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Novembre ifiiF. (Jc CiCiicluniies clc, Monsicup, envoyé en Chanipagiic, pour revenir en diligence, apporter nouvelle si M. de Nevcrs avoit obéy; afin qu'au cas qu'il ne l'cust fait, le Roy partist en diligence, pour aller en personne à Rheims.
M. de Marolles assure la Reyne, sur sa vie, que M. de Nevers n'avoit fait autre chose que de saisir, et élablir Commissaire, par les voyes de Justice, en la maison de M. de la Vieuville, à cause de devoirs Seigneuriaux non rendus.
M. le duc de Rohannois' se bat à répcc seule, près la porte Montmartre, contre M. de la Frczelière, gentilhomme de Poitou, auquel il donne la vie, et remporta son épée, qu'il luy renvoya après, par M. de Varennes. La querelle venoit de ce que M. de Rohannois croioit que M. de la Frézelière eut emcû les habitans de Poitiers contre luy, lorsqu'il fut contraint d'en sortir, il y a environ deux ans, et que luy ayant promis de l'amitié, il luy eut au contraire rendu de mauvais offices auprès de la Reyne.
2/j. L'Exempt des Gardes, de retour de Champagne, rapporta, qu'il avoit trouvé des commissaires établis par Justice, dans la maison de M. de la Vieuville, avec dix ou douze soldats, et un honneste
de Grève le 10 mai 1032. Son frère, le garde des sceaux, mouiut en prison peu de temps après. (Voij. P. Anselme, t. vu, p. 479.)
1 Louis Gouffier, duc de Rouaiinois, né en 1575, capitaine de cent liommes d'armes des ordonnances, gouverneur de Poitiers, pair de France en 1612, conseiller d'Etat en 161/i, accusé de complot avec le prince de Condé et condamné à mort par contumace en 1631, mort en 1642.
homme {|!ii leur commaiidoit. pour gjiidcr ladite^ N.vm.h.r m^. moison ; lesquels ii'avoycnt fait oucuu drsordre, et avoyent payé tous les vivres qu'ils avoyent pris, et liiy avoyent offert de sortir do la place, et de la luy remettre, entre les mains, puisqu'il avoit Commission du Roy ; que quant à M. de Nevers, il luy avoit dit toutes sortes de bonnes paroles, et usé de toutes sortes de soumissions, pour ce qui conccrnoit la personne et le service du Roy. Alais que quant à la Reyne, il avoit dit, qu'elle l'avoit traitté, luy, et les autres Grans absens de la Cour, ainsi que des Esclaves ; qu'il estoit hors de sa tyrannie, et que d'autres qui y estoyent encore, n'y seroyent plus, possible dans trois mois; qu'il ne la verroit jamais qu'en peinture ; et que si M. de Prasiin alloit à luy, avec dix mil hommes, il iroit au devant, avec vingt mille. Avec plusieurs autres paroles contre la Reyne, et le Maréchal d'Ancre.
J'ay ouy conter à M. Barbin cette affaire, le 23 mars 1618. qui est. que se devant tenir conseil chez Monsieur le Garde des Sceaux du Vair, pour cette affaire de Si, la Reyne luy commanda d'y aller, résolu de ne dire mot. L'alTaire ayant esté rapportée par M. de.... Monsieur le Garde des Sceaux dit. qu'il estoit d'avis de renvoyer tout au Parlement, M. de Villeroy dit, que l'affaire estoit de telle conséquence, qu'il estimoit qu'il la taloit retenir au Conseil, d'autant qu'autrement, ce seroit laisser opprimer un gentilhomme qui n'estoit en cette peine, que pour avoir servy le Roy. M. le Président Jeannin dit, qu'il