Le Roy part d'Amboise, et va coucher à Blois
La Reyne-mère part de Tours, pour aller à Chinon. M. de Montbason raccompagne \
2/i. Le Roy va à Yendosmc , le lendemain à Chasteaudun, et le jeudy 20 à Chartres.
25. L'assemblée de ceux de la Religion Prétendue Réformée commence h Loudun\
1 « Au commencement dudit mois, le Roi donna à M. le comte de » Schomherg la surintendance de ses finances, du consentement do . » M. le président Jeannin, en faveur duquel on donna le contrôle gé- » néral à M. de Castille, son gendre, etrou donna récompense à M. de » Maupeou.» (Pontchartrain, p. 291.)
2 l'oy, Pontcliartraiu, p. 291.
3 l'oij. Mercure fr.^ p. 301. Le Mercure, p. 313 et suiv., rend compte de l'entrée solennelle à Angers, le 16 octobre, de la Reine-mere qui venait prendre possession do son nouveau gouvernement. Les plus grands honneurs lui furent rendus.
'' Le Merc. fr., p. 302 et suiv., donne, avec de grands détails sur cette assemblée, la liste de tous les députés envoyés des différentes provinces de la France par ceux do la religion prétendue réformée. La présidence fut décernée au Vidamc de Chartres. « En ce commence- » ment, dit le Mercure, ce n'étoient que compliments des grands de la » religion envers ceste assemblée : le viscomte de Turene, second fils » du mareschal de Bouillon, passant avec sa mère à Loudun, leur dit, I) que son pore se porteroit tousjours au bien des figlises, et embrasse-
h^O .TOURNAI, INÉDIT
s.-,.inni>,o luo. Les Es^.f^^.s ^g Bretagne commenceiii. M. de Veiidosme, M. de la Tremoille, M. le duc de Retz y furent.
M. Ribier y l'ut commissaire de la part du Roy. Le pais a accordé /|05 mil livres, payables en JG:20, et 16^21. Les gretïes du pais, qui estoyent affermez à soixante-quatorze mil livres, l'ont esté de nouveau pour... années... à...
i27. Mort de M. le comte de Lude. 11 avoit traitté de la charg(î de Lieutenant de la compagnie des Gendarmes de Monsieur, avec M. de Marillac, Sous-Lieutenant, à vingt-huit mil écus, et avoit baillé sa charge de premierGentilhomme de la chambre de Monsieur, à M. le marquis d'illiers', son fils aisné.
M. le colonel (d'Ornano), qui estoit alors à Paris, mis par le Roy en toutes les charges qu'avoit M. le Comte du Lude ; et par ce moyen, le traitté de M. de Marillac rompu '-. Au lieu de la charge de premier
» roit volontiers leurs délibérations. » Lorsque celui qui devait faire de Turenne un des plus grands noms de la France remplissait cette mission, il n'avait (juc huit ans. C'était probablement son premier acte public.
1 Thiii;oléon de Daillou, marquis d'IUiers, puis comte du Lude, né en 1600, épousa en 1622 Marie Feydeau, fille unique d'Antoine Feydeau , seigneur de Bois-le- Vicomte , trésorier de l'Epargne. « Après » avoir été longtemps à la Cour, dit le P. Anselme, il se retira en sa » maison du Lude, où il mena une vie tranquille le reste de ses jours, » et y mourut. » (Foy. P. Anselme, t. vni, p. 192.)
2 „ La Cour éîant partie ensuite de Tours pour revenir à Paris, » après le traité d'Angoulûme achevé, et l'entrevue du Roi et de la » Reine à Cousiers, le Roi reçut en chemin la nouvelle de la mort de » M. le comte du Lude, gouverneur de Monsieur. Je pris ce temps )• pour faire instance sur le sujet de Monsieur le Colonel, et lui écrivis, » sans dire pourquoi, de so hâter de revenir. Il partit à l'instant, et
d'aunaiild d'andtli.y. a.")!
Gentilhomme île la cliambre de Monsieur, et en con- s<'i"e'"i>re lei». sidéra tion des services de M. le Comte de Lude, le Roy donna vingt mil écus à la vcufve' et aux enfans, pour aocjuitter les dettes du delTunt, six mil écus de pension à U. le marcjuis d'illiers, la charge de Lieutenant du Uoy au Bas-A.uvergnoà M. le Comte de Pontgibaut-, et quatre mil livres de pension à M. de... le cadet. Des quatre, le troisième est d'Eglise ^
Jeudy 3. Le Roy part de Chartres, va à Eper- o.f.>i,iv. non ; le Vendredy à Montfort, le Samedy à Mante, et se rend à Conipiègne, le Jeudy 10.
Les Députez de l'assemblée viennent trouver le
» cependant le Roi lui donna cette charge. J'en dressai moi-môme les » provisions, le Roi étant à Chartres, en des termes très-honorables » pour Monsieur le Colonel ; je les laissai à M. de Modène pour les » sceller, et ayant ])ris la poste i)our m'en venir à Paris, je rencontrai 1) en chemin Monsieur le Colonel, et le saluai en qualité de gouverneur » de Monsieur, dont il ne fut pas pou surpris. » (^lém. d'Arnanld d'Andilly, p. 393.) Voij. aussi Fontenay-Mareuil, p. 454; Richelieu, p. 569 ; Pontchartiain, p. 292.
1 Françoise de Schombcrg, fille de Gaspard de Schomberg, comte de Nanteuil, gentilhonmie allemand, colonel des Reistres sous Charles IX, naturalisé en 1570, gouvei'neur des Marches, intendant des finances, conseiller d'Etat en 1573, comte de Nanteuil en 1578, mort en 1599. Françoise de Schomberg, née en 1577, épousa eu 1597 François de Daillon, comte du Lude. Elle était sœur d'Henry de Schomberg, surintendant des finances et premier maréchal de ce nom.
2 Roger de Daillon, comte de Pontgibaud, second fils du comte du Lude, né en 1601, tué en duel par le comte de Chalais en 1626.
2 Le troisième fils du comte du Lude était Gaspard de Daillon, né en 1603, abbé des Chastelliers, évoque d'Agen, puis d'Alby en 1634, commandeur de l'ordre du Saint-Esprit en 1661, moi"t en 1676. Le quatrième était Erasme de Daillon, comte de Briançon, né en 1605, marié en 1635 à Anne Hurault, fille d'Henry Hurault, comte de Cheverny, mort en 1637. {Foy. P. Anselme, t. viii, p. 192.)
/|5!2 JOLI UN Al, IMÎDIT
o.toi.v, ifii9. l\oy, avec des avaiU-caycrs. Le Roy leur fait roponcc on son Conseil , Monsieur le Prince y estant , qui fut environ le 25 ou 20, qu'il ne vouloit répondre que sur le cayer général, ainsi qu'il estoit accoustumé '. 12. Le Roy va à Mouchy, à deux lieiïes de Compiègne, et M. de Luynes à Amiens, où M. le l'rince de Vaudemont, M. de Bassompierre , M. de Courlenvaut, M. de Blainville et M. le marquis de Mauiiy raccompagnèrent. 11 y demeura tout le dimanche, vint trouver le Roy le lundy ; et revint avec Sa Majesté à Gompiègne.
1 7. Conseil tenu, où Ton prit la dernière résolution de faire sortir Monsieur le Prince ; mais en effet, elle estoit prise auparavant. M. deCadenet estoit demeuré à Paris pour cela.
18. Le Roy va à Chantilly, pour y attendre monsieur le Prince -.
19. M. de Luynes va trouver Monsieur le Prince au Bois de Vincennes, et coucha à Paris.
20. M. de Luynes va de bon matin au Bois de Vincennes, et estant monté en carrosse avec Monsieur le Prince et Madame la Princesse, où estoyent aussi MM. de Cadenet et de Modène , il vint trouver le Roy i\ Chantilly , et le vit dans un cabinet, où l'on dit qu'il se mit à genoux, et fit des protestations extrê-
1 ro;/. Fontenay-Mareuil, p. /|50 ; Ponchartrain, p. 293; Merc. fr'., p. 307. L'avant-cahier de TAssemblée de Loudun fut présenté au Roi par le marquis de la Moussaye. Il contenait sept principaux articles dont le Mercure donne le texte.
2 Voij, Mém. de Mole. p. 227.
d'aux A DM) 1)'A.\J)II.I,V. ^55
iHi's lit' lidt'lilc, et de ressentiment de robligaliun odohie itii« (lu'il luy avoit '.
^2^2. Le Roy revient ii Compiègne, accompagne de Monsieur le Prince. Madame la Princesse y arriva, et vit la Rcync le mesme jour -.
.'^0. Monsieur le Prince va à Nostrc-Dame de Liesse.
Lundy h. Le Roy part de Compiègne, va à novcimi.ic.
et le lendemain à Monceaux.
Le jour précédent, M. de Cadenct estoit party en poste, pour aller en inconnu, voir M"' de Péquigny%
1 « Monsieur le Prince sortit le 20 octobre de la même année de sa » prison du bois de Vinccnncs, et s'attacha entièrement aux intérêts » de M. de Luynes. » (Mém. d'Arnauld d'Andilly, p. 393.) Foij. aussi Fontenay-Mareuil, p. 453; Pontcliartrain, p. 292; Richelieu, p. 571. A la même époque la Reine-mère obtint, suivant Richelieu, la délivrance de Barbin qui sortit de la Bastille et reçut l'ordre de quitter immédiatement la France ; ce qu'il fit sans avoir pu attendre l'argent que la Reine lui envoyait pour faire son voyage. D'après une lettre de Mole à Dupuy, c'est le 23 septembre que Barbin sortit de la Bastille. (Mém. de Mole, p. 224.)
2 Le Mercure français, p. 334 ot suiv., donne des détails intéressants sur la mise en liberté de Monsieur le Prince qui, ayant été arrêté le 1" septembre 1616, était resté prisonnier trois ans et vingt jours. Le duc de Luynes en allant chercher à Vincennes le prince de Condé hii remit cette lettre du Roi : « Mon cousin, je ne vous diray pas com- » bien je vous ayme, vous le voyez. Je vous envoyé mon cousin le duc » de Luynes qui sçait les secrets de mon cœur, et vous les dira plus » amplement : venez-vous-en le plus promptement que vous pourrez, » car je vous attends avec impatience : et cependant je prleray Dieu » de vous tenir en sasaincte grâce, Louys. De Chantilly, ce 19d'octo- » bre 1619. » L'impatience du Roi était bien naturelle après trois ans de séparation !
3 Claire Charlotte d'Ailly, dame de Péquigny, comtesse de Chaulnes, vidanic d'Amiens, racninc de l'Archiduchesse Gouvernante des Pays-
.TOIJJJNAI, 1iM;1)ÏT
^ovcMllHx• loiy. à lîriixcll(>s. M. (rElTuit' cstoit party auparavant, luy.
Environ (>. M. de Montmorency arrive h Paris.
12. Le Roy part de Monceaux, va disner à Coupevray, et coucher à Lésigny, d'où il part le vendrcdy 15% et va coucher à Fontainebleau.
ili. M. de Luynes fait serment de Duc et Pair. Il estoit venu le mécredy de Lésigny, avec Monsieur le Prince, et alla souper et coucher chez M. de Chevry. Monsieur le Prince y soupa aussi. L'aprèsdisnée, il avoit veCi tous ses juges. Le jeudy de bon matin , Monsieur le Prince l'alla trouver et le mena au Parlement, où furent aussi MM. le maréchal de Prasiin, de Schomberg, de Bassompierre, de Creqiiy, d'Alincourt, le marquis de Mauny et force Noblesse.
Bas, fille unique et héritière de Philibert Emmanuel d'Ailly, seigneur de Péquigiiy, vidame d'Amiens, mort en 1617, et de Louise d'Ognies, comtesse de Chaulnes, dame de Magny. M"° de Péquigny épousa en 1619 Honoré d'Albert, seigneur de Cadenet, depuis maréchal duc de Chaulnes, et mourut en 1681. {Voi/. P. Anselme, t. iv, p. 272.) Elle était, dit Fontenay-Mareuil, p. /i56, la plus riche fille qu'il y eust lors en France. Fontenay-Mareuil donne au sujet des prétendants à la main de M'"' de Péquigny de curieux détails. Foy. aussi Pontchartrain, p. 293.
1 Antoine Coeftler, dit Ruzé, marquis d'Effiat, grand-maître, surintendant et général réformateur dos mines et minières de France en 161Û, premier écuycr de la Grande Écurie en 1G16, capitaine des chevau-légers en 1617, envoyé en Flandres le 30 octobre 1619, ambassadeur extraordinaire en Angleterre pour le mariage de ]\î">e Henriette en 1625, surintendant des finances en 1626, conseiller d'honneur au Parlement en 1627, grand-maître de l'artillerie par commission en 1629, lieutenant général des armées en Piémont en 1630, maréchal de France en 1631, sénéchal de Bourbonnais et d'Auvergne, gouverneur d'Anjou, d'Auvergne et de Bourbonnais, commandant de l'armée d'Alsace en 1632, mort la môme année. (Foy. P. Anselme, t. vu, p. /!i92.) On sait que le malheureux Cinq-Mars était fils du maréchal d'Effiat.
d' \ it \ \ t 1 i> I)' \M>i i.i. V. 455
l.a r(''C('ptiiMi l'ut à liiiis clos. Monsieur le Prince, Novcmi.rc ici». M. de Monlbasonct M. do Liancourt entrèrent avec Messieurs auparavant. Monsieur le Prince parla au Parlement sur le sujet de sa liberté. Après, on fit entrer M. de lAiynes. M. Talon', (à présent Advocat Généra 1), le présenta, et dit trois ou quatre périodes. (On tient qu'il ne clevoit rien dire du tout, mais M. Servin le voulut, à cause qu'il désiroit de haranguer. Après, parla M. Servin, et puis Monsieur le Premier Président ayant pris les opinions, luy fit prester le serment de Duc et ]*air; et celuy de Bailly d'Amiens. Tous les sept Présidensyestoyent, excepté M. Lescalopier. M. le Bret n'y estoit point, à cause qu'il a résigné.
Apres que M. de Luynes fut assis, M. le Pioullierparla de l'atraire de M. le maréchal de Lesdiguières, qui avoit obtenu relief de surannation de ses lettres de Duché et Pairrie. Il fut ordonné que le soit montré seroit mis. M. Voisin l'envoya aussitost à Monsieur le Procureur Général, qui, à l'heure mesme, donna ses conclusions, avec M. Servin, et renvoya les lettres à M. Voisin, cfui les bailla à M. le Rouiller, lequel interrompit une affaire commencée, disant, qu'il luy devoit estre permis de reprendre le Bureau, pour une
1 Jacques Talon, avocat général au Parlement de Paris en 1621, conseiller d'Etat en 1631. En cette année 1631, il céda sa charge d'avocat général à son frère cadet, le célèbre Orner Talon, dont on a de précieux mémoires, des plaidoyers, et des poésies encore inédites. Les manuscrits d'Orner Talon et ceux de Denis son fils sont conservés à la bibliothèque du Corps Législatif.
2 René le Koullier, conseiller au Parlement de Paris en 1579.
Novembre K'iii.
alTciire commencée auparavant. Sur cela, conlestation si l'on donncroit deux arroLs en mcsme temps ; et on dcllbùra s'il en seroit délibéré. Enfm, il passa à quatre voix près, qu'il en seroit délibéré. Et après, la matière estant mise en délibération , il fut ordonné que l'Information des vie et mœurs seroit faite. Ensuite de quoy, l'après-dinéc mesmc, MM. de Praslin, de Schomberg, de Bassompicrrc, de Liuncourt, et d'Alincourt, furent ouïs, par M. Dérivant, et le lendemain, il y eut arrcst, que M. de Lesdigières et M. de Crcquy, après luy, seroyent receus au serment de Duc et Pair '.
21 . Le Roy part de Fontainebleau, et va à Villcroy. La Reyne vient à Paris ^
2G. Déclaration de l'innocence de Monsieur le Prince vérifiée au Parlementa
Dcecnh».. Mardy 3 ou mécredy k. M. le colonel d'Or-
nano preste, entre les mains du Roy, le serment de
1 loij. Fontciiay-Marcuil, p. z,53. On trouve dans les Mémoires do Mole, p. tl29, les lettres de Jussieu au Roi relatives à la duché-pairie du maréchal de Lesdiguières et de M. de Créqui. Foy. aussi Merc fr. 1). 341.
2 Le Roi avait quitté Paris au mois de mai et il n'y revint qu'à cetle épofjue, lorsque la peste qui avait longtemps sévi dans la capitale eut complètement disparu.
2 Voy. Richelieu, p. 573, On trouve dans le Mernire français, p. 337, le texte de la déclaration du Roi sur la délivrance du Prince de Condé. Par cette déclaration datée de Fontainebleau le 9 novembre et vérifiée au Parlement le 20 du même mois, le Roi donne un témoignage public de l'inuoceuce du Prince de Condé, annule et supprime tous les édits, lettres, arrêts, etc., rendus contre lui, et le rétablit dans tous ses gouvernements, charges et dignités.
d' V UN \ l I. |) l»\V \ ])\ l.l. V. /lo7
Gouvcnieur do Monsieur, cl M. tic lilain ville cekiy i)e.o:ui,.r i.,io.
(le Maislre de la Garderol)bc, par luy aclicléc h
à M. le Comte de la Roclielbiicaut... — dont le Roy
luy en a donné... — et a augmenté de OOOO livres
la pension dudit sieur Comte, })our faire jusques à
m mil avec ce qu'il avoit déjà, et en estre payé par
l'orme d'entretcncment.
5. Chapitre tenu à Saint Germain, par les dixsept anciens chevaliers qui s'y trouvèrent, où il en fut nommé soixante-cinq sur le nombre de ceux qui le prétendoyent '.
8. M. de Cadenet preste le serment de maréchal de France à Saint-Germain ".
27. M. le comle de Soissons, tenant la serviette pour la bailler au Roy à son souper, Monsieur le Prince la voulut prendre ; et sur ce que M. le Comle la luy refusa, ils eurent quelques paroles. Monsieur le Prince luy ayant demandé s'il luy vouloit disputer son rang, il répondit que non, qu'il le reconnoissoit sur son aisné , mais qu'il savoit bien faire sa charge. Monsieur le Prince ayant répondu, que feu M. le Comte ne luy avoit jamais disputé la serviette, il répondit, qu'il l'avoit fait par civilité, mais qu'il n'y estoit point obligé. Monsieur le Prince luy ayant
' Le Mercure français^ t. vi, année MDCXX, p. 1 et siiiv., donne dos détails trL's-intérossants sur cette promotion de chevaliers du Saint- Esprit, qni fnt la quinzième depuis la création de l'ordre par Henri JII le ol décembre 1578. Le Mercure donne les noms et qualités des nouveaux chevaliers au nombre de 59 laïcs et cinq associés ecclésiastiques, ce (lui ferait soixante-quatre au lieu de soixante-cinq.
- Voy. Fontenay-Marenil, p. 450; Pontcharti'ain, p. 29^.
/l58 JOURNAL I INÉDIT
Dc.r.ni.rc ]f,i:.. dit qu'll estoit uii eiifaiit, il répondit qu'il avoit assez d'âge pour savoir bien conserver les honneurs de sa charge. Sur ces entrefaites, Monsieur le Prince parloit quelquefois à l'oreille du Roy, et Monsieur le Coujte garda toujours la serviette, avec une contenance fort assurée. Enfin, on envoya quérir Monsieur, auquel Monsieur le Comte bailla la serviette. Monsieur le Prince estant allé chez luy, M. de Guise l'y alla trouver et luy dit, qu'il ne faloit point traitter cette affaire comme une querelle, mais demander raison à Madame la Comtesse du tort que l\lonsieur son fils luy avoit fait. M. de Montmorency l'alla donc trouver pour ce sujet, et lui parla comme Monsieur le Comte estant encore sous sa charge. Elle répondit, qu'il y avoit déjà assez longtemps qu'elle avoit jugé Monsieur le Comte- capable de se conduire, et qu'elle s' estoit déchargée de ce soin, particulièrement pour ce qui estoit de sa charge ; et qu'en ce qui s'estoit passé, il avoit tant eu de raison, qu'elle ne pouvoit qu'elle n'approuvast ce qu'il avoit fait. Que pour ce qui estoit de luy. Monsieur le Prince ne pouvoit choisir personne qu'elle estimast ni honorast davantage. — M. de Montmorency répondit toujours en tels termes, qu'il témoigna à Madame la Comtesse, qu'il ne vouloit point porter des paroles qui pussent aigrir l'affaire, au heu de l'adoucir '.