‹ Journal inédit, 1614-1620. Publié et annotéChapitre 34 sur 98 · Le Roy part de Bordeaux, fait Noël à Aubeterre · texte numérisé non relu

Le Roy part de Bordeaux, fait Noël à Aubeterre

j\L de Monglat"' est tu-^ en duel par M. de Yitry. Querelle : M. de Yitry jurant dans la chambre de

conseiller d'Etat, lieutenant général des armées du lîoi, lieutenantgénéral au gouvernement d'Orléans,

' Catherine de Lorraine, fille de Charles de Lorraine, duc de Ma3eniie, lo célèbre chef de la Ligue.

2 yoij. Pontchartrain, p. 115 ; Richelieu, p. 270; Fontenay-Mareuil, p. 323 ; Merc fr., t. iv, p. 365.

* Voy. Fontenay-Mareuil, p. 321.

'' Voy. Pontchartrain, p. 120-121; Richelieu, p. 280; Fontenay- Mareuil, p. 323 ; Merc. /)•., t. iv, p. 3G7.

'" On lit par erreur dans le manuscrit Montforf au lieu de Monalat que je rétablis.

180 JOUHNAL INIiDlT

Dcrimbrcini:;. M. (Je GuisG, M. de Guise liiy dil : Tu ne te sçaurois empescher de jurer. Monglat', sur cela dit: Comment s'en empescheroit-il, qu'il n'y a pas jusqucs à son aumosnier qui, en attendant la messe, ne s'amuse h jurer. M. de Yitry répondit : Et moy je vis hier le tien qui s'amusoit à plumer une poulie.

La charge de Grand Louvetier donnée à M. de la Roche-Guyon^ Celle de premier Ecuyer de Monsieur fut donnée au mois de septembre 1616 à M. de Losières, fils de M. de Thémines.

M. de Rheims fait Cardinal.

Monsieur le Prince fait retirer son infanterie dans les isles d'01eron^

1 Robert de Harlay , baron de Monglat, grand louvetier de France en 1612, mort en 1015, dit le Père Anselme, t viii, p. 796, des blessures qu'il reçut dans un combat singulier avec le seigneur de Vitry, son plus intime ami. Il mourut sans alliance, et le fils de sa sœur, Jeanne de Harlay^ héritière de la baronnie de Monglat, mariée à Hardouin de Clerniont, seigneur de Saint-Georges, fut le maniuis de Monglat, rauteurdes Mémoires.

2 François de Siily, duc de la Roclie-Guyon, marquis de Guerclu'ville, grand louvetier de France à la mort du précédent en 1615, mort au siège de la Rochelle en 1628.

' Arnauld d'Andilly (du moins dans la copie manuscrite que nous suivons) néglige de jjarler des afl'aires assez importantes qui eurent lieu en Champagne, pendant les mois de novembre et de décembre, entre les armées du Roi et celles des Princes. On en peut lire le récit dans le Merc. fr., t. iv, p. 380-387.

irH6.

s 0 Al M AIRE.

Janvier. — Affaires entre l'armée du Roi et celle des Princes. — Départ des députés de l'Assemblée de Mmes. — Le Roi arrive à Poitiers. — M. de Candale se déclare de la Religion. — La Conférence de Loudun esi décidée. — Disgrâce du commandeur de Siilery , de MM. de Lorme et de Guron. — La Cour arrive à Tours. — Accident dans la chambre du (Conseil.

Févrieb. — .M. de Vendôme se prononce pour Monsieur le Prince. — Brouille entre M. de Vendôme et le marquis de Cœuvres. — Noms des députés à la Conférence de Loudun. — Mort de Montalte, médecin de la reine-mère, et de M. Fleurance, précepteur du roi.

Mars. — Affaire près de Château-Thieriy, entre M. de Vitry et M. de Novion. — Nouvelles de la Conférence. — Retour de la maréchale d'Ancre à Paris. — Démêlés du marquis de Cœuvres avec les habitants de Crespy. — Nouvelles de l'armée et de la Conférence. — Retour du maréchal d'Ancre à Paris. — Le marquis de Boanivet mis à la Bastille. — M. de la Vieuville achète de M. de Plainville la charge de capitaine des gardes. — Mort de M. Dollé.

Avril. — Rigueurs de M. d'Épernon en Limousin. — Mort de M. de Beaumont. — M. de Béthune envoyé en Italie. — Départ du maréchal d'Ancre. — Appel de M. de Vitry par le comte do la Suze. — Mort de M. de la Boulaye. — Les sceaux retirés au chancelier.

M.\i. — Paix signée à Loudun. — Retour de la reine-mère à Paris. — Arrivée du roi et de la reine dans la capitale. — M. du Vair garde des sceaux. — Les Princes viennent trouver le Roi à Paris. — M. Barbin nommé contrôleur général, le président Jeannin surintendant, et M. de Castille intendant des finances.

JciN. — Évasion de M. de MareiJ. — Appel de M. de Montbazon par le baron d'Anneval. — Le sieur de Beuuveau, condamné à mort , tiré de prison par commandement du Roi. — Remontrances du Parlement. — Préséance contestée au garde des sceaux par le Parlement. — M. Mangot nommé secrétaire d'État contre la volonté de M. de Vil-

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lei'Oj'. — Sonlèvomoiit contre, le marcclial d'Ancre. — Le comte d'Auvergne sort de la Bastille

.liii.i.KT. — E\i'ciition de doux palefreniers du maréchal d'Ancre. —

Retour de quelques-uns des princes.

AoL'T. — Arrivée de l'ambassadeur d'Angleterre au sujet du mariage

de M"'" Chrétienne. — Réorganisation des Conseils du Gouvernement.

— Reddition de Péronne à M. de Longueville. — Démêlés entre Monsieur le Prince et le maréchal d'Ancre. — Ce dernier se retire à Caen. — Inimitié de M. de Guise et du maréchal d'Ancre. — La Reine-mère veut rétablir l'autorité du Roi.

Septembre. — Arrestation de Monsieur le Prince ; détails à ce sujet.

— Départ de MM. du Maine, de Bouillon et de la Trémouille. — M. de Vendôme se sauve. — M. de Guise et M. de Joinville vont rejoindre les princes à Soissons. — Départ de M. le président le Jay. — Pillage de la maison du maréchal d'Ancre. — MM. de ïhémines et de Moiitigny nommés maréchaux de France. — Conduite de M. de Sully. — Mariage de M"* de Soissons avec M. de Longueville. — Le Roi va au Parlement faire vérifier la déclaration contre les Princes absents. — M. le comte d'Auvergne nommé général de l'armée du Roi. — Duel de M. de Brantes et de M. de Ryonne. — On envoie vers les princes pour traiter avec eux. — Conduite de M. de Nevers. — Reddition deChinon. — Retour de MM. de Guise et de Joinville — Mort de M. de la Chastaigneraye. — M. de Guise va à Soissons et obtient l'accommodement des princes.

Octobre. — Retour du maréchal d'Ancre. — Il se réconcilie avec M. de Guise. — Brouille entre M. d'Épernon et les Rochellois. —

— M. de Luynes grand fauconnier. — Le maréchal d'Ancre fait dresser des lettres d'érection de son marquisat en duché-pairie. — Mort de M. de la Chevalerie. — Maladie grave du Roi, — M. do Lesdiguières va secourir le duc de Savoie.

Novembre. — Changements dans les Conseils du Gouvernement. — Exécution de Boursier, accusé d'avoir voulu tuer la reine-mère. — M. de Lussay envoyé pour favoriser le passage du duc de Nemours en Savoie. — L'entrée de Reims refusée à M""" de Nevers — M. de Nevers fait piller la maison de Si appartenant à M. de la Vieuville — Bompar assassiné par Cusac. — M. de Blerancourt, gouverneur de Péronne, Montdidier et Roye. — Duel du duc de Rohannois et de M. de la Frezelière. — Le Roi exige que M. de Nevers rende justice à M. de la Vieuville. — Résistance opiniâtre de M. de Nevers. — Examen de cette affaire au Conseil d'État. — Les sceaux sont retirés à M. du Vair et donnés à M. Mangot. — M. de Luçon est nommé secrétaire d'Etat à la place de M. Mangot. — Le maréchal d'Ancre

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juin pour lioiirii où il v;i tenir les Etats. — Le Uoi dau^e son premior ballet. — MM. de .\evers et de Bouillon se Ibilitient. Dkcemuue. — Retour du marédial d'Ancre. — Le gouvernement de l;i Rastille enlevé à M. de Theniines; sa eonduitc à ce sujet. —Mauvais état des finances. — Projets du Roi pour y pourvoir. — Opposition de la Cour des Aides. — Discours du garde des sceaux et du président Chevalier. — Saintc-Menehould repris à M. de Nevers. — Le gouvernement en est donné i\ M. de l-'osscz. — M. de Scliomljeig envoyé en ambassade extraordinaire en Allemagne.

1. M. de Guise fit une traiste de vin.2,t iieûes avec deux mille chevaux et cinq ccnsmous(iuetaiiesà cheval (M. de Boisdaufin meiioit le reste de rarnice), pour aller surprendre Monsieur le Prince et MM. du Mayne, de Longueville et de Builloii qui estoyeni dans Saint-Maixant. — M. de Saint-Aignan ' , qui marchoit devant avec cinq cens chevaux-légen; , rencontre les carabins de M. de Sully, puis les gardes de Monsieur le Prince; les chargea, ce qui tut entendu, et donna l'alarme à Saint-Maixant. MM. le Prince, de Longueville et de Buillon sortirent, et M. du Mayne demeura pour assurer M. de Sully.

2. M. du Mayne, voulant avoir sa revanche, part avec deux mil chevaux, pour enlever le quartier des chevaux-légers du Roy, lesquels en ayant eu avis, se

1 Honorât de Beauvillier, comte de Saint-Aignan, né en 1579, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, conseiller d'Etat, uiestre de camp général de la cavalerie légère en 1011, commandant de la cavalerie de l'armée du Roi en 1615, lieutenant général du Berry en 1617. S'étant joint au parti de la Reine-mère, le comte de Saint-Aignan fut fait prisonnier au Pont-dc-Cé en 1620, et privé de sa charge de mestre de camp de la cavalerie légère II mourut en 1622. Son (ils fut premier duc de Saint-Aignan et membre de l'Académie française. {f'oy. P. Anselme, t. iv, p. 795 cl suiv.)

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