INTRODUCTION XXVII
à table, veille sur leur instruclion, les conduit voir les personnages illustres ouïes spectacles qu'il veut fixer dans leur mémoire, et rêve, pour eux, une existence consacrée à Dieu et au travail, comme l'a été la sienne I
Car il a toujours fait passer avant le reste ses devoirs religieux, et, chose digne de remarque, loin d'y avoir trouvé un obstacle à la réalisation de ses projets d'avenir, y a puisé, même sous Louis XV, un supplément de considération! Tant il est vrai que l'indépendance et la fermeté du caractère, simplement déployées, en imposent à tous ! Car il le dit, et nous l'en croyons sans peine, il était peut-être le ■ seul habitué des Cabinets qui se confessât : « Je tâchais, écrit-il en 1747, d'arranger tout cela ensemble, c'est-à-dire de faire la cour à mon maître, parce que cela convenait à mon état, sans, dans le fond, approuver son dérangement, mais aussi convenant que, dans le désordre, cela me paraissait aussi bien arrangé que cela pouvait être, de sorte que je tâchais de me prêter convenablement sans me corrompre, ce qui est fort délicat ! »
S'il lui arrivait d'être l'objet d'une plaisanterie au sujet de ses pratiques pieuses, il répondait d'un ton assuré, et la conversation tournait à sa gloire. Sa religion n'offrait, d'ailleurs, rien d'exagéré, et, s'il y mettait tout son cœur, il n'y apportait, du moins, aucune ostentation. Il possédait, d'ailleurs, l'art de tirer parti de la raillerie. On le vit bien en 1755, le jour de la mort du prince de Dombes, quand, revenu ducamp d'Aymeries et n'ayant point eu le temps d'aller chez lui revêtir un habit de deuil, il emprunta celui d'un ami, et ne craignit point de paraître, ainsi habillé, à la Cour. Des quo-
3» Louis-Charles-Frédéric-François, né en 1769 ;
.4° Charles-Maurice-Guillaume, né en mi, qui fut général au service de la Bavière ;
5» Gustave-Maximilien-Just, né en 1773, archevêque de Rouen en 1820, Grand Aumônier de France en 1821, pair de France en 1822, cardinal en 1825 ;
6° Amédée, né en 1777.