TOUn.NAl. 1 ni': DIT
les t'ormcs de l;i (lucrre, attendu ([iTils n'cstoyent pas responsables du niaiiquo du monde de leurs soldats, (dont plusieurs s'en alloyenl après avoir reçeu la montre, sans qu'il soit possible de les en empesctier). pourveu qu'ils oiïrissent, comme ils font, de bailler p;u' (>ci'it. le notn dos lieux d(^ leui's demem'es, et de les y aller prendre, si on veut leur bailler un prévost pour ce sujet, avec charge de leur faire faire leur procès : que si c'estoit qu'en faisant la montre de leurs compagnies, il s'y trouvast des passevolanis, en ce cas, ils reconnoissent qu'ils méritoyent d'estre cassez et lesdits passevolans d'estre pendus, suivant les ordonnances.
Sur ce que le Roy trouva bon de r(''tablir lesdits capitaines en leurs charges, mais que l'on avoit mis dans les lettres expédiées pour cet effet, que Sa Majesté leur avoit fait grâce, ils dirent qu'ils ne pouvoyent soutfrir ce mot de grâce, pour ce que n'ayant point failly, ils ne devoyent point recevoir de grâce, et que s'ils avoyent failly, il les faloit chastier et les juger en conseil de guerre.
Environ la fin du mois, ^I. de Luines remis bien avec la Reyne-mère , ot puis avec le Maréchal d'Ancre.
Vers ce temps-là mesme, M. de Nevers va à Soissons, où M. de Vendosrae se trouva '.
1 f'oy. Hichelicu, p. ;iS7 ; Poiitrliartraiii, p. 201 ; Mfrc. fi., p. 3^. ^'otJ. Merc. fr., p. 36, le manifi'>^tr' du ddc cIp Nevers, on réponse à la Déclaiatinn piihlic'ornniir lui.
i)"\n\A'. i.n d'à M) 11. IN. 261
Mccrccly I. M. \v coniU^ d'Auvergne part, avec un canon, et une couleuvrine, pour aller coinniander rannée du Uoy destinée pour servir es provinces de Normandie, Perche, Mayne, Pais Chartrain, Nivernois, etc. — L n des desseins estoit pour nettoyer toutes les places, estant en quelques unes desdites provinces qui favorisent les Princes , comme la Perté- Vidame, la Louppe, la maison du marquis d'Alligre '. la Ferté-Bénard, Nogent-le-Rotrou, etc. — 11 fit trèsbien en ce voyage, car toute la noblesse du pais estoit preste à se soulever, et néantmoins, avec quinze ou seize cens hommes de pied, et environ trois cens chevaux, il contraignit tout de se tenir en devoir, et fit abattre le chasteau du Mans. Le marquis de Laverdin Gouverneur de la Province, qui a épousé une nièce de M. du Mayne % et favorisoit son party, ne parut point. Monsieur le Comte comnn't en sa place au gouvernemient du pays, quatre des principaux seigneurs de la Province, sçavoir, M. de la Flotte. M. de Horée, M. de Bouille, et M. de Vassé '.
' Estienue d'Haligi-r ou d'.VJigie, conseiller au grand Conseil, chef du Conseil de Charles de Bourbon, comte de Soissous, tuteur honoraire de Louis de Bourbon, comte de Soissons son fils, conseiller d'État, président au Parlement de Bretagne, garde des sceaux et chancelier de France en 162'i, destitué en 162G, mort en 1635. (l'on. V. Anselme, t. VI, p. 5)0.)
- Henri de Beaumanoir, Marquis de Lavardin,' lils du maréchal et gouverneur des comtés du Maine, du Perche et de Laval, avait épousé en 1614 Marguerite de la Baume, fille de Rostaing de la Baume, comte de Suze, et de Madeleine des Prez-Montpezat. Le marquis de Lavardin étant mort en 1633, elle se leniaria avec le comte de Modène.
5 Foy. Fontenay-Mareuil, p. 365; Richelieu, p. 389; Pontchartraiu. p. 202; Merc.fr., p. 111.
^i)"! .ion-, \ Al, im:()ii
La iiiccc de M. du AJaync, (jue .M. le Marquis de Laverdin a épousée, est fille de M. et M"" de Suse, laquelle est sœur de M. le Marquis de Vilars, et M""' de Montposo.t , eu fans de feu M""= du May ne et de M son premier mary '.
M. le Maréchal d'Ancre part pour aller en Normandie, (toute la cour estoit h son lever pour luy dire Adieu). On tient que c'estoit à dessein de fortifier Quillebeuf, et que l'armce du comte d'Auvergne estoit pour favoriser cette entreprise. Depuis, il s'est veu par ellet, qu'il a fortifié Quillebeuf, mais il avoit des trouppes pour ce dessein, autres que celles de M. le Comte d'Auvergne-.
5. La nuit d'entre le Dimanche et le Lundy gras, la compagnie de Gendarmes de M. de Candale, commandée par Récourt, estant d'environ quarante
maistrics, logez à près la Fère, est chargée par
des troupes envoyées par M. de Vendosme. Trois maistres tuez, trois valets brûlez dans une maison,
' Hcniiette de Sa\oie, niarqui-e de Villais, fille du maréchal et amiral de Villars, épousa 1° Melrliior des Prez, seigneur de Montpezat, maître des eaux et forêts, sénéchal de Poitou, lieutenant du roi en Guyenne ; 2" Charles de Lorraine, duc de Mayenne, le chef de la Ligue, De son premier mariage elle eut, entre autres enfants, Emmanuel Philibert des Prez, marquis de Villars, chevalier des ordres en 1618, mort des suites des blessures qu'il reçut au siège de Montauban eu 1621 ; Henri des Prez, marquis de Montpezat, évêquc de Montauban, puis capitaine; de cinquante hommes d'armes, gouverneur de Muret, de Grenade, mort en 1619; Madeleine des Prez, comtesse de Suze. {Foij. P. Anselme, t. mi, p. 100.) C'est donc .\ lort que notre manuscrit porte madame au lieu de monsieur de Montpezat. paimi les enfants de la feue duchesse du Mayne.
- yo'j. Mac. fr., p. 158 et 10-. . .
D'.MiNAiin n' A \ 1)1 iiv. 26o
Recourt , et toul le reste de sa troupe pris prisoiiniei-s, avec tout leur écjuipage, où il y avoit plus de cent bons chevaux. Trois hommes de ceux de M. de Vendosme tuez. Il y avoit fort longtemps C|ue cette troupe faisoit tous les désordres du monde, et logeoit partout, sans département, et mesme, avoit voulu loger sur les terres de M'"' de Candales qui les en avoit empêchez '.
'J2. M"' de Vienne enlevée par Saveuse. Sa Gouvernante la trahit, l'ayant menée à la porte, après souper, sous prétexte d'oiiir une i\Jusi(|uo. I.e Carrosse attendoit au Coin de la Rue des Rillettes. 11 se rompit près la porte Saint- Denis, oîi l'on fit monter M"* de Vienne sur un cheval.
\o. Déclaration contre MM. de Vendosme, du Mayne et de Ruillon -.
^!ouvelle arrive, que M. le Maréchal de Thémines,
' l oij. Merc. fr., p. llj.
- roij. Fontcnay-Mareuil, \i. 305 ; Pontcliartiaiii, ]>. 2{)'2; Richelieu, p. 388. Cette déclaration, qui comprenait aussi le Marquis de Cœuvres et le Président le Jay, a été recueillie coll. Petitot, 2'^ série, t. m, p. 244. On la trouve aussi dans le Merc. fr,^ p. 44, avec les Remontrances des Princes et les Réponses qui y furent faites, où on lit le passage suivant concernant Tévèque de Luçoii : » Celuy qui a esté fait » secrétaire d'Estat est un Prélat si plein de gloire pour l'innocence de » sa vie, pour l'eminence de son savoir et pour l'excellence de son » esprit, que tous ceux qui sçavent quel est son mérite advoueront 1) aisément que Dieu l'a destiné pour rendre de grands et signalez ser- 1) vices à Leurs Majestez, au milieu des tempestes de leur Estât. » A la suite de ces pièces, le Mercure donne la DccUiralion du Roy, en date du 17 février J617, sur le stibjecl des nouveaux reumemeuts de son royaume. Ce document remarquable, contresigné Richelieu, est iwobablcmcnt de sa main.
r<-\ricr IfilT. /
'2{\li lOlIRNAI, IMÎDII
ayiiiiL hcù (jiic M. de Ncvcrs icluuiiiuil à Chuslcuu- Porcicn, avec quatre cens chevaux, l'avoit suivy, mais n'avoit pu le joindre. Il kiy prit quelque bagage, tua douze ou quinze de ceux c|ui le conduisoyent, et s'estoit allé mettre en bataille à la portée du Canon de Chasteau-Porcien, où il avoit demeuré assez longtemps sans que personne osast sortir, encore que M. de Nevers y fust en personne.
Environ ce temps, M. de Joinville l'ait serment de la charge de chambellan, qui lut ostée à M. du Mayne'.
17. M. de Guise ayant la charge de Lieutenantgénéral pour le Roy en ses armées, paTt pour aller à Chasteau-Thierry. M. de Commartin, estoit Intendant de la justice et des finances de ladite armée*.
MM. de ïhémines et de Praslin ne s'accommodant })as bien ensemble, M. de Guise envoya M. de Feu- (juières vers M. de Praslin, lequel dit, que puisqu'il avoit plû au Roy d'élever M. de Thémines au-dessus de luy, il luy porteroit le mcsme honneur qu'à un Maréchal de France ; qu'en l'absence de M. de Guise, il luy obéiroit entièrement ; mais que de désirer de luy qu'il se relàchast aux fonctions de la charge de Maréchal de Camp, ce n'estoit chose raisonnable; qu'il vouloit bien, après avoir fait des logemens, aller trouver M. de Thémines, pour savoir s'il les approuveroit ; mais que M. de Thémines n'eust le mot de
' Foy. Pontcliai train, p. 207. Celait la charge de grand chambellan de France.
2 Voij. Merc. fr., p. IIG.-
I)' \ UN \i II) nV\ MM 1.1. V. HOTï
M. de(Juisc, et puis le luy baillasl ;i luy, ccsloil chose ((ui lie se devoit et ne s estoit jamais prali- ([iiéc ; et que, pour le montrer, M. de Biroii', (jui l'aisoit la charge de Maréchal de Camp au Siège d'Amiens, prenoit le mot du Roy et non pas de M. le Conncstable ; et que, de lait, si le Roy venoit en son armée, il supplieroit M. de Guise mesme de trouver bon ([u'il reçeust le mot de Sa Majesté, et non plus de iuy ; ce cjui témoignoit assez que ce n'estoit pas man({ue de respect à la personne de M. de Thémines, mais pour ce que Tordre de la guerre estoit tel ; et que pour faire connoistre l'affection qu'il avoit de servir, il demeureroit dans l'armée en qualité de gentilhomme particulier, au cas qu'on ne luy voulust laisser faire sa charge. — M. de Guise dit, sur cela, qu'au voyage de Rayonne, M. de Vignollcs. Maréchal de Camp, prenoit le mot de luy, encore que M. le Maréchal de Brissac y fust, et qu'estant de retour à Rordeaux, M. de Vignolles le supplia de trouver bon qu'il prist le mot du Roy. M. de Thémines, au contraire, insiste sur sa commission , à la fin de laquelle, (après le pouvoir qui luy est donné, de faire, en l'absence de M. de Guise, les mesmes choses que luy) , il y a une clause qui porte pouvoir d'exercer les mesmes fonctions, tant en présence qu'en absence.
' Charles de Gontaut, duc de Biion, second iiiaiéchal de ce nom. pair , amiral et niaréclial de France, condamné à mort et exécuté en 1602. II eut en 1597, comme maréchal général des camps et armées du Roi, toute la conduite du siège d'Amiens, quoique le connétable de Montmorency fût présent. {Voij. P. Anselme, t. vu, p. 363.)
"iOi') .101 n \ M, I \ ]%])] i
""^ '■"■'" "*'" -M. liaibiii dit, ({uc cela a voit esté lait, parce que
M. de Thcmincs avoit dit ne pouvoir aller autrement, d'autant que Al. de Guise commandant, et M. de Praslin estant seul Maréchal de Camp, il n'avoit sans cela, aucun pouvoir en l'armée.
Environ le ^5. Cufy pris par M. le Maréchal de Montigny. Ils endurèrent deux cens coups de canon. 11 fut trois semaines devant, et l'eût pris plus tost, s'il eust voulu ; mais il se fàchoit de perdre M. de Meneton, neveu de sa femme, qui s estoit jette dedans. Le Roy ayant sceû la nouvelle, manda à M. de Montigny de faire raser la Place; ce qu'il fit exécuter par un Prévost, qu'il mena avec luy ; et depuis, a fait le semblable à toutes les autres places qu'il a prises'.
M. de Bersy fut envoyé. — Incontinent après M. de Montigny prend Vouzy -.
Mars Environ le l". Vincenze, secrétaire de M. le Ma-
réchal d'Ancre , pris prisonnier et mené à Sois^ sons^
La Cirange, secrétaire de Monsieur le Prince, mis auChastellet pour ce qu'il se mesloit d'autres alïaires {{ue celles que le Roy luy avoit pennis de traitter. AL de Guise, avec trois mil hommes de pied et
1 l^'O'j. Richelieu, p. 39.'j ; Poiitchartrain, p. 20'i ; Meir. fr., p. 165.
2 Douzy, suivant le Mercure, p. 100.
•■ W revenait d'une mission en Allemagne et dans les Pays-Bas, lorsqu'il fut arrêté par les gens des Princes rebelles, qui s'emparèrent de LG5 papiers.
i)V\ i;\ \ i II) d'à \ m II ^. "KM
f[iinlro ou riii(| (•eus clievaux, ;issi(''g"c Uiberoui' cl le Ma,siM7. promi i)ar composition le samedi !\\ Le premier jour \
du siège, M. de (luise et M. de Tliémines allèrent, en pourpoint, reconnoistre la place. Le capitaine Saint-Alartin (qui avoit salué ^L de (iuise, en quoy il avoit fait faute), est tué d'un coup de pièce, par la teste, entre M. de Guise, et M. de Feuquiéres. Son chapeau lomba sur ^L de l'^enquières. 11 estoit du Rt'giment de lîeaumonl. Ce jour-là, ceux de dedans, au nombre de cent vingt soldats, tirèrent plusieurs coups de pièce, et plus de cjuatre cens mousquetades. Sur le minuit, M. de Guise envoya M. de Feuquiéres à Chàlons, quérir deux canons de baterie, et des numitions pour tirer mille coups. 11 ne trouva pas un otTicier de l'artillerie, un seul cheval, ni une seule charrette. 11 fit faire en vingt-c|uatre heures cinquante charrettes, assembla aux environs de Chàlons deux cens chevaux, écrivit de tous costez pour ramasser et envoyer à M. de Guise les troupes qui ne Tavoyent pas encore joint, et avec cinq cens hommes de pied, et quelque soixante chevaux, mena le canon à ^L de Guise, cjui, ayant pris Richecour, luy command ade faire alte à et puis de ramener le canon à Chàlons.
La résolution d'amener ainsi du canon estoit bien périlleuse, car il estoit aisé aux ennemis de défaire ceux cfui le conduisoyent. et de le reprendre,
C'estoit témérité que de faire ce siège, car la place est excellente, estant une maison bastie de pierre de taille des quatre costez avec un fossé de douze loiscfe
268 loi r, \ \ I, IN i;i)i I
(le liirgt;, i^t un torrc-plcin dehors, avec (|ualrc bastions, dont tout le tcrrein est terre glaise, où la balle ne fait que son trou, et puis, la teiTc se ref(îrnic. M. de Guise estoil Ibiblo. Les ennemis estoient assemblez à Relel avec huit cens chevaux, et ce qu ils pouvoyent tirer de leurs garnisons. Ils pouvoyent empêcher que M. de Guise ne reccust aucune des forces qui le devoyent joindre, d'autant qu'il leur estoit facile de les charger en chemin, y ayant douze lieues de plaine à passer. Ils le pouvoyent incommoder de vivres, et deux mille coups de canon ne pouvoyent cependant faire prendre la place, (|ui estoit munie de vivres pour six mois. La témérité de M. de Guise les étonna, et cette action leur a fait perdre créance envers les leurs mêmes, et témoigner à tout le monde leur impuissance.
M. de Guise fit démolir Richecour, mais d'autant que les matériaux en cstoyentsi bons que l'on avoit très-grande peine à en venir à bout, on mit le feu •dedans'.
Environ ce temps, messieurs les Princes, qui s'esloyent assemblez à Rétel '", se séparèrent assez mal
' yoij. Pontchaitrahi, p. 203 ; Meic: fr., J). IIG.
2 Le résultat de cette conférence fut un long et curieux factuia contre le maréchal d'Ancre, daté de Rethel, le 3 mars, et public sou& ce titre : Uérlaration et protcstalion des Prinres, ducs, pairs, officiers de la couronne, Gouverneurs des Provinces, Seigneurs, Chevaliers, Genlilsliommes, villes et communauiez, associe: et con fédérez, pour le reslahlisseinent de fautkorilé du Roy et la conservation du royaume, contre la conjuration et tyrannie du Mnreschat d'Ancre cl de ses adhérents. Le Merc. fr. donne en entier ce docuu;ont, p. Vl'\ et suiv. 11 est précédé
I) "vuN \iii. n I)' ^\ m i.i.\ . "209
salisliiits l(\s uns des jiiitros. Car M. do Nevers les avûil \oulii ol)lig(M';i a\\o\\ avec tout rc qu'ils avoyent de forces, harceler M. do ("luise; et MM. du Mayne el deVendosmo disoyent au contraire, ([u'il n'y avoit point d'apparencequ'ils abandonnassent leurs Places, lesquelles ils avoyent laissées derrière eux, sur l'assurance que M. de devers leur avoit donnée qu'ils trouveroyent de grandes iorces en Champagne, ce ((u'il n'avoit nullement exécuté, et ainsi, les avoit mis en hazard de leur honneur et de leur vie. M. de Buillon s'en retourna aussi à Sedan.
10. Déclaration du Roy portant confiscation, et réunion à la Couronne des biens de AIM. de \evers. de Vendosme, de Mayenne, de Buillon et Président le Jay. Vérifiée en Parlement, le lO du mesme mois'.
M. ?souvelle arrive au Roy de la prise d'Antrin, par M. deMontigny. il y avoit trois ou quatre cens hommes dedans. Cette place avoit esté autrefois démantelée, depuis raccommodée et se pouvoit rendre très-bonne.
M. de Yilledonné-, frère de M. de Montigny, apporte nouvel l>^ de la prise de Clamecy, aux condi-
d'une lettre écrite au pape par le duc de Xevers, et suivi d'une d<'— lense pour M. de Nevers contre la déclaration publiée contre lui.
' Foij. Richelieu, p. 393. Voy. cette déclaration et l'arrêt du Parlement, J[erc. fr., p. 152. Le nom qui échappe à Arnauld d'Andilly ou que le copiste du temps n'a pu lire est celui du Marquis de Cœuvres.
2 Charles fitienne de la Grange, seigneur de Villedonné, gentilhommiordinaire de la Chambre, mestre de camp d'un régiment, maréchal dn camp de^ .armées du Roi et rhainbclLin ilo r.aston, duc (TOrli'ans.
lions (jdi (Ml suivent : (|iu' les soidnis sortiruyenl.. . ; que les Iiabilans payei-uycnl hnil mil écus, pour se racheter du j)illage; que l'on r(unellroil entre les mains de M. de Montigny quatre chasteaux.
M. le Prinee de Cliasleau-Porcien ', second fils de M. de iSevcrs, pris dans Clamccy, et le marquis de Gallerande-, lequel avoit esté pris huit jours auparavant et avoit payé mil écus de rançon. M. le Prince de Ghasteau-Porcien fut mené à la Charité et de là à Bourges \
M. le comte d'Auvergne part. On dit que c'estoit pour aller à Noyon. On envoyé avec luy la compagnie de chevaux-légers du Pioy, commandée par M. de la Curée, et dix compagnies du Régiment des Gardes (entre lesquelles estoit celle de M. de Brantes), avec le régiment de Piémont, quelques autres troupes et quatre canons de baterie.
M. de Piohan part avec M. le comte d'Auvergne ; MM. de la Curée, de Saint-Luc ', de Saint-Géran, Dandelot '', Marcscliaux de camp; M. Pavier, Maistrc
' Cliai-Ics de Gonzaguc^-Clcvcs, pi-ince de Mantouc et duc do Uetlielois, Paii' de Frauce, né en 1(500, mort en 1631.
2 Georges de Clermont, marquis de Gallerande, capitaine de cinquante hommes d'armes. Conseiller dM'ltat.
■• foij. Richelieu, p.^39/i ; Pontchartrain, p. 212; Mcrc.fr. ^ j). 1()().
'' TliiniOléon d'Espinay, seigneur de Saint-Luc , gouverneur de Brouage et des îles de Saintonge, vice-amiral de France, contribua beaucoup à la victoire remportée sur les r.ochelois, en 1622, chassa \\. de Soubise de l'ilc de Ré, maréchal de France et lieutenant-général du gouvernement de Guyenne en 1628, mort en IG'i'i.
-' Charles de Coligny, fils de l'amiral de Coligny, né en 'I56'i, marquis d'Andelot, maréchal de camp, iieutonant-géui'ral en Champague, mort on l(i,")2.
I) V UN A I II» It A \ I) I I. I.\ . '21 1
(.les i"ci|uestt'S. Iiiteii(l;iiit de la jiislicc et (k^s liiiancc.s Mars ion. (ce disoit-oii). M. ilo C.Iiovia \ fui envoyé le '28 y
comme inlendaiit des finances '.
Quinze jours auparavant, on avoil toujours creû de jour en jour, cfue le Roy et la Reyne partoyent, mais tout d'uii coup cela i'iit changé, et l'on envova les forces cy-dessus. On tient que ce changement si prompt arriva sur ce que ceux de Noyon mandèrent qu'ils estoyent aussy forts (fuc la garnison et qu'ils supplioyent que l'on allast droit à en\. Cela s'est trouvé n'estre pas vray -.
M. de Richelieu ', frère de M. de f.uçon. ayant esté, environ ce temps, envoyé en l'armée de M. le Maréchal de Montigny en qualité de Maréchal de Gampj M. de Bourg Lespinasse \ qui a voit auparavant fait la charge très-dignement, se retira de déplaisir, en sa maison '\
Environ ce temps, M. le Maréchal de Montigny ayant eu avis que les troupes de M'"*" de Nevers alloyent assiéger Saint-Pierre-le-Moustier, part, avec la fleur de ses troupes, pour les aller secourir ; et si ceux de Saint-Pierre-le-Moustier eussent eu le cou-
1 yoij. Fontenay-Mareuil, p. 367; Pontchartraiii, p. 207: Brieniie, p. 324 ; Rohan, p. 143.
2 yoij. Pontcliartraiii, p. 209; Merc. fr., p. Uij.
^ Henry du Plessis, seigneur de Richelieu, frère aîné du grand Cardinal, maréchal de camp en l'armée du duc de Xevers et du maréchal de Montigny, tué en duel par le marquis de Thémines en 1619.
^ Antoine du Maine, baron du Bourg-l'Espinas-se, gentilhomme or dinaire de la chambre, maréchal de camp, gouverneur d'Antibf; eu 1608, mort en 163.i.
^ ioij, Fontenay-Mareuil, p. 368.