‹ Journal inédit, 1718-1784Chapitre 52 sur 59 · XXX INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXX INTRODUCTION

Pays froids (1785) (1), elle troisième impririK' àCalaiset relatif à la découverte des frères Montgolfier (2), on chercherait vainement, croyons-nous, des travaux imprimés dus à la plume de M. de Croy.

Quant aux ouvrages demeurés manuscrits, le plus important paraît être une Histoire naturelle à laquelle il travailla de 176(J à 1776, et qui comprenait neuf volumes in folio. C'est, dit-il, « un abrégé de tout ce que renferme le globe, avec tout ce qu'on peut dire sur l'origine et les causes de tout, et faisant voir quel est le juste milieu des connaissances humaines. » L'œuvre tenait autant de la philosophie et de la religion que de la science, car l'auteur s'ell'orçait d'y démontrer l'accord du système du globe avec le dogme.

L'élaboration de cette œuvre considérable lui avait procuré l'amitié de savants distingués : Valmont de Bomare, dont on le voit suivre assidûment le cours d'Histoire naturelle, les chimistes Macquer et Bezout, qui proclament et approuvent la hardiesse de ses idées, et Baume avec lequel il analyse les terres des environs de Chàtillon et celles de l'Hermitage. 11 assiste aux expériences de Lavoisier sur le diamant et en fait lui-même sur la dureté des pierres, en s'en procurant chez les premiers joailliers de Paris. Il est devenu si versé en chimie, que les fonctionnaires de la manufacture de Sèvres s'étonnent de voir ce grand seigneur parler, comme un professionnel, de la fabrication des porcelaines. Ses connaissances techniques ne surprennent pas moins l'artificier Torré, qui a été chargé d'organiser les feux, pendant les fêtes du mariage de Marie -Antoinette, et avec lequel il n'eût point manqué cette occasion de s'entretenir.

(1) Voici le titre de cet ouvrage : Maisons <les pai/s froids, ou dislribiilion de maisons propre à garantir des froids rigoureux de l'hiver... Paris, 178o, in-4°. — La France litte'raire de Quéraril l'intitule inexactement : Maisons des Pays-Bas.

(•2^ Nous n'en pouvons donner le titre, ne le connaissant que parce qu'en dit M. de Croy dans un passage de son Journal relatif à la découverte des ballons.

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