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retirèrent. M. de Prasiin, croyant c[ue M. duMayne niettroit pied à terre, et demeurcroit quelque heure dans le bourg-, pria M. de (luise de trouver bon qu'il allast attaquer l'escarmouche avec cent chevaux; que l'on envoyast après les chevaux-légers pour le soustenir, et puis que Ton fjst marcher le reste de l'armée. Il y fut donc. M. de Fossez menoit les douze preniiers, qui servoyent de courriers ; M. de Créquy ' suivoit à trente pas avec v-ingt-cinq ou trente ; et M. de Prasiin menoit après le reste. Ils trouvèrent M. du Mayne deslogé ; s'il y eût encore esté, M. de Prasiin estoit taillé en pièces.
II. Les députez de l'Assemblée de Nismes, qui avoyent voulu parler au nom des députez de F Asseml)lée générale de Nismes, ayant seulement esté entendus au nom de l'Assemblée de Nismes", sur l'instance de"' M. de Thianges% qui, sur ce qu'on ne les vouloit point ouïr du tout, dit ne pouvoir retourner
1 Chai-les, sire de Créquy et de Caïuijjles, prince de Poix, depuis duc de Lesdiguières, coinine héritier du connétable son beau-père, pair de France, lieutenant général du Dauphiné, mestre de camp du régiment des gardes en 1604, blessé au siège de Saint-Jean-d'Angely, maréchal de France en 1021, ambassadeur à Rome en 1633, tué d'un coup de canon en 1638, dans un comb:it contre les Espagnols.
2 « Enfin le baron de Tliianges dit au Roy qu'il ne pouvoit retourner vers Monsieur le Prince, que ceux de ladite Assemblée n'eussent présenté leurs lettres à Sa Majesté, et qu'ils ne fussent ouys : Cela leur fut accordé, comme députez de l'Assemblée do Nismes, mais non de l'As&emblée générale de ceux de la religion prétendue reformée. » {yerc. fr., t. iv, 2« partie, p. 5.)
"' Charles Damas, baron puis martjuis de Tliianges, maréchal de ciuup, lieutenant général en Biessc, capitaine de cinquante hommes dainies, mort en 1038.
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vers Monsieur le Prince, qu'ils n'eussent esté ouïs, Janvu-r i6i«. ledit jour donc partirent lesdits députez de la Rocheloucaud où le Roy estoit, pour retourner à Nismes en l'Assemblée ; et MM. de Nevers et l'ambassadeur d'Angleterre ' sont aussi partis le mesnie jour pour retourner vers Monsieur le Prince'^.
6 ou 7. Le Roy arrive à Poitiers.
7. M. de Praslin ayant eu avis que les réginiens de Desostels, Basme et Villarceaux'' estoyent logés à Nanteûil, à une lieue de Saint-Maixant, va luy quatorze ou quinzième en pourpoint (dont M. de Feuquière^ en estoit l'un) les charger dans leur logement, enfonce leur barricade, taille en pièces
1 L'ambassadeur d'Angleterre Edmond avait été chargé par son Souverain de s'offrir pour arbitre entre le roi et Monsieur le Prince et de chercher à leur faire faire la paix.
- Voy. flerc. fr.,t. iv, 2^ partie, p. 2-18. M. de Thianges avait été envoyé vers le roi par le prince de Condé pour lui proposer la tenue d'une Conférence dans laquelle des députés de l'un et de l'autre parti traiteraient des conditions de paix. Cette proposition fut acceptée. Le Mercure entre dans de grands détails à ce sujet. On y trouve la lettre de ^lonsieur le Prince au roi et la réponse du roi qui est très-belle. f'oy. aussi Richelieu, p. 285.
3 Nicolas de Mornay, seigneur de Villarceaux, mestre de camp en l'armée de Jlonsieur le Prince, mourut à Saint-Maixant, lors du voyage de Poitou en ICIG. (P. Anselme, t. vi, p. 292.)
'' Manassès de Pas, marquis de Feuquière, né en 1590,. lieutenantgénéral, fait prisonnier au siège de la Rochelle, ambassadeur en Allemagne, lieutenant-général des gouvernements de Metz et de Toul en 163 J , de celui de Verdun en 1636, commandant en 1639, au siège de Thionville, où il eut le bras cassé, fut fait prisonnier et mourut en IC/iO. On a publié ses lettres et ses négociations pendant son ambassade en Allemagne en 1633 et 163Z|. Récemment on a édité la Correspondance des Fe nquière. Le marquis de Feuquière était cousin par alliance d'Arnauld d'.Aiidilly.