‹ Journal inédit, 1614-1620. Publié et annotéChapitre 75 sur 98 · este de St-Loùis solennisén pour la première fois · texte numérisé non relu

este de St-Loùis solennisén pour la première fois

30. Arrest du Grand Conseil contre MM. de Persan , de Bournonville, M"' du Tillet, M. Barbin, M. de la l'^erté, l'Evesque et le sergent Lisy \

^ f^oy. Ricliolieii, p. 503.

2 On trouve dans le Mcrc. fr.^ p. 271 et suiv., le bref du pape Paul V pour la célébration de cette fètc, le mandement du cardinal de Retz, évêque de Paris, sur le môme sujet, et le récit des réjouissances publiques qui se firent à Paris.

' Voy. Richelieu, p. 505 et suiv., de cuiieux détails sur le procts de Barbin et de ses co-accusés. « Bournonville et Persan sont du » nombre, et au lieu de geôliers qu'ils etoient gardant les autres, ils » deviennent prisonniers eux-mêmes. » Bournonville commandait à la Bastille et M. de Persan, son frère, était chargé de la garde de M. le Prince. Ils étaient accusés d'avoir conspiré avec Barbin pour rendre le pouvoir à la Reine-mère. Richelieu flétrit en termes énergiques et éloquents la pression que l'on exerça sur les juges et la bassesse de ceux qui se laissèrent plutôt guider par l'intérêt ou la crainte que par leur conscience. Comme criminels de lèse-majesté, les accusés furent condamnés : Barbin et l'Evesque au bannissement à perpétuité; Bournonville, à avoir la tôte tranchée; Persan et M"' Du Tillet, à s'éloigner de la Cour et de la Prévôté et vicomte de Paris pendant cinq ans ; la Ferté, au bannissement pendant neuf ans ; et le sergent Lisy, à être pendu, La condamnation obtenue, ils furent tous graciés, hormis Barbin dont le bannissement fut converti en prison perpétuelle ; ce qui, dans l'espèce surtout, était une aggravation de peine. Mais c'était à ce fidèle serviteur de la Reine-mère qu'on en voulait particulièrement. Voij. Ponchartrain, p. 266. Pontchartrain dit à tort qu'aucun des accusés ne fut condamné à mort. Rohan, p. 149 et suiv., donne des détails très-intéressants sur cette affaire, dont il était, suivant son récit, un des principaux meneurs. R avait pour agent la Ferté, qui était un de ses gentilshommes. C'est sans doute par une erreur de copiste qu'on voit figurer dans le récit de Rohan un certain évêque, tandis qu'il s'agit de l'Evesque, serviteur de Baibin. roij. aussi sur cette affaire un passage d'une lettre de Mole à Dupuy auquel il annonce ces

d'à UN A (IL D d'ANDILI.Y. :]1\)

Le mesnie jour, le Roy accorde la grâce de M. de Aoustms. Boumonville ci ses pai'cns.

Le luiidy o septembre, Remonstances du Parlement contre l'abolition; et depuis, commutation de peine, en bannissement perpétuel, et amendes.

M . Marsillac et Le Sec jugez. Sortent de la Bastille le lendemain.

Mécredy 5. Mort de M. le Cardinal du Perron '. M. le Cardinal de la Rochefoucaud fait Grand Aumosnier.

Madame la Princesse accouche de deux garçons morts. Le Roy en témoigna très grand déplaisir. Plusieurs personnes curent permission de l'aller voir -.

Ambassade du Marquis de Cœuvres à Rome, entièrement rompue. M. de Pisieux luy dit, de la part du Roy, qu'il n'iroit point. Depuis, cela fut refait. On dit cjue M. le Commandeur de Sillery y prétendoit, et qu'il avoit fait offrir de l'argent pour l'obtenir.

11. Le Roy va à Lesigny ; et de là à Monceaux, le samedy 15 ^

condamnations. L'arr(>t du grand conseil étant du 30 août, suivant Arnauld d'Andilly et Richelieu, la date du 2 août de la lettre de Mole ne doit pas être exacte (Mém. de Mole, p. 216 et la note.) Il est à remarquer que le itlerc. fr. ne consacre que quelques lignes à cette grave affaire et la passe, pour ainsi dire, sous silence [Merc. fr., p. 269).

1 Voy. Richelieu, p. 518, l'éloge de cet illustre prélat. Voij. aussi ce que dit de lui, à propos de sa mort, le Merc. fr., p. 269.

2 Foy. Pontchartraîn, p. 267.

2 Voy. Ponchartrain, p. 267. Pontchartrain ou son éditeur met à tort Lagny au lieu de Lesigny.

Septembre.

3(S0 JOl'R^AI, I.MÎDIT

scpicnibic 1618. 21. M. le Cardinal de Rets assista au Conseil étroit à Monceaux, en qualité de Ministre.

22. Le Père Arnoux, de retour de Blois, où il avoit esté envoyé près la Reyne-mère. La lettre que le Roy luy écrivit par luy, portoit ces mots, Madame, je vous envoyé le père Arnoux, mon confesseur, que j'ay clioisy le seul propre pour vous assurer de l'amour que j'ay pour vous. Il vous dira ce qui vous peut nuire, et ce cjui me doit servir. 11 connoist le fond de mon cœur, et de mon ame. Je vous supplie de le croire comme moy mesme. C'est le seul et dernier remède contre tant de bruits qui courent. Vous devez désirer que désormais on sache que je puis et veux régner seul. Aymez-moy toujours, je vous en conjure, et vous souvenez que je suis '.

25. Le Roy va à Yilers-Costerests ; laisse MM. les Ministres et le Conseil à Meaux. Il mena seulement le Cardinal de Rets "

Environ 28. Traitté de M. de Luynes avec M. de Vendosme , pour la Fère. On baille à M. de Vcndosme Verneûil au Perche, et Vendosme ; à M. de Jumeau, qui estoit dans Vendosme,.... et à M. de Manicamp, qui estoit dans la Fère.

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