COPIE DE LA LETTAE DE M. LE COLONEL AU EOT
• Sire,
» Lorsque la calumnie et le crédit de mes ennemis ont eu le pouvoir de me fère commander par Vostre Majesté de quicter la charge dont vous m'aviez honoré auprez de Monseigneur vostre frère, et mesme vostre présence, j'ay incontinent obéy. Mais quand leur violence les a portez jusques à arracher de vostre bouche des paroUes de cholère contre mon innocence, et un commandement de me retirer au Pont Sainct-Esprit, que je ne pouvois exécuter sans me confesser coupable, j'ay très humblement supplié Vostre Majesté, ainsy que je fais encores, de m'en vouloir dispenser; et de considérer, s'il luy plaist, que sy dans vostre cour, et depuis n'en estant qu'à vingt lieues, on a bien peu vous desguiser sy malicieusement la vérité de mes actions, il n'y a point d'accusation que je ne deusse craindre lorsque je serois comme relégué en l'une des extrémitez de vostre royaume. Sire, bien que mes ancestres ayent eu le bonheur de se rendre assez recommendables à la France par leurs services, j'atribue toutesfois principallement à leur inviolable fidellité le grand nombre d'honneurs et de charges importantes qu'ilz ont reçeus des roys vos prédécesseurs, sçachant qu'ilz
D'ARNAOLD l>'ANDILLy, 481
n*ont jamais eu tant de soin de leur fortune ny de leur vye, comme de se garentir non seullement de blasme , mais du moindre soubçon. Geste mesme passion envers mon Roy m'estant héréditaire, et ne trouvant rien de diflScile pour en rendre preuve à Vostre Majesté, j'ay mieux aymé, affin d' ester tout subject à mes ennemis de continuer leurs calumnies, me résoudre à perdre ma liberté dans une prison, que me retirer en des places dont Tassiette leur fourniroit des prétextes de donner continuellement des deffiences de moy à Vostre Majesté. Ainsy je ne résiste à leurs persécutions que par les respectz et la souffrance, qui sont les seuUes armes dont je me sers contre eux, puisqu'ilz se servent de vostre authorité, que je révère mille fois plus en effect qu'ils ne le font en apparence. J'espère de vostre bonté. Sire, que malgré leurs artifices vous aurez maintenant agréable qu'en abandonnant tout le reste, je conserve au moins mon honneur, qui m'est incomparablement plus cher que ma vye, et attens de vostre justice qu'aprez que vous aurez récognu la sincérité de mes intentions et la fidellité de mes services, Vostre Majesté me redonnera bientost la place qu'on m'a voulu fère perdre en l'honneur de ses bonnes grâces , lesquelles je m'efforceray tousjours de mériter par les plus passionnez debvoirs que vous puisse rendre, vostre très humble, très obéissant et trèsfidelle subject et serviteur.
d'Ornano.
De Paris, ce 3 Juin 1C24.
A82 iOURNAI. IN^PIT
Le Roy, au retour de la messe, ayant esté chez la Reyne-mère, où le marquis de la Viéville se trouva, dit au sortir de là au comm(issai)re le Bercbe, qui luy demanda s'il luy avoit pieu de voir la lettre de Monsieur le Colonel ? qu'il Tavoit veue. Et le Bercbe luy demandant s'il luy pkisoit de luy rendre res^ ponse? le Roy dit que non, et qu'il luy dist seulle* ment qu'il vouloit obéissance. Et le Berche luy ayant demandé s'il luy avoit pieu de considérer les raisons de Monsieur le Colonel? Il respondit : « J'ay toutveu; dictes'luy seullementque je veux obéissance. > Et incontinent (?) aprez, ayant rencontré le Berche, il luy dit les mesmes choses, et luy commanda de s'en aller.
Le mardy 4 juin(162/i). Le dit exempt revint à trois heures asprès midy trouver Monsieur le Colonel, et luy dit que les vingt- quatre heures estant passées, il venoit sçavoir s'il n'avoit point changé de résolution. — Monsieur le Colonel respondit que non, d'autant que sa fidélité et son honneur l'obUgeoient à préférer une prison exempte de tous soubçons, à la liberté qu'il auroit ailleurs subjecte aux calumnies de ses ennemis. — Ce que ledit exempt luy dit qu'il feroit entendre au Roy ; et néantmoins fit comme la première fois. — M. le mydlord des Hayes, comte de Carlie, ambassadeur extraordinaire d'Angleterre touchant le mariage, arrive à Compiègne fort acompagné, et eut audience le lendemain, en laquelle il mit le genoul en terre devant Madame, mais non devant les Reynes.
Mécredy 5 juin (1624). Monsieur l'archevesque
d'ainauld d'andilly. 483
de Tours vient trouver Monsieur le Colonel sur les dix heures ou dix heures et demie du matin, luy dit qu'ayant appris à Compiègne le jour précédent les refus qu'il avoit faictz d'obéir au commandement du Roy, d'aller au Sainct-Esprit, et en estant trèsaffligé, comme son amy, à cause de l'extresme faulte qu'il faisoit en cela, il estoit monté en carrosse à l'heure mesme, sans en parler à personne (M, de Tours recogneu depuis qu'il avoit parlé au Roy auparavant que de venir, et est aisé de juger par ses discours que le Roy l'avoit envoyé) ; et le venoit trouver pour le conjurer de changer de résolution. Sur cela, estant entrez dans le cabinet de Monsieur le Colonel, ils y demeurèrent environ trois quartz d'heures ; et là, M. de Tours ayant dit à Monsieur le Colonel tout ce qu'il se peust imaginer pour luy persuader d'aller au Sainct-Esprit, tant s'en fault qu'il y peust rien gangner, qu'au contraire il trouva qu'il 6*affermissoit tousjours de plus en plus. — Après, M. de Tours estant allé parler à M"'* la marquise de Montlord, et Monsieur le Colonel entendre la messe qui se dit chez luy, comme le prestre avoit quasy achevé, l'exempt entra avec quatre archers ayant leurs casacques et leurs carabines et pistolletz. Monsieur le Colonel, qui prioit Dieu fort attentivement dans la chapelle , n'apercevant rien de cela, M. de Chaudebonne le luy feit dire ; et aussytost Monsieur le Colonel se leva, sortit de la chapelle, et vint à l'exempt, qui luy dit qu'il luy avoit desjà faict divers commandemens de la part du Roy de se retirer au
liSb JOURNAL INÉDIT
Sainct-Esprit ; que maintenant il iuy en apportoit un, dernier et absolu, ou bien un autre qui estoit de le suivre à la Bastille. — Monsieur le Colonel, avec visage non seullement constant, mais guay, respondit: Que quant au premier des deux commandemens qu'il Iuy apportoit, il ne le pouvoit exécuter^ pour les raisons qu'il avoit desjà tant de fois représentées, et mesmes escriptes au Roy ; mais que pour le second, il y obéissoit de tout son cœur. Et en disant cela, alla embrasser l'exempt, puis Iuy dit, en se retournant vers l'autel : Je vous jure sur mon salut, devant Dieu que voilà, que je n'ay jamais receu nouvelle avec davantage de joye. Maintenant je ne crains plus les calumnies de mes ennemis; je suis en la protection du Roy, auquel, malgré tous leurs artifices, je tesmoigneray ma fidellité aux despens de ma liberté. — Et comme l'exempt le pressoit de vouloir aller au Sainct-Esprit, il Iuy respondit en haussant sa voix : Je remetz de trèsbon cœur ma fortune et ma vye entre les mains du Roy ; il en peult disposer absolument. Mais quant à mon honneur, il n'y a homme vivant soubz le ciel qui y ayt puissance. — Et l'exempt Iuy représentant ensuitte qu'il Iuy seroit beaucoup plus advantageux d'aller au Sainct Esprit, il Iuy respondit qu'il estoit le seul gentilhomme de France qui ne se pouvoit passer des bonnes grâces du Roy ; que les autres pouvoient vivre chez eux sans le Roy , de ce que Dieu leur avoit donné de bien. Que quant à Iuy, pouvant jurer avec vérité que M. le mareschal d'Or-
d'abnauld d'andilly. 485
nano ne luy ayant laissé vaillant au monde que onze cents livres de rente, il luy estoit impossible , outre la passion naturelle qu'il avoit au service du Roy, de se passer de ses bonnes grâces. Que ses ennemis les luy vouloient fère perdre en Tesloignant de luy pour luy rendre aprez ses actions suspectes; mais qu'il les vouloit conserver malgré eux en remettant entre ses mains sa vye et sa liberté dans un lieu où ilz n'auroient plus l'advantage de le pouvoir calumnier. — Aprez cela, l'exempt l'ayant pressé et repressé par plusieurs fois de choisir plustost le Pont 3ainct- Esprit que la Bastille, et voyant qu'il ne le pouvoit fère changer de résollution, il luy dit : Monsieur, quand vous plaira-t-il donc d'aller à la Bastille ? — Il respondit : Présentement ; et pour vous monstrer que vous ne me surprenez point, mon petit pacquet est tout prést sur la table de mon cabinet ; car il y a trois jours que j'attendois cecy avec impatience. Et en mesme temps commanda que l'on mit les chevaux à son carrosse. Mais quelqu'un qui se trouva là ayant dit à l'exempt qu'il vaudroit mieux n'aller qu' aprez disner, à cause qu'il estoit plus de midy, et que l'on alloit porter la viande, il dit à Monsieur le Colonel qu'il valloit mieux qu'il disnast avant que de partir. — Monsieur le Colonel respondit que cela estant indifférend, il le vouloit bien. Et incontinent il fut trouver Madame la Marquise, et luy dire qu'elle ne se devoit point affliger, puisqu'il avoit ce qu'il avoit désiré. Elle se comporta en cela avec un très grand courage. Puis il
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vint disner, et en disnant beut à Texempt à la santé du Roy, et le pria de luy dire que sMl luy bailloit la Bastille pour punition de n'avoir pas exécuté le commandement d'aller au Sainct-Espritj il la recevoit de bon cœur pour telle, sçachant que le Roy est le maistre et qu'il pouvoit fère ce qu'il luy plaist Que sy au contraire il la luy bailloit pour protection contre les calumnies de ses ennemis, il là recevoit comme une très grande grâce, et espéroit d'avoir un jour plus de part que jamais aux bonnes grâces de Sa Majesté, à laquelle il le supplioit aussy de dire que, soit qu'il demeurast dix heures, ou dix jours, ou dix mois, ou dix ans dans la Bastille, il la supplioit très humblement de croire qu'il seroit aussy prest au sortir de là, d'aller sacrifier sa vye pour son service, que sy elle luy donnoit maintenant là charge de Connestable. — 11 dit aussy à l'exempt en disnant, qu'il luy donnoit sa foy et sa parolle, que quand on laisseroit les portes de la Bastille ouvertes, il n'en sortiroit jamais que le Roy ne l'en tirast, et qu'il désavouoit pour ses amis tous ceux qui parleroient pour sa liberté , ne la voulant attendre que du Roy seul, et de la cognoissance que le temps luy donneroit de sa fldelHté. Après, il se mit à parler en riant de diverses choses, et l'exempt l'ayant encor fort pressé aprez disner d'aller plustost au Sainct-Esprit qu'à la Bastille, et luy ayant mesmô dit qu'il luy donnoit encor vingt-quati'e heures pour y penser. Monsieur le Colonel respondit qu'il ne falloit pas différer davantage, et qu'il luy tordoit desjà d'y
D*ARNADLD d'ANDILLY. 487
estre. Et ainsy disant adieu à MaSame la Marquise il s'en alla acompagné seullement d'un des siens nommé Clermont, et fit mettre l'exempt à la poi^ tière auprez de luy avec im visage et une constance au delà de toutes paroUes. M, de Chaudebonne se mit dans le carrosse et l'acompagna jusques à la Bastille, à la porte de laquelle, et encor après qu'il fut dedans, l'exempt le pressa derechef avec grande instance d'en sortir pour aller au Sainct-Esprit , et luy dit qu'il luy donnoit encore vingt-quatre heures pour y penser, ce qu'il refusa. Incontinent aprez M. de Luxembourg le vint voir, et le lendemain, jour de la Feste-Dieu, comme il estoit prest de se confesser pour communier, M. de Luxembourg estant revenu, le pria de ne le pas fère jusques à ce qu'il eust eu ordre de la Cour ; ce qui fascha Monsieur le Colonel. Et depuis ayant eu ordre de la Cour de le resserrer , et ne laisser parler personne k luy, il le mit dans la chambre de Monsieur le Prince, et ne le laissa plus promener sur les tours. Mais M. de Luxembourg estant incontinent aprez allé à la Cour, il en rapporta ordre de luy laisser entendre la messe tous les jours, de le laisser confesser et communier quand il voudroit, de le laisser promener deux fois le jour, et de luy bailler encor un page et un lacquais.
Le sieur de Boislouet , exempt susdit, estant retourné le soir mesme à Compiégne , le M. de la Vieville luy fit dire qu'il y avoit mille livres à gangner pour luy s'il le vouloit voir avant que voir le Roy,
(iSS JOURNU INÉDIT D'ARBNAULD D*ANDILLÎ.
Mais il n'en voulut rien fère et alla trouver M, du Hallier, duquel il avoit receu le commandement, lequel le niena chez Sa Majesté ; et bien gue le Roy fust couché, il entra, tira son rideau, et luy présenta Boislouet sans avoir voulu auparavant sçavoirdeluy ce qui s'estoit passé. Boislouet conta tout au Roy en fort homme de bien ; et quand il luy dit les injures de Galeteau , le Roy tesmoigna grand mescontentem^t, et se mordit le doigt. »
FIN DE L*APPBNDICB.
Pages Janvier. — Mort de M. d'Attichy. — Dollé, intendant. — Barbin, intendant de la maison de la Reine. — Duel de MM. d*Ouailly et Maignemt contre Bouteville et Chantemerie. — Duel de M. du Pesché contre M. d'Erouville. — Mort de Cavart. — Mariage du marquis de Sablé avec M"* de Souvré. — Retraite du duc de Nevers. — Enlèvement de M. de Vertau.
— MM. de Luxembourg et Barrin. — M. le Prince va à Châteauroux. •— Rappel du duc d^Epemon. — Duel de MM. de Bours-Montmorency et Bucan contre BiM. de ReAige et Desbordes-Videncey. — M. du Maine s'éloigne. — Duel de MM. des Marests et de Sainte-More contre le marquis de Rouillac
et Saint^Vincent — Départ de M. de Bouillon . 1
Fbvribr. —MM. de Ventadour et de Boisdse envoyés vers M. le Prince. — Départ de M. de Longuevillo. — Arrestation de M. de Vendôme. — Le maréchal d'Ancre va à Amiens. — Duel de M. de Miraumont contre M. de Nausé. — Cadenet envoyé en Champagne. — Retour de MM. de Ventadour et de Boissise. -r Le comte de la Roche piis .à la Bastille. — M. de Nevers s'empare de Mézières. — Évasion de M. de Vendôme.
— Lettres de M. le Prince à la Reine et au Pariemeni .... Q
Mars. — M. de Thou va vers M. le Prince 8
Avril. — M. le Prince dépôcbe à M. de Roban, ^ Les Princes
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Pages, à Soissons. — On traite avec M. le Prince. — Mort du Connétable 8
(jy avril à septembre^ lacune dans le JoumaL)
Sbptbmbbb. — M. le Prince revient vers le Roi 0
OcTOBEB. — Le Roi va au Parlement — États-Généraux* ... 10
Novembre. — Affaire de l'enlèvement d'un prisonnier par le duc d'Epemon. 11
DÉCEMBRE. — Conseil de la direction changé. — Brouille de M"* de Longueville et du duc de Nevers. — Brouille de M. de Villeroy et du maréchal d'Ancre» — Chambre ardente. — La paulette. — Mort du maréchal de la Chastre, remplacé par M. de Roquelaure 15
Janvier. -^ Remontrantes du Pariement sur l'article fr du cahier du Tienk^tat ^ Ah-èt du Conseil à ce sujet. — La paulette. -^ Discussion sur l'art, l*'. — Brouille du cardinal de Sourdis et de M. le Prince. — Duel du marquis de la Force avec M. de Grammont. — Réclamations de l'ambassadeur d'Angleterre contre le cardinal du Perron. — État des finances. — Propositions d'Amàuld l'intendant. — Violences exercées envers M. de Riberpré. — M. de Puisieux chargé des deniers du taillon. — Amboise enlevé à Monsieur le Prince. — Suppression du 1*' article. — Jugement d'une prise faite sur les Espagnols ps^ Barre et Fleury, capitidnes français. — Duel de Livarrot et Auvilars contre la Ferté et la Tr^re. — Le clergé récuse la juridiction du Parlement. — L'Évêque d'Angers et le Chancelier « . . ; . 23
FÉVRIER. — Violences de M. de Bonnevàl envers M. de Chavaille. — Bonnevàl condamné à mort. — Affaire de Marsillac et de Rochefort. — Conduite de Monsieur te Prince enyét& le Parlement et la Reine. — Plaintes du député Digoine. — Excuses de M« le Prtoee. — DétibéHOloiis ctoi Étata. —
TABLB DES MATIÉRBS. A9i
Pages.
Brouille de M. de Souvré et de M* de Laynes. — Clôture des
États. — Séance royale. * 43
BfARS. — M. de Luynes a le goureniasieiit d*Amboise. — Dëli-* bérations du Parlement et du Conseil sur la paulette. •— Les trois Ordres au Louvre. — Mort de la reine Marguerite. -* Soumission de M. de Vendôme. . . . * • 59
Avril. — Réconciliation du ma^éebal d'Ancre avec M. de Longueville et M. de Vîlleroy. — Duel de M. de Bressieux et de M. de la Valette. — Duel du vicomte de Rabat et de M. de Longnac. — Discussion au Conseil sur les finances ; discours d'Amauld. — Le Parlement mandé au Louvre. — Remontrances. - Querelle d'étiquette au sujet de la queue du manteau royal. — M. de Caudale, premier gentilhomme de la Chambre. — Soumission de Monsieur le Prince. 66
Mai. — Duel de M. de Losières et de M. de Madaillan. ~- Surséance à la révocation de la paulette. ~ Départ de Monsieur le Prince pour Valéry. — Remontrances du Pariement sur les désordres de FÉtat. •*- Discussions entre le Parlement et le Conseil. — Paroles de la Reine.— Arrêt du Parlement cassé. 73
Juin. — Délibérations du I^arlemeut au sujet de l'arrêt cassé.
— Règlement du Coûseîl. — M. le Prince à Saint-Maur. -^ Violences de M. de Canisy. — Querelle d'étiquette entee
M"* de Longueville et la duchesse de Guise 81
Juillet. — M. de ViUeroy député vers M. le Prince. — Prétentions de celui-ci. — Le Roi fait tirer douze cent mille livres de la Bastille. — Conférences des Princes. — Assassinat de M. de Prouville par Marianna. — Rupture des Princes avec la Cour.
— Pontchartrain envoyé vers Monsieur le Prince 88
Août. — M. de Longueville se retire à Amiens. — Duel de MM. de Montmorency et de Portes contre MM. de Retz et de Vitry. — Le maréchal d'Ancre va â Amiens. — Le Parlement mandé au Louvre au sujet du départ du Roi pour son mariage. — Mesures pour la sûreté de Paris pendant l'abseUce du Roi. — M. de Chevry nommé intendant des finances. — Ordre au président le Jay d'accompagner le Roi. — Manifeste de Monsieur le Prince. — Le maréchal de Boisdauphin chargé de commandement général de l'armée. — > Lte Conseil délibère
&92 TABLB DBS IIATIÈAfiS*
Pages.
8UP la guerre. ^ Le Parlement délibère sur le danger du départ du RoL — BL de Loménie fils a la survivance de la charge de son père. — Départ de la Reine-mère et du Roi.— Arrestation du président le J&y. — Remontrances du Parlement — Détails sur le voyage du RoL — Administration des affaires pendant l'absence du Roi. — Arrestation du sieur de Foraise, agent de Monsieur le Prince. ^3
Septeiub. — Nouvelles du Toyage du Roi et de la marche de son armée. ^ Ass^nblée de Grenoble. — Déclaration du Roi contre Monsieur le Prince. ^ Délibérations du Parlement. . 112
OcTOBRB. — Affaires entre les armées du Roi et celles de M. le Prince. —Mariage du Roi à fiurgos et de Madame à Bordeaux.
— Prise deClermont par le maréchal d'Ancre. — Passage de Bony par l'armée de M. le Prince. — Conduite du maréchal
de Boisdauphin iid
NovEMiiRB. — Échange de Madame et de l'Infante. — Nouvelles de la guerre. — Le Roi et la jeune Reine font leur entrée à Bordeaux. — Marche des armées. 126
DÉCEMBRE. — M. de Guise , lieutenant général des armées du Roi. — Duel de M. de Montglat et de M. de Vitry. — M. de la Roche-Guyon, grand louvetier. — M. de Rheims, cardinal.
— L'armée de Monsieur le Prince à Oleron 129
Janvier. — Affaires entre l'armée du Roi et celle des Princes.
— Départ des députés de l'Assemblée de Mîmçs. — Le Roi arrive à Poitiers. — M. de Caudale se déclare de la Religion.
— La Conférence de Loudun est décidée, — Disgrâce du conunandeur de Sillery, de MM. de Lorme et de Guron. — La Cour arrive à Tours.— Accident dans la chambre du Conseil. 133
FÉVRIER. — M. de Vendôme se prononce pour Monsieur le Prince. •
— Brouille entre M. de Vendôme et le marquis deCœuvres. — Noms des députés à la Conférence de Loudun. — Mort do
TABLE DBS MATIÈRES* ft9â
Pages.
Montalte, médecin <lelaReino-mère, et de M. Flenrance, précepteur du Roi 137
Mars. — Affaire près de Château-Thierry, entre IL de Vitry et M. de Novion. — Nouvelles de la Conférence. «- Retour de la maréchale d*Ancre à Paris. — Démêlés du marquis de Cœuvres avec les habitants de Crespy. — Nouvelles de Tarmée et de la Conférence. — Retour du maréchal d'Ancre à Paris. — Le marquis de Bonnivet mis & la Bastille. — M. de la Vieuville achète de M. de Plainville la charge de capitaine des gardes.
— Mortde M. DoUé 142
Avril. — Rigueurs de M. d*Êpemon en Limousin. — Mort de M. de Beaumont. — M. de Béthune envoyé en Italie. ~ Départ du maréchal d'Ancre. — Appel de M. de Vitry par le comte de la Suze. — Mort de M. de la Boulaye. — Les sceaux retirés au chancelier • . 153
Mai. ^ Paix signée & Loudun. — Retour de la Reino-mëre à Paris. — Arrivée du Roi et de la Reine dans la capitale. — M. du Vair garde des sceaux. — Les Princes viennent trouver le Roi à Paris. — M. Barbin nommé contrôleur général, le président Jeannin surintendant, et M. de Castille intendant des finances. 162
Juin. — Évasion de M. de Mareil. — Appel de M. de Montbazon par le baron d'Anneval. — Le sieur de Beau veau, condamné à mort, tiré de prison par commandement du Roi. ^ Remontrances du Parlement. ^ Préséance contestée au garde des sceaux par le Parlement— M. Mangot nommé secrétaire d'État contre la volonté de M. de Villeroy. — Soulèvement contre le maréchal d'Ancre.— Le comte d'Auvergne sort de la Bastille. 168
Juillet.— Exécution de deux palefreniers du maréchal d'Ancre.
— Retour de quelques-uns des Princes. . . • • 180
Août. — Arrivée de l'ambassadeur d'Angleterre au sujet du mariage de M"* Chrétienne. — Réorganisation des Conseils du Gouvernement. — Reddition de Péronne à M. de Longueville.
— Démêlés entre Monsieur le Prince et le maréchal d'Ancre.
— Ce dernier se retire à Caen. — Inimitié de M. de Guise et du maréchal d'Ancre. — La Reine-mère veut rétablir l'autorité du Roi 183
ft91| TABLB DES MàTIÈHPS.
Pages.
Septbmbki. — Arreitation de Ifonùeur le Pnnce ; détails à ce gujet. —Départ de MM. du Maine, de BouiUoii et de la Trémouille. ~ M. de Vendôme se sauve.— M. de Guise et M. de JoinTÎUe font rejoindre les princes à Soissons. — D^art de M. le président le Jay. — Pillage de la maison du maréchal d'Ancre. — MM. de Thémines et de Bfontigny nommés maréchaux de France. — Conduite de M. de Sully. — Mariage de M^ de Soissons avec M. de Longueyille. — Le Roi va au Paiv lement faire Térifier la déclaration contre les Princes absents.
— M. le comte d'Auvergne nommé général de l'armée du Roi. «- Duel de M. de Brantes et de M. de Ryonne. ^ On envoie vers les princes pour traiter avec eux. — Conduite de M. de Nevers. — Reddition de Chinon. — Retour de MM* de Guise et de Joinville — Mort de M. de la Chastaigneraye. — M. de Guise va à Soissons et obtient l'accommodement des princes. 19&
Octobre. — Retour du maréchal d'Ancre.— Il se réconcilie avec M. de Guise.— Brouille entre M. d'Épemon et les Rocbellois.
— M. de Luynes grand fauconnier. — Le maréchal d'Ancre fait dresser des lettres d'érection de son marquisat en duchépairie. — Mort de M. de la Chevalerie. — Maladie grave du
Roi. — M. de Lesdiguières va secourir le duc de Savoie. . • 317
Novembre. — Changements dans les Conseils du Gouvernement. — Exécution de Boursier, accusé d'avoir voulu tuer la Reinemère. — M. de Lussay envoyé pour favoriser le passage du duc de Nemours en Savoie. — L'entrée de Reims refusée & M"* de Nevers — M. de Nevers fait piller la maison de Si appartenant à M. de la Vieuville. — Bompar assassiné par Cusac. — M. de Blerancourt, gouvsmeur de Péronne, Montdidier et Roye. — Duel du duc de Rohanneis et de M. de la Frezeliëre. — Le Roi exige que M. de Nevers rende justice à M. de la Vieuville. — Résistance opiniâtre de M. de Nevers.
— Examen de cette affaire au Conseil d'État. — Les sceaux sont retirés à M. du Vair et donnés à IL Mangot. — M. de Luçon est nommé secrétaire d'Etat à la place de M. Mangot.
— Le maréchal d'Ancre part pour Rouen où il va tenir les Etats. — Le Roi danse son premier ballet. — MM. de Nevers
et de Bouillon se fortifient S35
DÉCEMBRE. — Retour du maréchal d'Ancre. — Le gouvernement de la Bastille enlevé à IL de Thonines; sa conduite à ce sujet, r— Mauvais état des finances. — ^ Projets du Roi pour jr pouiw
TABIB DES MiTIÈRBS. A95
Pages, voir.— Oppetition de la GoUr des Aides.— Disœara du garde
des sceaux et du président Chevalier. — Sainte -Menebould repris à Bl. de Mevers. — Le gouvernement en est donné à M. de Fossez. — M. de Schomberg envoyé en amlMissade extraordinaire en AUemagne. • • • S44
jANvnA. — Mort de la flUe du maréchal d* Ancre. — Duel de M. de la Courbe avec M. de la Beyne» — Le marquis de Cœuvres refuse de payer l'impôt & Laon ; ajournement personnel contre lui. — Manifeste de M. du Mayne. — Réponse du Roi faite par M. de Luçon. — Déclaration contre M. de Nevers. — M* de Rohan arrive à la cour. M. de Thémines va commander en Champagne. — Réconciliation deLuynes avec la Reine-mère et le maréchal d'Ancre, t— Les Princes à Soissons. 357
FÉvRiBiu •— Le comte d'Auvergne va coomiander en quelques provinces. — Le maréchal d'Ancre va en Normandie. -r- Affaire entre les troupes de M. de Candale et celles de M. de Ven^ dôme. — M"« de Vienne enlevée par Saveuse. — Déclaration contre MM. de Vendôme, du Mayne, de Bouillon. — M. de JoinviUe, grand Chambdlan. — M. de Guise va à Ch&teau^ Thierry* — Conventions entre MM. de Thémines et de Praslin*
— Prise de Cufy et de Vousy par le maréchal de Montigny. . fi61
Mars. — Vincenze, secrétaire du maréchal d'Ancre, fait prisonnier» — La Grange, secrétaire de Monsieur le Prince, mis au Châtelet. — Siège de Richecour. — Les Princes se séparent. —Confiscation de leurs biens.— Prise d'Antrin et de Clamecy.
— Le prince de Château-Porcien et le marquis de Gallerande faits prisonniers. — Armée du comte d'Auvergne. — M. de Richelieu, maréchal de camp. — Siège de Saint-Pierre-le-Moustier. — Disgrâce de Mi de Fiesque. — Nouvelles des armées.
— M. de Nemours arrive à la cour. — M. de Rohan vient à Paris. — Prise de Pierrefonds. — M. le maréchal d'Ancre revient à Paris, — Prise de Château-Porcien 266
Avril. — Soissons Investi. — Le maréchal d'Ancre va en Normandie. — Prise de Rethel. — Calomnie contre la Reine im-
/i96 TABLB DES IIÀTIÈAB6.
Pages, putée par le btron dlJxeUes an duc de Betlegarde. * Retour et assâBstnat du maréchal d'Ancre.^ Mauvais traiteinents envers la Reinemère. — M. de Vitry, maréchal de France. — ^Arrestatko de la maréchale d'Ancre. -* Mauvais traitements eiiveis son fils. ^ Disgr&ce de Mangôt, de Tévêque de Luçon, arrestation de Barbin. — Rappel de M. de Villeroy ; Jeannin, surintendant des finances ; du Vair, garde des Sceaux; le Chancelier, chef du Conseil ; M. de Maupeou, contrôleur général des finances. — Faveur de BL de Luynes. ^ Mariage du duc de Longueville avec Bl"* de Soissons. 276
Mai. -^ Départ de la Reine-mtîre pour Blois. — Condamnation de du Travail. — Retour des Princes. — Mort du président de Thou. — M. Déageant, intendant des finances. — Retour du comte d'Auvergne. — Assassinat de M. d'Orvilliers Vialart.
— M. de Vitry, reçu conseiller au Parlement. — L'Assemblée de la Rochelle se sépare. — Madame la Princesse entre à la Bastille.— Retour de M. de Guise.— Duel de M. de la Valette
avec IL de Schomberg 298
Juin. — BL de Luynes, conseiller au Parlement — Femme de Gliartres accusé d'avoir voulu tuer le Roi. — Différend entre MM. de Guise et de Nevers..— Arrivée de l'archevêque de Pise, Ambassadeur de Savoie. 306
Juillet. — Condamnation et exécution de la maréchale d'Ancre.
— Arrivée de M. de Montmorency et du prince de Sedan. — Livre des quatre ministres de Charenton ; ajournement personnel. •— Prise de Fougères par le baron de Guémadeuc — Il est mis à la Bastille. — Prise de Verceil par dom Pedro de Tolède 308
AocT. — M. de Modène envoyé vers la Reine-mère. — L'évêché de Lisieux donné au garde des Sceaux.— Déclaration touchant les Clinquants. — Don de la confiscation de la maréchale d'Ancre à M. de Luynes. — Complot pour tirer Monsieur le Prince de la Bastille. 312
Septembre. — Paix de Savoie. — Arrivée du général des Capucins. — Mort du maréchal de Montigny. — Le maréchal de Vitry, gouverneur du Berry. — Mariage du duc de Luynes avec M^^ de Montbazon.— Mort de M. de Refuge. —Monsieur le Prince conduit à Vincennes. — Condamnation et exécution
TABLE DBS MATIÈRES. &97
Pages de Geniers. — Démarches de M. de Sutly pour rentrer aux finances. — Le marquis de Cœuvres, ambassadeur à Rome. — Exécution de Guémadeuc 314
Octobre. — Convocation de TAssemblée des notables à Rouen. — Le Roi veut supprimer la vente des gouvernements. — M. de Modène envoyé à Rlois. — Mort d'Arnauld Tintendant. 320
Novembre. — M. d'Epemon revient à Paris. — Départ du Roi pour Rouen. — Amauld d'Andilly y suit la Cour. — Conduite de M. de Luynes en arrivant à Rouen. — fl est chargé d'ouvrir les Ëtats en sa qualité de lieutenant-général au gouvernement de Normandie, —Plan de l'Assemblée. — Discours de M. de Luynes. — Arrivée du Roi à Rouen 320
Décembre. — Ouverture de l'Assemblée des Notables. — Conventions entre la Noblesse et les officiers des Parlements. — Liste des membres de l'Assemblée et tableau de leurs positions respectives. — Travaux de l'Assemblée. — ^Mort de M. de Villeroy. — Madame la Princesse accouche d'un enfant mort-né ; l'évoque de Paris refuse de lui faire des obsèques. — Le cardinal du Perron présente au Roi le cahier des délibérations de l'Assemblée. — Clôture de ladite Assemblée. -^ Départ et retour du Roi. 327
Janvier. — Retour du Roi à Paris. — Les Cours souveraines vont le féliciter. — Discussions sur la paulette. — Sa révocation. — M. de Modène va en Piémont. — Remontrances du Roi au Parlement. — M. de Candale se refait catholique. — M. de Cadenet va trouver la Reine-mère à Blois. — M. de Cussé nommé évêque de Nantes. — Le Roi congédie les membres de l'Assemblée de Rouen 34/t
FÉVRIER. — Exil de MM. de Richelieu et de Pont-Courlay. —
&98 TABLE DES MATIÈREB.
Pages. M. de RusceRay frappé par le marquis de Rouillac; détails
sur cette affaire. — M. de Roissy envoyé vers la Reine-mère.
^ Rétablissement du collège des Jésuites à Paris. — Mort
du prince d*Orange. — M. le colonel d*Ornano part pour
Orange à ce sujet 348
Mais. — M. de Marsillac envoyé vers le prince Maurice devenu prince d*Orange. — Mariage du comte de Brissac avec M"* de Schomberg. — M. de Montbazon arrange l'affaire de M. de Saveuse au sujet de Tenlèvement de M"* de Vienne. -- Querelle du marquis deMarigny et du chevalier de Vendôme.
— Incendie du Palais-de-Justice. — Mort de M"* de Nevers.
— Procès entre M. et M"* de Caudale. — M. de Courtenay- Blaineau mis à la Bastille. — BL do la Trémoille arrive à la Cour. — Le duc de Sully va siéger à la Chambre de l'Edit.
— Boisguérin accusé d'avoir voulu assassiner le Roi. — M. de Boumonville remplacé à la Bastille par M. de Launay.
— M. de Montmorency arrive à la Cour. — Procès de Barbin ; lettres de la Reine-mère 352
Avril. — Barbin mis à la Bastille avec MM. de Boumonville, de la Ferté, TEvesque, la Rose et le sergent Lisy. — L'évèque de Paris promu au cardinalat. — Le résident du duc de Florence reçoit Tordre de quitter la France. — Exil de révèque de Luçon. — Remontrances du Parlement au sujet de la paulette. — Prêtre de Caen accusé d'avoir voulu tuer le Roi. — Affaire de M. de Vaillac et de M. du Vair; duel à ce sujet. — M. de Sully quitte la Cour. — Plaintes des ducs et pairs contre le garde des sceaux ; question de préséance. — Querelle entre M. d'Epemon et le garde des sceaux. ~~ Les maréchaux de France réclament la préséance sur les ducs et pairs. — Le gouvernement de Monsieur enlevé à M. de Brèves H donné au comte de Lude. — M. d'Epemon exilé à Metz. 359
Mai. — M. des Portes-Baudouin, seigneur de Souspire, intendant des finances à la place de M. Déageant; M. Bardeau, secrétaire du Conseil à la place de M. des Portes-Baudouin. — Duel de MM. de Quinsay et de Maussy. — Le comte d'Auvergne revient à la Cour. — Le duc de Rhetelois nommé gouverneur de Champagne. — M. de Mayenne, gouverneur
Pages, de Guyenne ; M. de Luynes, gouverneur de riIe-de-France ;
M. le colonel d'Ornano, lieutenant-général en Normandie. —
Député de Lyon frappé par M. de Sain^CIlaumont. — Les
frères de Slty , arrêtés. — Le colonel d'Ornano va à Blois. —
Le poète Durand, arrêté 372
JoiN. — Le duc de Nemours présente à la Cour M ^ d'Aumale, sa femme. — Reddition de Verceil. — Le Roi va à^Lésigny. — Incendie au port au Foin 374
Juillet. — Marsillac et Lesec mis à la Bastille. — Le Roi va à Saint-Cermain. — Durand et François de Sity, roués ; André de Sity, pendu. — M. Ribier, conseiller d*Etat. — Edit sur les propositions soumises aux Etats<jénéraux et à l'Assemblée de Rouen • . . . 375
AooT. — Mort de M. de Boucart, remplacé par M. de Brantes. * Décret du Grand<Ionseil contre M. de Persan. — Disgrâce de MM. de Ruscellay, de Sardiny, de Jouy, de Montpouillan. — Fôte de Saint-Louis célébrée pour la première fois. — Arrêt du Grand-Conseil contre Barbin et ses coaccusés 376
Septembre. — Mort du cardinal du Perron; le cardinal de la Rochefoucauld, grand aumônier, à sa place. — M"« la Princesse accouche de deux enfants morts. — Voyage du Roi. — Le P^reAmoux envoyé à Blois; lettre du Roi à la Reinemère. — M. de Luynes achète la Fère à M. de Vendôme. . . 379
Octobre. — Le Roi va à Soissons. — M. de Montmorency va en Languedoc. — Suite du voyage du Roi. — M. de Longueville revient à la Cour. — Retour du Roi. — M. de Modène envoyé à Blois. — Disgrâce de Fiesque, de Bautru, de BouUanger, du père Crochart. — Comédie de la Reine. — MM. de Béthune et de Modène vont au devant du princecardinal de Savoie. — Disgrâce de la comtesse de Moret. . . 381
Novembre. — Arrivée du cardinal de Savoie ; il demande la main de M"* Chrétienne pour le prince de Piémont. — Le Roi le mène à Saint-Germain. ^ Le colonel d'Ornano
Pages, va en Normandie prendre possession de sa charge de lieutenant-général; discours qu'il prononce à cette occasion. — M» du Fargis envoyé en Espagne. — M. de Cadenet va à Blois et à Amboise. — M. de Vaudémont arrive à Paris avec le Prince son fils» ^ 383
DÉCEMBRE. — Les Espagnols de la Maison de la Reine sont congédiés. Maladie de la Reine. — Disgrâce de M. Déageant et de M. de Lassé. — M"* de Luynes, surintendante de la maison de la Reine; M*"* du Vemet, dame d*atours. — Querelle du comte de Soissons et du prince de Vaudémont. — M. de Vaudémont retourne en Lorraine. 389
Janvier. — M. de Cadenet nommé ministre à la place de M. Déageant. — M. du Fargis revient d'Espagne. — Le contrat de mariage de Madame Chrétienne avec le prince de Piémont est signé. — Mort de la duchesse d'Angoulème. — Mariage du duc d'Elbœuf avec M"* de Vendôme. — Mort de la princesse d'Orange. ^ M. d'Épemon part de Metz sans congé du Roi pour aller délivrer la Reine-mère 394
FÉVRIER. — M. de Guise part pour aller poursuivre les pirates d'Alger. — Arrivée du prince de Piémont. — Mariage de Madame Chrétienne. ^Différend entre le duc de Mayenne et le maréchal de Roquelaure. — Évasion de la Reine-mère du château de Blois. — Elle arrive à Angoulême. — Correspondance entre le Roi et la Reine-mère. * Le Roi mande M. de Guise. — Le maréchal de Vitry revenu à la Cour est congédié par le Roi. — M. de la Chesnaye envoyé par te Roi vers M. de Bouillon ; réponse de celui-ci 398
Mars. — Le Roi commande à M. de Luçon d'aller trouver la Reine-mère. — M. de Luçon part d'Avignon ; il est arrêté à Vienne, conduitii Lyon, rerais en liberté par M. d'Alincourt
Pages, et repart pour Augoulême. — Le Père Suffren se rend auprès
de la Reinennère. — Le prince cardinal de Savoie retourne en Piémont. — Offres du Roi à M. de Saint-Luc. — Disgrâce du comte de la Roche-Guyon. — Mécontentements du Parlement. — Séance royale au Parlement. — Édits des petits sceaux et de revente de quelques domaines. ^ MM. de Béthune et de Bérulle envoyés vers la Reine-mère. — Lettre de la Reine-mère apportée par M. Villiers Saint-Genest. — Duel du jeune Villequier avec le jeune Bouteville. — M. de Blainville ambassadeur en Lorraine. — Maladie de Monsieur le Prince ; le Roi lui renvoie son épée. — Le Roi envoie vers M. de Sully qui résiste aux avances de la Rèine-mère. . . . ^07
Avril. — Reddition de Boulogne aux armes du H^. — Retour à la Cour du maréchal de Vitry. — M. de la Trémoille revient de Sedan, où il avait épousé M"* de Bouillon. — Le cardinal de la Rochefoucauld envoyé vers la Reine-mère. — Prise de l'abbaye d*Uzerche par M. de Schomberg. — Le comte de Boullay, ambassadeur du duc de Lorraine ; il est nommé colonel des Vallons. — M. de la Valette désarme les habitants de Metz. — M. de Brantes, capitaine des chcvau-légers du Roi à la place de M. de la Curée. — M. de Traisnel , envoyé comme ambassadeur extraordinaire en Angleterre 415
Mai. — Départ du Roi pour Orléans. — Mort de la maréchale de Fervaques. — La Reine-mère accepte les propositions de paix. — M. de Nevers diargé du commandement en Champagne. *— Traité d'Angoulême entre le Roi et la Reine-mère. — M. de Marousan envoyé à Angoulême. — Le Roi va à Blois et à Amboise. — Succès de M. Nevers — Licenciement de de l'armée du Roi. — Le Roi va à Tours. — Le comt» de Brennes envoyé par la Reine-mère vers le Roi ; son insolence envers M. de Luynes. Û19
Juin. — M. de la Chesnaye envoyé à Angoulême. —La Reinemère désavoue M. de Brennes; cabale de M. de Russelay. — Le prince de Piémont va à Angoulême. — L'Ambassadeur d'Angleterre va à la Cour à Tours. — Retour du Marquis de Traisnel. —M. de Mayenne vient trouver le Roi à Tours avec la noblesse de Guyenne. — La Reine-mère se démet du gouvernement de Normandie en échange de celui d'Anjou. -^
Pa^es.
Mutations dans le Gouvernement des p.laces d'Anjou. — > Le marquis de Mosny, mécontent de la Reine-mère, se rend à la Cour •....., 426
Juillet. — Mort de Gallati, colonel du régiment des Suisses ; nominations dans ce corps à la demande de M. de Bassompierre. — Le comte Henry, frère du prince d'Orange, vient trouver le Roi à Amboise. ~ M. de Richelieu est tué en duel par le marquis de Thémines. — M. de Russelay mécontent de la Reine-mère et de M. de Luçon arrive à la Cour. — -M. de Montbazon envoyé vers la Reine-mère pour la prier de revenir auprès du Roi. — M. de Vendôme, général de Tarmée envoyée pour prendre Concameau.— Disgrâce de M. Déageant; il se retire en Dsophiné , . . . . h^i
Août. — M. de Gadenet achète la comté de Maillé. — M. do Longueville reçoit le gouvernement de Normandie ; M. de Luynes, celui de Picardie ; M. de Montbazon, celui de Tlle-de- France; M. de Gadenet est nommé lieutenant-général en Normandie. — Prise de Concarneau par les capitaines la Besne et la Gourbe. — Mort de M. de Ghambret — MM. de Praslin et de SaintrGéran sont nommés maréchaux de France. — Maladie de Monsieur. — Naissance d'Anne-Geneviève de Bourbon (la duchesse de Longueville) . — La Reine-mère part d'Angoulème pour venir à la Gour ; cadeaux qu'elle fait au duc d'Épemon et à ceux qui l'ont assistée. ^ Duché-pairie de M. de Luynes et de M. de Lesdiguières ; discussions à ce sujet au Parlement. . . ^ hhO
Septembre. — M. de Schomberg est nommé surintendant des finances ; il prend Arnauld d'Andilly en qualité de premier commis. — Entrevue du Roi et de la Reine-mère à Gouzières. — Suite du voyage du Roi et de la Reine-mère. — Assemblée des Réformés à Loudun. — États de Bretagne. — Mort du comte du Lude. — Le colonel d'Ornano le remplace 4A6
Octobre. — Le Roi va à Gompiègne. — Les députés de l'Assemblée de Loudun se rendent auprès du Roi, — Le Roi va à GhantiUy.^ Mise en liberté de M. le Prince; il va trouver le Roi à Ghantilly 451
Pages.
Novembre. — Suite du voyage du Roi. — M. de Luynes fait
le serment de duc et pair ; détails sur la séance du Parlement à ce sujet. — Déclaration de l'innocence de Monsieur le Prince - 453
DÉCEMBRE. — M. deBUdnville achète de M. de la Rochefoucauld la chaiige de Maître de la garde-4t>be. — Promotion de chevaliers du Saint-Esprit. — M. de Gadenetest nommé maréchal de France. — Différend entre Monsieur le Prince et le comte de Soissons au sujet de la serviette du Roi. — M. de Nemours fait appeler M. de Guise 456
Pin DR LA TABLE DRS MATIERE.^.
Paris. — Typographie A. Wittcrshcim, 8, rue Montirioi'ency.