‹ Journal inédit, 1614-1620. Publié et annotéChapitre 39 sur 98 · Trêve publiée et continuée jusques au · texte numérisé non relu

Trêve publiée et continuée jusques au

M. Desmarests ' venu à Paris. On dit cpe c'estoit

1 Philippe Hurault, seigneur du Marais, tué au siège des Ponts-dc- Cé en 1620.

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pour nppellcr M. de Vitry de la part du comte de la Suze ', qui prétondoit que M. de Vitry avoit charge Novion au préjudice de la parole qu'il luy avoit donnée, que lorsque la trêve expireroit, ils s'entr'avertiroycnl, Tun Tauti-c, avant (juc de commettre aucun acte d'hostilité. M. de Vitry dit qu'il luy avoit seulement mandé qu'il le tenoit si galant homme, qu'il s'assuroit qu'il se trouveroit à la teste de ses trouppes. M. Desmarests trouva que ce jour là M. de Vitry avoit des gardes que l'on luy avoit envoyez de la Cour, sur ce que l'on avoit sceu que M. le comte de la Suze estoit party brusquement de Loudun. — Ce prétendu dessein de M. Desmarests d'appeller M. de Vitry fut trouvé tellement mauvais à Paris que l'on vouloit l'arrester pour le mettre en la Bastille; sur ce qu'on disoit c{u'il n'estoit point tolérable que luy qui estoit tenu pour serviteur du Roy, vint appeller M. de Vitry, serviteur du Roy, pour un qui portoit les armes contre le Roy.

Mort de M. de la Boulaye, beau-frère de M. Desmarests. Son gouvernement de Fontenay-le-Comte donné à son fils, avec pouvoir à M"'' de la Boulaye " de commander durant son bas âge.

Courrier envoyé à la Cour, delà Rochelle, par M. de Sully, lequel porta à Leurs Majestez toutes

1 Louis de Champnoino, comte de la Suze, maréchal de camp des armées du Roi, mort en 1636. — Je crois qu'il s'agit plutôt ici du comte de la Suze, parent de M. du Mayno.

2 Marie Hurault, tille de François Hurault, seigneur de Chàteaupers, maître des Requêtes, et de Rachel de Gocliefilet.

I> 'au N A L' 1, 1) d'a.M)! I.I.V. 157

sortes de bonnes nouvelles des députez de la Ueii- ^vm tei». gion.

M. do Yilloroy tombe malade d'une fièvre.

18. Le Roy part de Tours et vient coucher à Amboise, à cause de la maladie qui csloit à Tours '.

On dit que MM. deVilleroy et Jeannin firent grand ofTicc vers la Reyne pour le Chancelier. On dit c[ue M. Uibier fut, par le commandement de la Maréchale, vers M. le président du Yair -, en Provence, pour luy promettre les sceaux.

19. La Reyne-mère part et va coucher à Blois. On laisse Monsieur le Chancelier, M. le président

Jeannin, et autres de Messieurs du Conseil à Tours, pour traitter les alïaires ; et M. de Guise avoit sept compagnies du régiment des gardes, qui entroyent en garde devant son logis, comme estant lieutenantgénéral des armées du Roy.

Monsieur le Prince fort malade à Loudun, d'une grande fièvre continue avec pourpre et grands redoublemens. Le Roy luy envoya M. Petit, médecin, et autres, avec plusieurs préservatifs; et envoyoit tous les jours des courriers savoir des nouvelles de sa

1 loy. Merc. fr., t. iv, p. 77.

2 Guillaume du Vair, né en 1556, conseiller au Parlement de Paris en 158^, maître des Requêtes en 1594, premier président du Parlement de Provence, garde des sceaux, du mois de mai au mois de novembre IGIG; remplacé par Maiigot; de nouveau garde des sceaux, le 25 avril 1017, après l'assassinat du maréchal d'Ancre, évéque et comte de Lisieux en 1618, mort en 1621. « Il passa, dit le P. Anselme, pour le plus intègre et le plus éloquent magistrat de son temps, et fut le premier qui donna du lustre à la langue françoise. » ( P. Anselme, u M, p. 535.) — M. Ribier était neveu du président du Vair.

Avril icifi. saiih'. On dit que Monsieur le Prince témoigna se sentir fort obligé à Leurs Majestez du grand soin qu'elles avoyent de luy '.

M""" la Comtesse de Soissons, voyant la maladie de Monsieur le Prince, et craignant que s'il venoit à faillir, on se saisit de Monsieur le Comte, l'envoya se promener à Fontevraux, et de là ù un chasteau fort nommé Brézé, près de Saumur.

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