‹ Journal inédit, 1614-1620. Publié et annotéChapitre 60 sur 98 · M. de Montmorrncy arrive · texte numérisé non relu

M. de Montmorrncy arrive

Environ 12. Le Prince de Sedan arrive à la Cour-\

Environ ce jour. Livre des quatre ministres de Charenton, pour réponce au Père Arnoux\

Décret d'ajournement personnel, par le Lieute-

Biiemic, ]>. 328. Il est à regretter que les Mémoires de Mathieu Mohsoient muets sur celte affaire. Le Meir, fr., qui s'étend longuement sur riiistoire du temps et qui donne de grands détails sur tous les événements quels qu'ils soient, mentionne en quelques mots seulement l'affaire de la marécliale d'Ancre à Ja dernière page du I. iv, et, ce qui est digne de remarque, garde le silence sur le procès et sur la mort de cette femme célèbre.

' François Gouffier, seigneur de Tliois et de Montaubert, secrétaire du maréchal d'Ancre, fils de Tliimoléon Gouffier, seigneur de Montaubert, vice-amiral sur les côtes de Picardie.

2 Vincentio Ludovici, autre secrétaire du Maréchal d'Ancre.

3 Frédéric-Maurice de la Toiii', fils aîné du duc de Bouillon et frère du grand Turenne, né en 1605, prince de Sedan du vivant de son père, puis duc de Bouillon , pair de Fjance, fit la guerre en Hollande et se signala au siège de Bois-le-Duc en 1629, et à celui de Mastrick en 1632, commanda la cavalerie en Flandres en 1635, et au siège de Breda eu 1637, se signala à la bataille de la Marfée en 16/il, fut lieutenant général en Italie. Arrêté à Gazai en ]6/i2 comme accusé de conspiration contre le Roi, il passa en Italie en 16i/i, revint en France, prit part aux troubles de la Fronde, fit son accommodement en 1651, fut duc d'Albret la même année et mourut en 1652. (l'oij. P. Anselme, t. IV, p. ôkO.) Suivant Pontchartrain, p. 2/i2, c'est le 20 juin que le prince de Sedan arriva à la Cour.

* Ces quatre ministres étaient Montigny, Dumoulin, Duiaud et Mestiezat. {yoy. Richelieu, p. /j72). L'évèque de Luçon, éloigné de la Reine par l'ordre du Roi et relégué dans son évêché, consacra ses loisirs à réfuter ce livre dans un ouvrage publié sous le titre de : La défense fies pn'ucipnux points de notre créance contre la lettre des quatre ministres de Cltarentoii.

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Chambre se saisit de raiVairc, (raillant (jne le J'rocureiir (iéiiéral esloit seul partie, et que le Roy ne donne point de privilège contre luy. Deux Conseillers de la chambre de l'Edit, M. de Crieux et M... en viennent laire pleinte au Conseil. Ordonné, que la Cause seroit évoquée au Conseil, attendu la Contention entre le Parlement. Depuis, il fut remonslré par la Grand Chambre, qu'il n'y pouvoit avoir de contention entr'elle et la chambre de l'Édit, qui n'estoit nullement saisie de l'alTaire '.

lÛ. Nouvelle de la prise de l'^ougères par Guémadeu '. 1/afl'aire est, que Guémadeu, n'ayant pu obtenir son abolition, touchant la mort du baron de Nevet, il fut renvoyé au Parlement de Bretagne. Sur cela, il se résout de reprendre Fougères; fait son entreprise, escalade, use d'infinies indignitez envers la Fayolle. Lieutenant de la Compagnie des Gardes, commandée par M. du Hallier, et assemble quelques-uns de ses amis. Aussitost, le Roy fait partir quatre compagnies du Régiment des Gardes, pour y aller, et envoyé M. de Yendosme^ et j\J. le Maréchal deVitry (qui eut grande broùillerie, sur cesujet, avec M. de Rets, indigné contre Guémadeu, pour lequel il avait donné sa parole au Roy ; (>t de là fut rompiie

' loij. )Ierc. fr., p. r>5 et suiv.

- Le baron de Guémadeuc, un des principaux seigneurs de Bretagne, pouvernenr de Fougères, avait tué le baron de Nevet pour une question de préséance aux États de cette Province. \}'oij. Meic. fr. , t. n , p. 332. ,

5 Le duc de Vendôme était Gouverneur de Bretagne.

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lcur;miilic', (|iii ;iiiparavaiit, cstoil trèsgraiulc), (|iii y vont, avec vingt gentilshommes seulement. Guémadeu se remet entre leurs mains. Ils luy promettent de le sauver. Le Roy, pour leur donner espérance d'en venir à bout, leur mande de le mener au vieux Palais de Rouen, au Gouverneur duquel, Sa Majesté manda de le garder avec autant de soin, que sa propre vie.

Le mécredy 9 aoust, lorsque l'on n'y pcnsoit point, M. du Rollet, ayant receu commandement du Roy, amène Guémadeu, avec cinquante Archers, dans la Bastille.

21 . Maugiron, fille d'honneur de la Reyne, s'en va. Sa Majesté luy donne dix mil escus, à la charge de se marier en Dauphiiié, et par son Commandement, et à condition aussi, qu'elle ne pourrait jamais venir à la Cour.

27. Prise de Verceil en Piémont ', par Dom Pedro de Tolède, Gouverneur de Milan ^

Le Roy va à St-Germain, et en revient le samedy.

Dimanche 6. M. de Modène revient de Blois où il avoit esté envoyé vers la Reyne-mèrc, laquelle fut très contente de luy, et luy donna un diamant de deux mil escus '\

1 l'oij. Fontenay-Mareuil, p. 401 ; Riclielieu, p. ^82. La ville fut prise le 25, suivant Richelieu ; l'oy. Pontchartraiu, p. 238, 2^1, 2/j5 ; Merc, fr., p. 180 et suiv.

2 Don Pedro de Tolède, Général des Galères de Naples, Connétable do Castille, Ambassadeur de France en 1608, gouverneur de Milan. {yoij. son article par M. Weiss, Biographie Micliaud.)

' roi/. Richelieu, p. /iVG; Pontchartrain, p. 245.

I)' AllN AII.D n'ANnii.i.v. ^\.\

M. (le r>iv.<sieux arrive le jour iiicsinc. ^oi.st len.

11. 1/ Kvcsché de Lisieux, valant trente ou trenteriii(| mil livres, donne par le Roy à Monsieur le (larde des Sceaux.

{''l. Le Roy va ù Saint-Gcrniain, et revient le jeudy.

Déclaration touchant les clinquans, observée. Le Roy avoit envoyé au Parlement une prolongation pour trois mois, laquelle fut refusée '.

1(). Environ ce temps M. le Grand, mal avec M. le Président Jeannin, touchant la charge de Surintendant des finances.

22. Don de la confiscation de la Maréchale d'Ancre, à M. de Luynes, vérifié entièrement au Parlement. Les conclusions des Gens du Roy estoyent, de donner seulement le bien confisqué, mais non les Terres revenues à la Couronne. Monsieur le Procureur Général et M. le Rret- l'emportèrent contre M. Servin, qui estoit d'avis conforme aux Lettres. Des juges , dix-sept furent pour le don entier, six pour les conclusions des Gens du Roy, et cinq pour refuser entièrement. M. Courtin estoit rapportein\

"2h. Le Roy fait défendre à Fiesque l'entrée de sa chambre ; et quoyque M. de Luynes pust faire, il ne

• yoij. Mém. de Math. .Mole, p. 168; Merc. fr , t. v, p. 87.

- Cardin le Bret, seigneur de Flacourt, né en 1558, avocat général à la cour de? Aides, puis avocat général au Parlement de Paris, conseild'État, premier président du Parlement de Metz, mort en 1655. lia laissé plusieurs ouvrages recueillis avec ses Harangues et ses Plaidoyers. {yni/. Morcri, t, ii, p. 2C2.)

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A...IM 1M7. j^ciit y rien j^ngiicr. Lii Rcyiir liiy ciivoy;! aussi, puis après, défendre rentrée de sa chambre.

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