; Merc. /h, t. vu, p. 880.) Je n'ai rien trouvé sur ce personnage ni dans le P. Anselme, ni dans Moréri, ni dans la Biog. Michaud. • * Si ce seigneur^ de Favas est le frère aine de l'infortuné Cbalais, c'est Charles II de Talleyrand, né vers 1596, qui succéda au titre de prince de Ghalais, fut chargé d'une mission diplomatique en Turquie et en Russie, fut envoyé par le Gzar pendant trois ans en Sibérie, et revint en France en 1635. D'André de Talleyrand son frère, sortirent les comtes de Grignote. (Voy. Biog. Michaud, la Notice de M. Weiss sur Chalaîs.) J'ignore si ce Favas est le même que le Député général des Réformés souvent cité dans ce journal et dans les Mémoires du temps,
5 Antoine Joubert ou Jaubert, seigneur de Barrault, ou Aymery Jaubert, seigneur de Barrault, beau-père du comte de Vaillac par la troisième femme de celui-ci, Marie-Madeleine Jaubert. (Voy. P. Anselme, t. vin, p. 165.)
* Rochefort de Saint-Angel, marquis de Théobon, brave gentilhomme
d'arnàcld d'àndilly. 429
Le Roy te reçeut fort bien , et dans le parc du Pies- Joln *«•• sis. La Reyne ne le regarda presque pas \
Le mesme jour M. de Marousan renvoyé à Angoulesme, avec démissions à la Reyne-mère de Charges et Places que Ton luy donne. On avoit voulu douter de luy bailler les canons et munitions qui sont dans Angers ; mais enfin cela luy fut accordé ; il revient le 30 2.
On baille à M, de Boisdauphin, pour son Gouvernement, 200 mil livres et continuation d'appointements de 6000 livres.
À M. du Bellay ', Lieutenant audit Gouvernement d'Anjou, 90 mil livres et continuation de son appointements
A M. Delbène, pour Ghinon, 30 mil écus.
A M. le marquis de la Varenne \ pour Angers,* 80 mile eus.
huguenot, dit Tallemant (Hist. du maréchal de la Force, 1. 1, p. 250). Ce personnage est déjà cité sous le nom de Saint-An gel, à propos du duel entre le comte de Grammont et le marquis de la Force dont il fut le second. {Voy. p. 29.) Il fut accusé d'avoir pris part avec le marquis de Mirambeau à l'assassinat de M. de Boisse, leur père et beau-père. (Voy. Merc. /h, t. vu, p. 880, et Fontenay-Mareuil, p. 523.) 1 Voy. Pontchartrain, p. 286.
* Voy. Merc. fr.y p. 205, la Déclaration du Roi du 2 mai, enregistrée au Parlement le 20 juin, ordonnant le licenciement des troupes et le rétablissement du statu quo ante bellum.
* Martin, seigneur du Bellay, prince d'Yvetot, marquis de Thouarcé, conseiller d'État, Lieutenant-général en Normandie, puis en Anjou, capitaine de cinquante hommes d'armes, Maréchal de camp, mort en 1G37.
* Guillaume Fouquet, marquis do la Varenne, gouverneur d'Angers et de la Flèche.
juin îeit. AM.deBonnevaut,pour lePontde Ce, 20 milécus1.
24. M. le Prince de Piémont de retour cTAngoulesme (videmprà). Il fat si bien receu par la Reynemère, qu'elle l'appella toujours, mon fils, et le fit mettre dans son carrosse avec elle, (chose qu'elle tfavoit jamais faite à personne). Mais, ce qui est beaucoup plus que tout cela , elle luy ouvrit entièrement son cœur avant qu'il s'en retournas!* Le lendemain matin, il alla en poste à Àmboise, au-devant de Madame sa femme, qui arriva le soir mesme à la Cour 2.
27, Le Roy va à Azé ; et revient le samedy 29.
30. M. le Marquis de Mosny * arrive à la Cour, mal-content de la Reyne-mère , laquelle l'ayant envoyé appeller en sa chambre, et fait sortir tout le monde, luy dit, que luy voulant témoigner le ressentiment qu'elle a voit de ses services, elle luy bailloità choisir de tout ce qu'elle avoit en sa disposition, excepté d'Angers, qu'elle avoit esté obligée, pour plusieurs considérations, de donner à M. de Richelieu. Sur cela, il commença à dire, que M. de Richelieu tfavoit rien, ni par naissance, ni par courage, ni par fidélité, qui ie deust faire préférer à luy ; qu'il
* Foy. Fontenay-Bfareuil, p. 444, qui n'est pas d'accord avec d'Andflly sur les chiffres. Angers fut donné à M. de Richelieu, le Pont-de- Cé au vicomte de Bétancourt et Chinon à M. de Chanteloube. La Reinemère eut le gouvernement ô? Anjou à la place de celui de Normandie. {Foy. Mém. de Mole, p. 223 ; Merc. fr., p. 202.)
* Voy. Fontenay-Mareuil, p. 448; Merc. /h, p. 298.
* Louis de la Marck, marquis de Mauny, frère du comte de Brouté, chevalier des ordres, capitaine des Gardes du Corps, premier écuyer de la Reine Anne d'Autriche, gouverneur de Caen, mort en 1626*
d'àenàuld d'àndilly. 431
ne vouloit rien d'elle, ni demeurer davantage à son *««* *«». service ; et qu'il s*all6ît jetter entre les bras de ses ennemis. Elle luy répondit , je pense que vous seriez bien empesché à les trouver, car, par la grâce de Dieu, je n'en croy pas avoir maintenant un seul, etc. . . On dit que le marquis de Mosny luy dit en sortant de la chambre, qu'il serviroit aussi bien M. de Luynes, comme il Tavoit autrefois voulu servir.
Après cela, M. le Marquis de Mosny écrivit à M. de Luynes, qui luy fit réponce, que la Reyrie ayant agréable qu'il revinst auprès du Boy, il s'assuroit qu'il y seroit fort bien reçeu \
M. de Marousan de retour d'Àngoulesme, avec démission de la Reyne-mère du Gouvernement de Normandie, en laquelle on remarque une faute, en ce qu'elle n'estoit passée par devant Nottaire ; mais seulement par un brevet, signé Lecomte, lequel Lecomte n'est pas niesme secrétaire de la Reyne mère a.
Vendredy 5. M, de Bassompïerre, ayant appris Juillet, la mort du Colonel Galati 3, arrivée le 1er ou le 2 juillet, revient à Paris, où il estoit allé lesamedy 29 juin.
4 r«y. Richelieu, p. 553.
1 Voy. Merc. /h, p. 204, une lettre du duc d'Épernon au Roi à l'occasion de la paix, dans laquelle il cherche à justifier sa conduite, se réjouit de la réconciliation du Roi et de la Reine-mère et exprime l'espoir de passer en paix au service de Sa Majesté le peu de temps qui lui reste à vivre.
8 Gaspard Gallati, Suisse, né en 1535, entré au service de France en 1562, capitaine en 1570, commandant de quatre compagnies en 1579, commanda en Provence et en Dauphiné de 1580 à 1587, colonel d'un régiment en 1587, contribua pour une grande part au gain de la
&32 : JïOUHNÀL INEDIT
j»wet un: " Le Colonel Galati avofy quatre charges : 1° ceHe de Colonel du Régiment des Gardes Suisses du Boy; 2° celle de Capitaine de la Compagnie Colonelle; 3° celle de Lieutenant des Cent Suisses de la Garde: li° et celle de Capitaine d'une Compagnie particulière, dont son petit fils estoit Lieutenant. Messieurs les Ministres disoyent qu'il faloit bailler le Régiment au Colonel Feugly, supprimer la Compagnie ÇolpneHe... M. de Bassompierre estant revenu , ne vit le Roy qu'à Araboise, le samedy au soir, obtint de Sa Majesté tout ce qu'il luy demanda, et luy représenta nécessaire pour le bien de son service, qui estoit, la Compagnie Colonelle pour luy ; le Régiment pour le capitaine Hessé; (qui, entr' autres; signalez services, et outre sa capacité, a fait trois actions ,fortïemarquables, la première à £rques,où il porta' mort par terre d'un couple pique...; la deuxième~au*f&arricades à Paris, où ayant esté rrçis par, le Roy en la place de Grève, et tous les autres Suisses ayant esté désarmez, il fit sa capitulation, et de ne le pointestre, et qu'on luy ouvriront les Barricades, pour aller trouver le Roy au Louvre ; ce qui fut fait ; et il F accompagna jusqu'à Rambouillet ; la troisième pour s'estre battu en duel, en Suisse, pour l'honneur de la Erance,
bataille d'Arqués en 1589, dans laquelle il sauva, dit-on, le Roi; lieu* tenant des Cent-suisses en 1603, colonel du régiment des Gardes suisses en 1616, mort en 1619. {Voy. Biog. Michaud, notice signée Ustéri, et Méra. du duc d'Angoulême , coll. Petitot, lr* série, t. xuv, p. 573.) CVst à tort, comme on le voit par le journal d'Arnauld dvÀndilly, q«e la notice de la Biog. Michaud prolonge la vie de ce Jbrave soldat jusqu'en 1629. . „ .
D^UNAULD d'andilly. &S3
contre un autre Suisse, qu'il tûa, en présencede deux *uuiett«». Cantons). Joint que le Colonel Feugly ne réside point d'ordinaire en France \
La lieutenance de la compagnie des Cent Suisses fut donnée au Colonel Feugly, — La Compagnie particulière du colonel Galatj fut donnée à son petitfils, en considération des services du bonhomme.
Le Roy estant revenu à Tours, les Ministres firent
encore difficulté à tout ce que dessus, principalement
1 Monsieur le Chancelier et M. de Pisieux, qui dirent
\ qu'il en faloit demander avis aux Gantons. Mais no-
i nobstant cela, le Boy commanda à M. de Pisieux de
î faire les Expéditions conformes à ce qu'il a voit ao-
f cordé à M. de Bassompierre ; lequel, environ trois
\ semaines auparavant, avoit rendu une extrême preuve
r de probité, ayant ménagé douze mil écus par an au
1 Roy, sur les douze montres des dix Compagnies
Suisses qui sont en France, en faisant réformer à
treize cent soixante et tant d'écus pour Compagnie
la Capitulation qui avoit esté faite avec eux, depuis
cette dernière reveûe à quatorze cent soixante et
tant d'écus ; laquelle augmentation les Suisses luy
vouloyent donner.
Le Roy va à Àmboise, et revient le mardy 9.