‹ Journal inédit, 1614-1620. Publié et annotéChapitre 74 sur 98 · Le Roy va à St-Germain · texte numérisé non relu

Le Roy va à St-Germain

19. Durand et François de Sity roûez, et leurs discours brûlez ; et André de Sity pendu ".

23. M. Ribier prend Séance de Conseiller d' Estât au Parlement, où ses lettres avoyent esté vérifiées tout d'une voix, à deux près ; et sortit immédiate-

Vcrceil dans le mois d'avril. (Pontchartrain, p. 262); Voi/. aussi Merc. fr., p. 40.

1 Foi/. Merc. fr., p. 25, des détails intéressants sur cet accident.

2 Durand et François de Sitj' étaient accusés d'avoir publié des libelles contre M. de Luynes et la Cour. Le crime d'André de Sity, frère, de François, était d'avoir copié un de ces écrits — François de Sity, Florentin, avait été secrétaire de l'archevêque de Tours, frère de la maréchale d'Ancre. {Voy. Richelieu, p. 504) — « En ce mesme temps on fist mourir un nommé Durand, qui faisoit tous les ballets du Roy, et deux Italiens qui avoient esté domestiques du mareschal d'Ancre,, pour quelques escrits faits à la louange de la Reine-mère, et contre le gouvernement présent. » (Fontenay-Mareuil, p. 418, et la Note de l'ftditeur qui donne quelques détails sur le poète Durand.) Foy. Pontchartrain, p. 264. Il est à remarquer que Pontchartrain passe pour ainsi dire cette affaire sous silence et ne nomme pas les personnes. Le Merc. fr.., p. 268, n'en dit aussi qu'un mot. Durand y est ainsi désigné: « Durant, l'un des gentils poètes de son temps, inventif à dresser des ballets. y>

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juiiio! ic)8. inent apirs, le Premier ou Deuxième Président, no s'en estant trouvé ce jour là (iik; deux à rAudiance. 11 avoit auparavant vendu son oiïice de Conseiller, et avoit esté fait de la Direction, avec... d'appointement.

2/i. Edit fait sur les Estats-Gcnéraux, et l'Assemblée de Rouen, et baillé à Messieurs les Gens du Roy'.

ol. M. de Mayenne fait son entrée à Bordeaux. 11 cstoit party de Paris, le... -.

j^„„j,t, Lundy 6. Mort de M. de Boucart. Ses charges

de Cornette de la Compagnie des chevaux-légers du Roy, et de Bailly d'Orléans, données à M. deBrantes. 8. Décret du Grand Conseil contre M. de Persan. En mesme temps, le Roy le mande au Louvre; luy dit, en présence de MM. les Ministres, qu'il luy pardonneroit, pourveû qu'il luy voulust tout avouer. M. de Persan soutint qu'il estoit innocent, et opiniastra à dire qu'il n'avoit point besoin de pardon. Le soir, le Roy envoya le sieur de la Mont, Exempt des Gardes, le garder chez luy, avec un ou deux de ses Archers ^

* ro>j. la note p. in fine. l'oy. aussi Pontchartrain, p. 265.

- Le cUic de Mayenne quitta Soissons et alla à Bordeaux où il arriva non à la fin mais au commencement de juillet, pour assister à l'enregistrement de ses lettres de provision au Parlement. Cette formalité fut remplie dans l'audience solennelle du 9 juillet. L'avocat général du Sault prononça à cette occasion, en l'honneur du nouveau gouverneur, un discours qui est un spécimen des plus curieux de l'éloquence hyperbolique du temps. {Foy, Mcrc. fr., p. 200 et suiv.)

» f'oij. Richelieu, p. 505.

d' \i;\ \ l II) ])' A \ Dii.i.v. 'Ml

10. M. d.' 1\ms;iii incnc à la J>astille. M. le ^Man-ihal lie Yilrv tint pliisicurs tliseuurs contre M. de l.uyncs ; va lo mesiiie jour à Coubert, après Tavoir l'ait dire au Roy. M. de Crcquy vint trouver M. de Luyiies, de la part de M. de Vitry, pour soutenir qu'il n'avoit rien dit contre luy '.

11. Le Roy fit faire Commandement à ^IM. de Ruscellay, de Sardiny, et de Jouy, de se retirer en leurs maisons; ce qu ils firent. M. de Ruscellay partit le 16, et alla en son Abbaye de Signy en Champagne. Les deux autres allèrent près de Soissons. M. de Jouy, par le moyen de M. de Montbason et de M. de Luynes, refit sa paix et vit le Roy à Soissons.

17. Congé de M. de Montpoûillan - résolu pour la deuxième fois, car le Roy le luy avoit déjà donné le 5. Enfin, il partit quelques jours après.

20. M. de jNevers part pour aller en Champagne, établir en possession du Gouvernement, M. le Duc de Rhctelois, son fils, et de là, il est allé en Allemagne.

1 J oy. Fontenay-Maieuil, p. t\l8 ; Poiitcliartrain, p, 265 ; Merc. fr.^ p. 208.

2 Jean de Caumont, seigneur de Montpoûillan, favori de Louis XHI, fils de Jacques IS'ompar de Caumont, maréchal duc de la Force. « Qucl- » ques mécoutentemens qu'il eut à la Cour rengagèrent dans le parti » huguenot, dont le Maréchal son père éioit le chef en Guj'enne. Il fut » bleisé à mort à la tête, dans une sortie, en défendant Tonneins, et ne » fut point marié. » {Voy. P. Anselme, t. iv, p. 472.) Les Mémoiies du marquis de Montpoûillan ont été publiés en 18/i3 avec ceux du maréchal de la Force son père et du mar(iuis de Castelnau son frère par M. le marquis de la Grange, membre de riiistitut.

378 J0U1\.^AL IMÎDIT

AoiistiBia. 2/|. MiM. de Bcthunc et de Modène de retour

de Piéinoul '.

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