Le Roy va à Azé ; et revient le samedy
30. M. le Marquis de Mosny ^ arrive à la Cour, mal-content de la Rcync-mère, laquelle l'ayant envoyé appeller en sa chambre, et fait sortir tout le monde, luy dit, que luy voulant témoigner le ressentiment qu'elle avoit de ses services, elle luy bailloit à choisir de tout ce qu'elle avoit en sa disposition, excepté d'Angers, qu'elle avoit esté obligée, pour plusieurs considérations, de donner à M. de Richelieu. Sur cela, il commença à dire, que M. de Richelieu n'avoit rien, ni par naissance, ni par courage, ni par fidélité, qui le deust faire préférer à luy ; qu'il
* Voij. Fontcnay-Marenil, p. hkh-, qui n'est pas d'accord avec d'Andilly sur les chiffres. Augcrs fut donné à M. de Richelieu, le Pont-de- Cé au vicomte de Bétancourt et Chinon à M. de Ghanteloube. La Reinemère eut le gouvernement d'Anjou à la place de celui de Normandie. {Voy. Mém. de Mole, p. 223 ; Mcrc. fr., p. 202.)
2 Voy. Fontenay-Mareuil, p. /i/i8; Merc. fr., p. 298,
3 Louis de la Marck, marquis de Mauny, frère du comte de Brennc, chevalier des ordres, capitaine des Gardes du Corps, premier écuycr de la Reine Anne d'Autriche, gouverneur de Caen, mort en 1G26.
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110 vouloil rien (.relie, ni demeurer davantage à son jmnifii». service ; et qu'il .s'alloit jetter entre les bras de ses ennemis. Klle luy répondit , je pense que vous seriez liien empeschc à les trouver, car, par la grâce de Dieu, je n'en croy pas avoir maintenant un seul, etc.. On dit que le marquis dcMosny luy dit en sortant de la chambre, qu'il serviroit aussi bien M. de Luy nés, comme il l'avoit autrefois voulu servir.
Après cela, M. le IMarquis de Mosny écrivit à JM. de Luynes, qui luy fit réponce, que la Reyne ayant agréable qu'il revinst auprès du Tioy, il s'assuroit f[u'il y seroit fort bien reçeu '.
M. de Marousan de retour d'Angoulesme, avec démission de la Reyne-mère du Gouvernement de INormandie, en laquelle on remarque une faute, en ce qu'elle n'estoit passée par devant Nottaire ; mais seulement parmi brevet, signé Lecomte, lequel Lecomte n'est pas mesme secrétaire de la Reyne mère ".
Vendredy 5. M. de Bassompierre, ayant appris Juillets la mort du Colonel Galati % arrivée le 1" ou le 2 juillet, revient à Paris, où il estoit allé le samcdy 29 juin.
* Voij. Riclielien, p. 553.
2 f'oij. Merc. fr.^ p. 20.'i, une lettre du duc d'Épcrnon au Roi à Toccasion de la paix, dans laquelle il clierclie à justifier sa conduite, se réjouit de la réconciliation du Roi et de la Reine-mère et exprime l'espoir de passer en paix au service de Sa Majesté le peu de temps qui lui reste à vivre.
3 Gaspard Gallati, Suisse, né en 1535, entré au service de France en 15G2, capitaine en 1570, commandant de quatre compagnies en 1579, commanda en Provence et en Daupliiné de 1580 à 1587, colonel d'un régiment en 1587, contribua pour une grande part au gain de la