lOUUNAi, ]m':i)it
Viliy, iiiaivcliul de France. — ArresUitiim ilf la iiiaivcliulc d'Ancre.
— Mauvais traitements envers son fils. — Disgrâce de Mangot, de l'évèque de Luçon ; arrestation de Barbiii. — Rappel de M. de Villeroy ; Jeannin, surintendant des Ilnances ; du Vair, garde des Sceaux; le Cliancelier, chef du Conseil; M. de Maupeou, contrôleur j^i'néral des finances. — Faveur de M. de I.uyno>;. — Mariage du duc de Longuevillc avec M"' de Soissons.
Mai. — Départ de la Reine-mère pour Blois. — Condaïunation de du Travail. — Retour des Princes. — Mort du président de ïliou. — M. Déageant, intendant des finances. — Retour du comte d'Auvergne.
— Assassinat de M. d'Orvilliers Vialart. — M. de Vitry, reçu conseiller au Parlement. — L' assemblée de la Rochelle se sépare. — Madame la Princesse entre à la Oastille. — Retour de M. de Guise.
— Due! de M. d(! la Vallette avec M. de Schomberg.
Juin. — M. de Luynes, conseiller au Parlement. — Femme de Charires accusé d'avoir voulu tuer le Roi. — Différend entre MM. de Guise et de Nevers. — Arrivée de rarclicvèque de Pise, Ambassadeur de Savoie.
Juillet. — Condamnation et exécution de la maréchale d'Ancre. — Arrivée de M. de Montmorency et du i)rince de Sedan. — Livre des «[uatre ministres de Charenton ; ajournement personnel. — Prise de Fougères par le baron de Guémadeuc. — Il est mis à la Bastille. —
— Prise de Verceil par dom Pedro de Tolède.
Août. — M. de Modène envoyé vers la Reine-mère. - L'évôché de Lisieux donné au garde des sceaux. — Déclaration touchant les Clin- (juants. — Don de la confiscation de la maréchale d'Ancre à M. de Luynes. — Complot pour tirer Monsieur le Prince de la Bastille.
Septembre. — Paix de Savoie. — Arrivée du général des Capucins. — Mort du maréchal de Montigny. — Le maréchal de Vitry, gouverneur du Berry. — Mariage du duc de Luynes avec M"* de Montbazon. — Mort de M. de Refuge. — Monsieur le Prince conduit à Vincennes. — Condamnation et exécution de Geniers. — Démarches (ht M. de Sully pour rentrer aux finances. — Le marquis de Cœuvrcs ambassadeur à Rome. — Exécution de Guémadeuc.
OcTOBUE. — Convocation de l'Assemblée des notables à Rouen. — Le Roi veut supprimer la vente des gouvernements. —M, de Modène envoyé ;\ Blois, — Mort d'Arnauld l'intendant.
Xo\EMBr,r. — M. d'Epernon revient à Paris. — Départ du Roi pour Rouen. — Arnanld d'Andilly y suit la Cour. — Conduite de M. de Luynes en arrivant :\ Rouen. — Il est chargé d'ouvrir les États en sa qualité de lieutenant-général an gouvernement de Normandie. —
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Plan tir I' \ssi'inl)li'i'. — I)isri>ufs do M. di' I^tiyiics. — Anivi'c du Tuti i\ Kout'ii.
Dfcemuiie. — Oiivertiui' do I' ^sseinbli'C dos \()lal)los. — Conventions onti-f la Noljl(>sse et les oflioiei's des Parlements. — Liste des membres de l'assemblée et tableau de leurs positions respectives. — Travaux de l'Assemblée. — Mort de M. de Villeroy. — Madame la Princesse accouche d'un enfant mort-né ; révô(|ue de Paris refuse de lui faire des obsèques. — Le cardinal du Perron présente au Roi le cahier des délibérations de rAsscmbléo, — Clôture de ladite Assemblée. — Départ ot retour du Roi.
Dimanche 1. Mort de la fille de M. le maréchal d'Ancre, âgée de ... ans. On dit qu'il avoit dessein de la marier à M. de la Valette '.
Duel delà Courbe, fils d'un capitaine des gardes, et la Beync (c[ui a eu la compagnie), à pied, avec une épée et un pistoUet. Tous deux blessez, mais la Beyne plus que la Courbe.
Un commis des fermiers des cinq grosses fermes à Laon, ayant esté pressé de payer les deniers de sa recette, dit qu'il avoit défences de M. le marquis de Cœuvres, et ayant ensemble esté trouver ledit sieur Marquis, il leur fit réponce, qu'il attendoitdes expéditions de la Cour, pour prendre cet argent; que cependant, il leur faisoit défences de l'emporter, et que dans huit jours, il leur déclareroit sa volonté. Le Procès-verbal de cela estant rapporté au Conseil, il fut ordonné par arrest, décret d'ajournement personnel contre ledit sieur Alarquis; qu'un huissier du
1 Marie Concini, née en 1G08. Elle avait eu Henri IV pour parrain et la princesse de Condé pour marraine, {foij. Ricliolicu, |). ;|2/| ; Merc. f'r., t. u, MDCXVII, p. 102.)
:2r)S .loiitN.Vi, i\i';i)ri
Conseil siToit (Mi\ !)vr pour l'iiire ])ayei' l'argoiit par le
commis, etc.
11. Lostre en l'orme de Manileste, écrite par M. (lu j\layne ;ili l»oy. Se pleint entr'autres choses, de ce qu'un homme |)ris;i Soissons, a esté envoyé, et incité pour l'assassiner.
Celle alTaire est renvoyée par le Roy au Parlement, lequel ordonne, que le procès sera l'ait et parfait, jusques à sentence définitive exclusivement, et que le prisonnier et le procès seront amenez. Ensuite de cet arrest, un lieutenant du Prévost de Flsle, ayant esté à Soissons, avec dix archers, pour amener le prisonnier, on les enferma dans une liostellerie, où on leur fit boime chère, on paya leur dépense, et puis on les renvoya sans les laisser parler à personne.
Sur ce que M. du Mayne disoit, que le prisonnier avoit dit que Défontis luy avoit baillé de l'argent pour luy faire faire le coup, le Présidial de Soissons décréta ajournement personnel, contre ledit sieur Défontis, lequel en appella au Parlement '.
Le Roy répondit le 17 à la lettre de M. du Mayne. M. de Luçon fit la dépesche ".